
CONAKRY- Les hommes en robe noir menacent de boycotter de participer à toute consultation politique notamment les législatives du 24 septembre, si certaines conditions ne sont pas remplis, a appris Africaguinée.com d’une source proche du dossier.
Selon Kéléfa Sall, président de l’association des magistrats, ces conditions sont entre autres : « la mise en application du statut particulier des magistrats et le fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature ».
Parlant de la durée du préavis, le magistrat précise que ‘’ si nos revendications ne sont pas prises en charge jusqu’au 20 décembre, l’enseigne est communiqué à tous les magistrats de ce pays de ne pas participer à ces élections ».
Cette menace a été rendue publique ce mardi à la cour d’Appel de Conakry, lors d’une assemblée générale. Assemblée au cours de laquelle, il a été question de faire le compte rendu de plaidoyer, suite à l’adoption des deux lois auprès des autorités judiciaires notamment le premier président de la cour suprême et le ministre d’Etat chargé de la justice et garde des sceaux.
Ce, explique le juriste, « c’est pour l’application du statut de la magistrature sur le volet salarial et le volet institutionnel ».
Kéléfa Sall a déclaré que suite à l’échec de ‘’ce’’ plaidoyer, « l’assemblée générale à l’unanimité, a décidé de lier notre participation à une quelconque consultation populaire en Guinée, à la satisfaction de certaines conditions qu’une commission a été instituée pour définir ».
La sortie décisive des magistrats guinéens intervient quatre jours seulement, après le lancement de la campagne électorale pour les élections législatives du 24 septembre.
Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 28-Aug-2013 à 09:03:08  Partager:   :  |