
CONAKRY- A moins d’un mois des élections législatives du 24 septembre, certains partis politiques engagés dans la course souffre déjà d’un manque des moyens financiers, a appris Africaguinee.com. C’est du moins ce qui nous laisse entendre, Dr Saliou Bella Diallo, porte-parole de la mouvance présidentielle qui a jugé insuffisante la subvention de 3 milliards de francs guinéens annoncée par la CENI.
Selon Dr Diallo, son parti AFIA, une formation politique alliée à la mouvance présidentielle ; est confronté à un sérieux problème de financement pour l’exécution de son programme d’activités politiques, planifiées depuis longtemps.«Activités qui ne trouvent pas tous leurs financements, puisque le problème des moyens se pose partout au niveau des différents candidats. Aujourd’hui, les trois quart des partis engagés n’ont pas les moyens de leur politique », a-t-il déclaré.
Ce jeudi ,la commission électorale nationale indépendante (CENI) a convié, les partis concernés par les élections autour, notamment, de la subvention électorale, estimée à 3 milliards de francs guinéens.
« A ce que je sache, jusqu’à preuve de contraire, c’est le même montant qui sera reparti entre 32 partis politiques. Et au sein de ces participations, il y a des partis qui n’ont qu’une candidature uninominale ou bien un peu moins de cinq candidatures uninominales. Donc, répartir trois milliards dont le nombre des participations est entre trente et quarante, vous comprendrez qu’aucun parti ne peut avoir 100 millions. Et 100 millions de francs guinéens actuellement, ça ne vaut pas le millième du quinzième des partis politiques pour être au top pour faire une campagne digne de ce nom. C’est faire semblant, mais ça ne peut pas suffire », répond le politicien.
« Alors, ça c’est de la blague », estime Dr. Diallo. Normalement, ajoute-t-il, « c’est d’abord l’Etat, en dehors de l’élection qui doit financer les partis politiques. Ensuite, pendant les élections, l’Etat et la CENI doivent financer les partis politiques. Ce, pour tenter de venir en aide aux partis, puisque, c’est au sein des partis politiques que vous avez des cerveaux capables de transformer ce pays », a indiqué Dr Saliou Bella Diallo.
Au total, 32 formations politiques vont participer à ces élections législatives pour le choix des 114 députés qui doivent siéger au sein de ce parlement. La mouvance présidentielle et l’opposition veulent gagner chacune la majorité pour contrôler le pouvoir législatif.
Nous y reviendrons.
Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 29-Aug-2013 à 20:09:46  Partager:   :  |