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Pourquoi les Russes ont peur des immigrés?





MOSCOU-La majorité des Russes a deux grandes peurs : la "colonisation de la Russie par d'autres ethnies" et le "déclin de la culture, de l'éducation et de la science". C’est du moins ce que montre le récent sondage du Centre panrusse d'étude de l'opinion publique (VTsIOM) intitulé "Classement des menaces nationales en 2013". Quelles sont les conséquences de cet état de fait ? L'étude ne le montre pas clairement. Mais on découvre que les menaces venant de l'espace effraient davantage les Russes que le fascisme.

Les envahisseurs

Chaque année le VTsIOM interroge les Russes pour savoir ce qu'ils considèrent comme une menace pour le pays. Les personnes interrogées doivent réagir par des réponses variant de "tout à fait plausible" à "pratiquement impossible" aux propositions du centre - les risques d'attentat, les dangers venant de l'espace, l'épuisement des ressources pétrogazières, une révolution orange, la famine, le déclin de la culture, etc.

D'après le classement des menaces nationales en 2013, les Russes voient l'avenir d'un œil optimiste, dans l’ensemble. Ils ne craignent pas la guerre : moins de 11% des personnes interrogées croient à la possibilité d'une confrontation avec un ennemi extérieur - les USA ou un pays voisin. Seulement 13% pensent qu'une guerre civile est possible.

13% également estiment plausible une révolution en Russie, comme en Ukraine ou en Géorgie, mais 53% ont coché la case "pratiquement impossible" pour répondre à cette question.

Le risque de division du pays en Etats indépendants se réduit au minimum chez les personnes sondées – seulement 9% ont répondu qu’ils trouvaient cette éventualité "tout à fait plausible".

En 2005 34% des personnes interrogées le craignaient.

Malgré les efforts de la presse pour effrayer la population, seulement 17% des Russes sont effrayés par les épidémies massives. Même les menaces émanant de l'espace leurs parlent plus : 19% des Russes craignent un danger venant du ciel. En 2005 la moitié avait répondu "pratiquement impossible", alors qu'en 2013 les sceptiques ne sont plus qu'un tiers.

Mais quels risques préoccupent le plus les Russes ? Une catastrophe écologique (28% pensent que c'est "tout à fait plausible"), des attentats contre les sites d'infrastructure importants (28%), l'épuisement des ressources pétrogazières (25%) et la baisse significative du niveau de vie (22%). Par ailleurs, les craintes matérielles sont plus grandes que l'an dernier – seulement 17% des participants au sondage étaient préoccupés par leur niveau de vie à l'époque.

Les Russes sont aujourd'hui bien plus nombreux à penser que la division au sommet du pouvoir est possible – 24% le craignent contre 17% l'an dernier.

Les étrangers malpolis

Tous ces problèmes passent au second plan à côté des deux plus grandes menaces. 35% des Russes pensent que le risque le plus plausible est la "colonisation de la Russie par d'autres ethnies". Il serait logique de supposer que la deuxième plus grande menace soit "l'extinction de la population russe en raison d'une faible natalité". Mais ce sujet n'effraie plus les Russes autant qu'auparavant : seulement 23% s’en disent préoccupés. En revanche, le "déclin de la culture, de l'éducation et de la science" inquiète 33% des Russes interrogés.

En d'autres termes, un tiers des personnes interrogées sur trois estime que la culture et l’éducation russes sont un immense problème. Et une personne sur trois craint également que des étrangers prennent la place de la population autochtone, qui a perdu ses traditions culturelles.

Le sondage n'indique pas quelles "autres ethnies" effraient les Russes : les ressortissants d'Asie centrale ? Les Caucasiens ? Les Chinois ? Mais cela ne semble pas avoir d'importance – en général les individus qui craignent la colonisation par d'autres ethnies ne sont pas très fort en ce qui concerne la question nationale. Le mot-clé, à leurs yeux, est "autre".

Les sociologues ne répondent pas non plus à la question de savoir quelle est la cause et les conséquences de cette impression d’un tiers des Russes. Est-ce le déclin culturel d'une société faible et perdant ses traditions qui provoque son remplacement ? Ou au contraire les Russes accusent-ils les "envahisseurs" de ne pas soutenir suffisamment leur culture et leur science ? Comme en hiver quand les Moscovites accusaient les immigrés du fait que la ville était enterrée sous la neige.

La peur par défaut

Récemment, le Centre des élaborations stratégiques a publié une recherche sociologique intitulée "Un équilibre électoral est-il possible ?".

Il montre qu'aujourd'hui la partie agressive de la société russe est principalement opposée au pouvoir en place : "rediriger l'agression" est donc nécessaire pour remettre cette frange de la société du côté des autorités. Autrement dit, il faut trouver un ennemi et lui faire porter le chapeau pour tous les malheurs du pays.

En général les Russes se tournent généralement vers les USA, les hauts fonctionnaires et les immigrés pour assurer cette "fonction". En dépit de l'aversion massive pour celle-ci, l'Amérique ne suffit pas en raison des possibilités limitées d'interaction directe entre les Russes et les représentants de ce pays.

Les hauts fonctionnaires sont un sujet bien plus approprié. Les chercheurs remarquent qu'aujourd'hui l'aversion pour les hauts fonctionnaires a évincé les émotions négatives envers les oligarques du milieu des affaires.

Mais le thème de l'immigration est traditionnellement infaillible, indépendamment de l'existence du problème en réalité. Par exemple, 49% de la population de Moscou et 53% des habitants de Saint-Pétersbourg ont pointé l'afflux d'immigrés comme un problème grave. D'autres villes russes, y compris supérieures à 1 million d'habitants, ont d'autres chats à fouetter – seulement 16% des habitants estiment que l'immigration est le principal problème.

Cependant, près de 65% des personnes interrogées en dehors de Moscou et de Saint-Pétersbourg se prononcent tout de même en faveur de mesures strictes pour restreindre l'afflux d'immigrés en Russie.

La majeure partie des Russes craint donc les immigrés par défaut. Par conséquent, les "autres ethnies" sont à leurs yeux aussi abstraites que la "culture" dont ils craignent tant le déclin.

Mais le plus intéressant, dans le classement des menaces nationales de 2013, est la dernière place de la réponse "l'arrivée des fascistes au pouvoir". 70% des personnes interrogées estiment ce risque comme "pratiquement nul" et seulement 6% pressentent que cela arrivera. Soit les Russes pensent que le fascisme est impossible en Russie soit il n'est plus aussi terrifiant qu'autrefois. Contrairement aux menaces venant de l'espace et au déclin de la culture.

RIA Novosti

  Rubrique: Diaspora Guinéenne  date: 25-Jul-2013 à 10:16:54  Partager:   :

 

 
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