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Conférence de presse des syndicalistes guinéens à Genève: " Il faut souligner que les accords du 27


[IMG1]Les syndicalistes guinéens ont tenu une conférence de presse, jeudi après-midi, au palais des Nations Unies à Genève sur le dialogue social et la crise de gouvernance en Guinée. D’entrée de jeu, Hadja Rabiatou Sérah Diallo a souligné la non application des accords tripartites du 27 janvier 2007 en Guinée. « Avec les accords de 2007, ce qui peut soulager le peuple, nous n’avons pas obtenu satisfaction, c’est le cas des soins de santé, l’accès à l’eau potable, l’électricité. Aujourd’hui, vient s’ajouter la crise alimentaire. L’impunité, la corruption continuent en Guinée. Donc, les accords n’ont pas été respectés comme nous l’avons souhaité », a déploré la porte-parole de l’intercentrale syndicale.

Hadja Rabiatou Sérah Diallo a dénoncé l’échec de l’ex Premier ministre Lansana Kouyaté qui avait été nommé au lendemain des évènements de janvier 2007. « Dès le départ, nous avons envoyé une lettre au Premier ministre pour qu’il respecte le contenu de la feuille de route et qu’il utilise les forces du changement pour aboutir à l’objectif visé. Fort malheureusement, il y a eu beaucoup d’obstacles et le temps a donné raison à ceux qui ne veulent pas le changement à reprendre des forces. Les détournements se sont multipliés et le Guinéen a perdu sa dignité », a regretté la syndicaliste guinéenne.

Concernant la participation guinéenne à la conférence de l’Organisation Internationale du Travail(OIT), Hadja Rabiatou Sérah Diallo a dénoncé le double jeu du ministre des affaires étrangères(Ndlr: Maître Abdoul Kabèlè Camara) au sujet du patronat guinéen qui ternit l’image de la Guinée auprès de la communauté internationale. « Nous avons eu de la peine à venir assister à cette conférence de l’OIT. Le ministre des affaires étrangères, en ignorant les règles de l’OIT, a donné les pleins pouvoirs au patronat guinéen. Nous les syndicalistes, avons estimé qu’il (Ndlr: Mamadou Sylla) ne peut pas être chef de mission, car c’est le gouvernement qui doit conduire la délégation guinéenne. Ensuite, la délégation est tripartite ; donc on ne peut pas accorder les pleins pouvoirs uniquement au patronat. Après nos protestations, le ministre des affaires étrangères a annulé sa décision avec l’appui du Premier ministre(Ndlr: Lansana Kouyaté). Après le limogeage du Premier ministre, ils sont revenus (Ndlr:le gouvernement) sur leur décision et la lettre adressée au BIT était confuse puisqu’elle mettait deux titulaires pour le patronat(Ndlr: Elhadj Youssouf Diallo et Elhadj Mamadou Sylla). C’est dire donc que même au sein du gouvernement de consensus, il n’y avait plus d’entente, de confiance. Le Premier ministre était avec son groupe et le Président Conté avec le sien. Finalement, le BIT a rejeté les pleins pouvoirs de la Guinée. L’ambassadeur guinéen auprès des Nations Unies (Ndlr: Son excellence M. Mohamed Camara)a repris contact avec le ministre des affaires étrangères, mais suite au limogeage de Lansana Kouyaté, le ministre Kabèlè a signifié que c’est le second (Ndlr: Elhadj Mamadou Sylla) qui est titulaire ! »

Revenant sur la crise au sein de l’armée guinéenne, Hadja Rabiatou Sérah Diallo a déploré le manque de dialogue qui aurait pu épargner les populations civiles qui constituent les victimes directes de cette mutinerie. « Aujourd’hui, par manque de dialogue, nous avons connu une autre mutinerie au sein de l’armée. Nous avons même interpellé le ministre de la défense avant le début de la crise (Ndlr: le Général Bailo Diallo) pour lui demander quel est le rôle de l’armée dans un Etat de droit. On nous a juste répondu que ce qui s’est passé en 2006 et 2007 ne se répétera plus. Nous étions écœurés quand nous avons appris qu’au mois de juin encore, ce sont les pauvres qui ont été sanctionnés pour une revendication des militaires. Leurs revendications sont justes puisque nous avons un gouvernement qui ne respecte pas ses engagements. En 1996, l’armée a revendiqué sans que sa demande ne soit satisfaite. En 2006 et 2007, ils (Ndlr : les militaires) auraient dû nous soutenir comme le peuple. Mais au contraire, beaucoup de nos frères ont été abattus par des militaires », a regretté la porte-parole de l’inter centrale syndicale.

De son côté, Elhadj Abdoulaye Baldé de l'Union démocratique des travailleurs de Guinée(UDTG), a demandé l’aide de la communauté internationale pour soutenir le combat du peuple de Guinée contre la misère. « Nous demandons à la communauté internationale de nous soutenir pour venir à bout de la misère et de la corruption dans notre pays, à travers notamment l’aide des médias internationaux ». Sur la formation du nouveau gouvernement, il a souligné la position de l’inter centrale syndicale sur un éventuel retour des anciens ministres dans le gouvernement d’Ahmed Tidjane Souaré. « Nous avons dit au Premier ministre que s’il y a un ancien qui revient au gouvernement, nous n’allons plus collaborer avec lui. Aujourd’hui, il continue ses consultations mais il est confronté à la volonté des anciens ministres de revenir dans le nouveau gouvernement. Hier, on parlait de pauvreté, aujourd’hui c’est la misère. Car il y a des familles qui n’arrivent plus à trouver de quoi manger », a ajouté Elhadj Abdoulaye Baldé.

Les syndicalistes guinéens ont réitéré leur volonté d’œuvrer pour le dialogue social en Guinée, dont ils estiment incontournable pour sortir le pays de la crise actuelle.

Pour Docteur Ibrahima Fofana, les accords du 27 janvier ne peuvent pas résoudre tous les problèmes de la Guinée. « Il faut souligner que les accords du 27 janvier ne règlent pas tous les problèmes de la Guinée en matière de gouvernance. C’est un compromis que nous avons trouvé en 2007 ».

Le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée a insisté sur le besoin d’inclure tous les acteurs de la crise, y compris les partis politiques dans le processus de dialogue afin de trouver une issue heureuse à la crise qui paralyse le pays. « Nous pensons qu’il faut créer un nouveau cadre de dialogue plus large que le comité de suivi actuel, qui va inclure tous les acteurs y compris les partis politiques pour qu’on définisse un avenir politique pour le pays. Par exemple, pour la question de la révision de la loi fondamentale, les accords du 27 janvier n’ont rien prévu, il faut donc élargir le cadre du dialogue pour faire face à cette nécessité en impliquant les acteurs politiques, économiques, religieux. Actuellement, il faut donc innover. Aujourd’hui, seul le dialogue peut nous sortir de la crise en Guinée. Un dialogue inclusif qui va réunir tous les acteurs y compris ceux qui ne sont pas concernés par les accords du 27 janvier 2007 », a conclu Dr Ibrahima Fofana.

Rappelons que cette conférence de presse des syndicalistes guinéens a été organisée par l’Association des correspondants accrédités auprès des Nations Unies(ACANU), en marge de la 97ème session de l’assemblée générale de l’organisation internationale du travail(OIT) qui s'est tenue du 28 mai au 13 juin 2008 à Genève.

Mamadou Kaba Souaré
Directeur de Publication
D’Africaguinee.com








  Rubrique: Politique  date: 13-Jun-2008 à 16:07:15  Partager:   :

 

 
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