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Affaire 19 juillet : L’avocat du président Alpha Condé réplique face aux affirmations de la défense





CONAKRY- La troisième phase du procès des présumés auteurs de l’attaque du domicile du président Alpha Condé, le 19 juillet 2011, a commencé ce mercredi 3 juillet 2013, à la cour d’appel de Conakry. Maître Mory Doumbouya a énergiquement répliqué aux plaidoiries de la défense, a constaté sur place Africaguinee.com.

Dès l’entame de son intervention, l’avocat du Chef de l’Etat dans ce dossier, a fixé sa ligne de conduite en affirmant qu’après les opérations de pilonnage de la défense, il revient à la partie civile de faire le ratissage. ‘’Nous revenons aux opérations de ratissage puisque le mensonge, la haine, l’arrogance non plus, ne peuvent t être utilisés comme moyen de défense’’, a-t-il commencé.

Maître Doumbouya dit avoir relevé des dénominateurs communs, dans la plaidoirie des avocats de la défense : ‘’c’est la haine viscérale contre le Président de la République. On peut ne pas l’aimer, mais ses qualités sont hors de contestation. C’est une évidence. N’en déplaise à ceux qui sont mécontents de son statut. N’en déplaise à ceux soutiennent que l’attaque est une simulation’’, a-t-il dit d’une voix enragé.

Répondant toujours à la défense, il a balayé d’un revers de la main les arguments de ceux-ci, quand ils ont dit que le tribunal militaire n’existe pas en Guinée. ‘’Avant les évènements, ce tribunal existait et a existé. Ceux qui soutiennent le contraire, je les renvoie aux dispositions des articles 447 et suivant du code de Procédure Pénale et de l’article 518 du code pénal’’, précise maître Mory, avant de poursuivre : ‘’Les confrères de la défense ont tous soutenu avec fracs et détermination que dans cette affaire, tout est simulation, tout est théâtre. Mais je n’ai pas compris lorsqu’ils se sont apitoyés en ouvrant un chapitre entier sur la peine de mort’’, fustige-t-il.

Selon lui, le Ministère Public a estimé que certains accusés sont responsables des faits dont ils sont accusés, c’est pourquoi il a requis la peine de mort. toutefois dit-il, c’est la cour qui est souveraine pour dire si tel ou tel est coupable ou pas, a-t-il asséné.

Répliquant aux propos de maître Salifou Béavogui qui a dit que le commissaire Fabou Camara incarnerait le mal, maître Mory Doumbouya a estimé que cette affirmation est une simple opinion. ‘’Discutez d’opinion, ce serait tomber dans l’arbitraire’’, réplique-t-il. Poursuivant, il a martelé que ce n’est pas le commissaire Fabou qui était dans les feuillages de Kipé pour pilonner le domicile du président de la République. C’est dans ce même cadre que les avocats de la défense ont lynché tous ceux qui ont voulu mettre leur service à la cour pour la manifestation de la vérité, a enchainé maître Doumbouya pour qui, si le commissaire Fabou Camara continue de faire la ronde, c’est contre ceux qui veulent déstabiliser l’ordre constitutionnel.
Parlant des listes, il a laissé entendre que cette histoire de listes rouges et noires, c’est une invention pure et simple des accusés. ‘’On vous (la cour, ndlr) a donné quelle preuve de liste rouge et de liste noire ?’’, s’interroge-t-il, avant de déclarer que la défense a raconté des insanités sur le colonel Claude PIVI. Pour lui, contrairement à ce qu’on a soutenu de l’autre côté (allusion faite à la défense), ce soldat reste et restera toujours républicain.

Selon l’avocat de Pr Alpha Condé, dans la défense de leur clients, les avocats de la défense ont voulu spéculer sur une question en disant que le Président de la République savait lui-même qu’il allait être attaqué. ‘’ Evitons la confusion ! Il ne faut pas déformer les propos du président ! On a dit qu’il allait être attaqué entre l’aéroport et Kipé, ou bien entre l’aéroport et le palais Sékhoutouréya. Il n’a jamais été dit avec précision que le président allait être attaqué chez lui à Kipé. Il ne faut pas confondre les choses’’, a rétorqué maître Mory Doumbouya.

Dans un autre angle de son intervention, il dira que dans ce procès certains ont voulu régionaliser les débats en disant que ce procès est un règlement de comptes ethnique. Ils se sont focalisés sur les patronymes des accusés en posant la question pourquoi, il n’y a que des Diallo, Bah, Sow, Barry, Tall. Maitre Mory lance l’alerte : ‘’il faut qu’on cesse d’utiliser les patronymes des accusés. Ce sont de simples guinéens. Il ne faut pas infantiliser les débats pour tomber dans des banalités faciles’’, a-t-il interpelé.

A en croire à l’avocat d’Alpha Condé dans ce procès, la garde présidentielle a bien joué son rôle, parce que les assaillants lourdement armés ont été vite mis en déroute. ‘’Que l’on cesse de faire des affabulations et des spéculations !’’, s’exclamé t il.

Selon lui, la location des véhicules effectuée par Almamy Aguibou Diallo et compagnie, était dans le cadre préparatoire de l’attaque. ‘’Sinon pourquoi ces véhicules ont garés à Cosa après usage ?’’, s’interroge-t-il avant d’affirmer que le complot est une réalité, mais ‘’C’est le verdict qui déterminera les menteurs et les diseurs de vérité dans ce dossier. Si nous partie civile, on avait quelque chose à cacher dans ce dossier, on n’allait pas accepter la médiatisation des débats’’, laisse entendre maître Mory Doumbouya.

Répondant aux propos de maître Sylla de la défense qui a affirmé que AOB aurait été piégé, il a rétorqué en ces termes ‘’maître Sylla aurait mieux fait en acceptant de nous montrer le fabriquant d’AOB ! Comment le Commandant AOB a-t-il pu accepter de voir son ami (Amadou Diallo, ndlr) tomber sur les rails sans même chercher à savoir qui a tiré sur lui ? Tout cela est facile. On ne peut pas nous faire avaler des insanités de ce genre’’, martèle-t-il. D’après maître Mory, si le commandant AOB était le meilleur commando dont la Guinée dispose, il ne serait pas là.
Répliquant toujours à la plaidoirie de la défense, il a rappelé que certains avocats de la défense ont argué que lieutenant Amadou a été éliminé pour éviter qu’il dénonce les autres. Mais, s’est-il interrogé, pourquoi n’a-t-on pas éliminé Jean Guilavogui étant blessé sur les lieux ? ‘’L’heure de l’attaque ne nous intéresse plus, que ce soit 2h ou 3h, il faut relever que l’attaque a eu lieu. Personne ne peut le contester. Le problème de l’arrivée des renforts ne nous intéresse pas non plus. Renfort ou pas, le commandant suprême des armées est sorti indemne’’, a lancé lapidairement maître Doumbouya.

‘’Qu’on ne nous parle pas d’absence des faits de tentative d’assassinat en ce qui concerne le commandant AOB. Les faits sont suffisamment établis, le simple fait de se retrouver à Kipé à 3h du matin le prouve. Il croyait qu’il allait avoir en face de lui, des troupes qu’on peut amadouer, mais il a trouvé des hommes non manipulables’’, a-t-il enchainé. Répondant aux avocats qui ont affirmé qu’on veut sacrifier le commandant AOB dans cette affaire, maître Mory tempête : ‘’C’est un chasseur de pouvoir par les armes. C’est AOB qui veut se sacrifier lui-même’’, rétorque-t-il la voix enragée.

Par rapport à l’indemnisation du commandant AOB sollicité par la défense la réplique de l’avocat d’Alpha Condé est sans réserve ‘’Il a été demandé d’indemniser AOB à hauteur de 50 milliards, cette somme c’est pour intenter un nouveau coup d’Etat. Mais il ne les obtiendra jamais’’, assène-t-il.

Répondant aux interrogations soulevées par maitre Maky Touré par rapport au lieu d’entrainement des mercenaires, maître souligne qu’on n’a pas besoin d’entrainer des seigneurs de guerre rompus à la technique de manipulation des armes.

En ce qui concerne la plaidoirie de maître Alsény Aissata Diallo, l’avocat a estimé que cette plaidoirie n’a pas sa place devant une cour d’assises. ‘’Laissez ces questions là aux hommes politiques !’’, suggère-t-il à son confrère, avant de continuer : ‘’il a été dit ici que le pont 8novembre symboliserait la honte et la tyrannie. Quand on dit de telle chose, on doit l’assumer. Je ne peux pas comprendre que celui tient ces propos se positionne dans des somptueuses voitures, cigare à la bouche pour passer sur le pont 8 novembre’’, a rétorqué maître Mory.

‘’Vous n’avez pas la preuve que le général Kéléfa est l’architecte de cette affaire, je sais qu’à Porédaka, on ne va pas accuser les morts’’, lance-t-il à l’encontre de maitre Alsény Aissata tout en lui suggérant de retirer ses propos.

Se fondant sur les propos de cet avocat lors de sa plaidoirie, maitre e Mory soutient que Dame Fatou Badiar Diallo était bien introduite dans les milieux militaires. ‘’Son implication dans ce complot de déstabilisation ne surprend personne’’, ajoute l’avocat d’Alpha Condé.

S’agissant l’indemnisation de Jean Guilavogui pour la perte de sa main, il a invité le président de la cour de se poser les questions suivantes : ‘’Est-ce que c’est l’Etat qui a agressé Jean Guilavogui ou bien c’est Jean qui a agressé l’Etat ? Est-ce que c’est le Pr Alpha Condé qui a mis la grenade dans la main de Jean Guilavogui ou bien c’est un autre ? Est-ce que c’est Jean Guilavogui qui s’est soigné lui-même ou bien il a été soigné aux frais de l’Etat dans un hôpital militaire ? en répondant à ces question vous saurez si on peut indemniser Jean ou pas’’ suggère-t-il au président de la cour, Fodé Bangoura.

Répondant à un autre avocat de la défense, en l’occurrence maitre Abdoul Thiam, maître Mory Doumbouya a attesté que ce dernier a tenu des propos gravissimes quand il a dit : ‘’le président est complice de l’attaque contre sa maison. Est-ce qu’il peut donner les preuves de ses déclarations ? Je ne répondrais pas à ses inepties’’ déclare-t-il. Revenant sur les enregistrements sonores, il a rappelé que certains de ses confrères de la défense ont affirmé qu’ils peuvent changer de voix plus de cinq. En réponse à ça, maître indique que : ‘’Je ne savais pas qu’il y avait des perroquets dans le barreau guinéen. Je suis vraiment content qu’il y ait des perroquets au sein du barreau désormais’’, s’est-il marré.

Les audiences se poursuivront le vendredi prochain à partir de 9heures.

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
Tel : (00224) 664-935-132


  Rubrique: Dossier du Jour  date: 03-Jul-2013 à 22:50:40  Partager:   :

 

 
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