[IMG1]Au moins quatre hauts responsables de la police guinéenne ont été "pris en otage" lundi à Conakry par des policiers réclamant notamment une promotion en grade et une augmentation de salaires, a-t-on appris auprès de policiers en colère.
Ces quatre responsables ont été "pris en otage" à la compagnie mobile d'intervention et de sécurité (Cmis), une unité d'élite de la police guinéenne, près du centre-ville, par des éléments de la police, selon les mêmes sources.
Il s'agit du directeur national des services de police, Sékou Mouhamed Bangoura, de son adjoint, Alpha Oumar Baldé, du directeur central de la police routière, Mohamed Lamine Soumah et du directeur de l'office central anti-drogue, Bakary Thermite Mara, ont précisé les mêmes sources.
"Tant que nos revendications ne sont pas satisfaites, nous ne les libérerons pas", a indiqué à l'AFP un des policiers en colère.
Parallèlement, les tirs en l'air des policiers, qui ont débuté lundi vers 11H00 locales (et GMT), visant à la satisfaction de leurs doléances, se poursuivaient dans l'après-midi à Conakry, selon plusieurs sources.
Ces tirs nourris, en provenance du siège de la Cmis, ont précédé lundi matin l'annonce d'une "grève" surprise des policiers guinéens pour réclamer une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Selon des policiers en colère, leurs revendications concernent plusieurs points portant notamment sur "une promotion en grade de tous les policiers guinéens, une augmentation des salaires et la formation des policiers guinéens".
Ce mouvement des policiers guinéens intervient après la satisfaction vendredi par le président guinéen, Lansana Conté, d'une promesse de promotion de tous les militaires guinéens entre les grades de caporal et d'adjudant-chef.
Ces promotions étaient une des revendications de militaires mutins qui exigeaient également le paiement d'arriérés de primes.
Un mouvement de colère de soldats guinéens, entamé le 26 mai, s'était transformé le 29 mai en mutinerie. Ces violences ont fait au moins trois morts et des dizaines de blessés à Conakry et Kindia (130 km à l'est de la capitale). La situation s'est calmée après le début du paiement des arriérés.
Africaguinee.com
Source:AFP
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  Rubrique: Politique  date: 16-Jun-2008 à 19:33:30  Partager:   :  |