
GENÈVE- Que faire pour éviter de nouvelles violations des droits de l'Homme dans le sud est de la Guinée?Alors que le calme est revenu à N'zérékoré après les violences inter-ethniques de ces derniers jours, les Nations Unies ont lancé vendredi un appel au gouvernement guinéen ainsi qu'aux forces de défense et de sécurité a appris Africaguinee.com.
"Nous saluons les efforts déployés par le gouvernement et les forces de défense et de sécurité pour rétablir le calme, tout en leur rappelant la nécessité de respecter les principes des droits humains pendant les opérations de maintien de l'ordre", a déclaré Rupert Colville, porte-parole de Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR).
Suite à ces violences, l'armée a été appelée en renfort pour ramener le calme et plusieurs auteurs présumés de ces violences ont été arrêtées selon le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara.Une délégation gouvernementale avec plusieurs officiers de l'armée dont le Colonel Claude Pivi, (ministre chargé de la sécurité présidentielle, Ndlr), s'est rendue à N'zérékoré.
Selon un dernier bilan provisoire, au moins 78 personnes ont péri lors de ces violences inter-ethniques dans le sud est de la Guinée.
Jeudi, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon avait exprimé sa "profonde préoccupation" avant de lancer un appel au calme.
Selon le comité international de la croix rouge (CICR), la situation humanitaire est toujours "sérieuse" à N'zérékoré où des centaines de blessés sont actuellement soignés dans l'hôpital régional de la ville.
Samedi, depuis Brazzaville, le président Alpha Condé a affirmé que ces violences sont une des conséquences de la guerre du Libéria dans les 90 avec une libre circulation des armes et des groupes armées qui sèment la terreur en Guinée, au Libéria et en Côte d'Ivoire.
Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 21-Jul-2013 à 14:29:13  Partager:   :  |