[IMG1]Les gendarmes ont pris le relais des policiers pour réguler la circulation à Conakry, aux carrefours et autres ronds points de la ville. En dépit d'un calme apparent dans la ville, les militaires continuent de traquer les policiers dont plus d'une centaine ont déjà été arrêtés et conduits au camp Alpha Yaya Diallo, la plus grande garnison du pays et au Bataillon autonome de la sécurité présidentielle (BASP).
La Direction de la Police judiciaire (DPJ) a, pour sa part, fait transférer "en lieux sûrs" tous ses matériels, pour éviter, indique- t-on, qu'ils soient emportés par des militaires, accusés d'avoir mis à sac plusieurs services de Police où des ordinateurs et beaucoup de documents auraient été subtilisés.
La DPJ, qui a libéré, ce mercredi, une dizaine de détenus emprisonnés dans ses locaux, précise que "ce sont de petits malfrats, mais les présumés criminels sont encore sous les verrous", a déclaré à la PANA une source policière.
"Nous ne nous reprochons rien, dans la mesure où certains de nos collègues ont été tués, blessés et frappés avant d'être emmenés (...) Nous ne voulons pas être surpris comme ce fut le cas de certains de nos camarades", a ajouté la source.
Cinq policiers ont été tués, mardi, lors d'un affrontement avec les militaires qui ont pris d'assaut la Compagnie mobile d'intervention et de sécurité (CMIS), tandis que des dizaines de blessés ont été conduits dans des structures sanitaires.
L'affrontement entre militaires et policiers fait suite à la grève déclenché, lundi, par la Police, pour réclamer de meilleures conditions de vie, des élévations de grades et la libération de certains de leurs collègues, emprisonnés pour "trafic de drogues".
Africaguinee.com
Source:PANAPRESS |
  Rubrique: Politique  date: 19-Jun-2008 à 01:33:24  Partager:   :  |