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Grande interview : Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla s'exprime...





CONAKRY- L’opposition va-t-elle définitivement céder par rapport au renvoi de l’opérateur Way Mark ? Existe-t-il des divergences au sein de l’opposition sur la façon dont le dialogue politique inter guinéen s’est déroulé ?

Dans un entretien exclusif qu’il a accordé à notre rédaction, le porte-parole de l’opposition dite républicaine, Aboubacar Sylla, a apporté des éléments de réponse à toutes ces questions et s’est aussi prononcé sur d’autres sujets liés à l’actualité nationale. Exclusif !

AFRICAGUINEE.COM : Le dialogue politique inter-guinéen est suspendu depuis le dimanche dernier. Selon vous qu’est-ce qu’on peut retenir de ces différentes rencontres entre les acteurs politiques et le gouvernement guinéen ?

ABOUBACAR SYLLA :
Oui, je pense que vous avez utilisé la bonne expression. Le dialogue est vraiment suspendu. Contrairement aux avis que j’entends dans les medias aujourd’hui et parfois même les avis exprimés par certains hommes politiques qui affirment que le dialogue est clos et qu’il est fini. Ce n’est pas du tout vrai. Le dialogue est suspendu, parce que des questions importantes demeurent encore non résolues. Des questions sur lesquelles il n’y a pas eu consensus. Ceci dit, il faut dire que le dialogue quelque soit son résultat, du fait même qu’il ait simplement existé, c’est déjà un acquis, une avancée significative. Car depuis deux ans et demi, nous cherchions à avoir un dialogue structuré avec le gouvernement et sa mouvance politique, cela a été impossible. Mais c’est seulement au prix de beaucoup de sacrifices, beaucoup de morts, de blessés, d’incarcérés et beaucoup de dégâts matériels, et c’est après que la communauté internationale ait été alertée et se soit impliquée fortement pour amener le gouvernement à accepter ce dialogue. Nous nous sommes retrouvés enfin autour d’une table pour discuter des questions liées à la gestion du processus électoral.

Comme vous le savez, nous avions quatre points inscrits à l’ordre du jour : nous en avons examinés trois, le quatrième point qui concerne le chronogramme des élections n’a pas encore été examiné. Sur les trois points précédents, nous avons obtenu un accord sur le vote des guinéens de l’étranger, puisque désormais, ils pourront voter sur le scrutin des listes nationales pour les élections législatives mais sur la base du fichier 2010. Sur les deux autres points, à savoir le fonctionnement interne de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui a eu pratiquement un consensus sur le dysfonctionnement de cette institution et sur la nécessité de la mise en œuvre des mesures de coercition pour que la CENI fonctionne dans le respect de la loi et de son propre règlement intérieur. Pour cela, nous sommes arrivés à ce que les recommandations dont la CENI serait destinataire soient rédigées et que d’autre part, un comité de veille soit mis en place. A l’intérieur de ce comité de veille, il y aura un magistrat de la cour suprême et des partis politiques pourront y participer pour veiller à l’application par la CENI de toutes les dispositions légales (la constitution, le code électorale mais aussi la loi 016 portant composition et fonctionnement de l’institution et également son règlement intérieur qui a été validé par la cour suprême).

Pour ce qui concerne le fichier électoral et le problème de l’opérateur technique way-mark, il faut dire que cette question est en suspens. Il n’y a encore aucun accord obtenu sur cette question importante qui est au cœur de la problématique des élections et qui est une question centrale en ce qui concerne nos revendications.
Donc, le fichier électoral ainsi que le problème de l’opérateur technique Way-mark, ont fait l’objet de proposition de la part de l’opposition républicaine. Mais ces propositions n’ont pas été acceptées par la mouvance présidentielle.Nous avons accepté sous conditions que le couple Way-mark-sabari technologie soit retenu comme opérateur pour la production du fichier électoral pour les élections législatives à venir. Mais nous avons demandé à ce que cela se limite simplement à la révision du fichier. Que Way-mark et Sabari ne soient pas associées à la gestion des résultats.Là, il n’y a pas de problèmes majeurs, puis ce qu’on a décidé que le comptage des résultats soit manuel. Ensuite, nous avons exigé que la mission du couple Way-mark-Sabari se limite aux élections législatives de cette année. Pour l’élection présidentielle de 2015, à laquelle on aura une révision des listes électorales, qu’on recrute un nouvel opérateur technique sur la base d’un cahier de charges convenu et consensuel. Ceci n’a pas été accepté par la mouvance présidentielle qui renvoi cette question à la future Assemblée Nationale. Nous avons également demandé à ce qu’il y ait deux experts désignés par l’opposition qui s’ajoutent aux experts de la CENI et ceux de la communauté internationale pour davantage encadrer le processus technique au niveau de la CENI, ceci a été accepté. Nous avons également demandé qu’on fasse en sorte que le fonctionnement de la CENI n’ait pas un impact sur le fichier électoral, d’autant plus que la CENI a décidé de dissoudre les Commissions Administratives de Révision des Listes Electorales (CARLE), alors que nous, nous avions donné des mots d’ordre de boycott à nos militants et sympathisants. Aujourd’hui, on veut nous amener à des élections sans nos électeurs. A ce niveau, nous avons exigé, dans le cas où nous acceptions que l’opérateur Way-mark continue les révisions, qu’on rouvre la période de révision des listes électorales sur la base des CARLE désignées selon la loi. Ce qui n’était pas le cas auparavant, c’est-à-dire, faire en sorte que les commissions administratives soient composées de tous les membres des partis politiques qui sont intéressés à aller aux élections législatives à venir. De faire en sorte qu’il y ait une période complémentaire de révision des listes électorales qui soit suffisante pour permettre à nos militants de se faire enrôler.
Là, nous sommes opposés à une réserve extrême de la mouvance présidentielle qui a annoncé ne pas vouloir donner son avis à cette question. Mais tant que l’impact de cette nouvelle opération n’est pas défini par rapport au chronogramme pour qu’on se rende compte si c’est une disposition qui est acceptable ou non. Ceci dit, nous avons chargé la CENI de nous faire dans le plus bref délai l’évaluation de la faisabilité technique de cette nouvelle révision et l’impact de cette opération sur le calendrier électoral.

C’est ce que nous attendons. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons décidé de suspendre les travaux du dialogue en attendant que cet exercice soit réalisé par la CENI et que la mouvance présidentielle se prononce afin qu’on sache s’il y a oui ou non, entente en ce qui concerne l’opérateur technique way-mark.

AFRICAGUINEE.COM : Malgré toutes les conditions que vous venez d’énumérez Monsieur Sylla, une partie des leaders de l’opposition et certains de vos militants à la base ne semblent pas être d’accord avec le maintien de Way-mark. Ne craignez-vous pas d’être désavoués ?

ABOUBACAR SYLLA :
Disons qu’il n’y a pas eu une bonne communication sur ce dialogue là. Parce que les personnes qui ont investi les médias pour en parler n’ont pas participé au dialogue. Des personnes qu’on a entendu parler par l’intermédiaire d’autres et qui se sont faites désigner et qui ne sont pas conformées parfois à la réalité.

Parce qu’au terme de cette première phase de ce premier round des discussions, il n’y a pas eu de procès verbal sanctionnant les travaux, il n’y a pas eu d’accords politiques, il n’y a pas eu même des minutes de débats de sorte qu’il fallait être dans la salle pour se faire une idée précise de ce qui est obtenu comme avantage et ce qui n’a pas été obtenu et qu’est-ce qui reste en suspens et qu’est-ce qui est résolu.

Je trouve que certaines personnes ont tout simplement appris que l’opposition a accepté que l’opérateur technique way-mark soit retenu pour la révision du fichier. Il ne s’agit pas du tout de cela. Nous n’avons pas une frustration particulière sur la société way-mark ou sabari. Nous l’avons rejeté parce que le système qu’elle proposait n’était pas du tout sécurisé. Il permettait un tripatouillage du fichier électoral par l’une des parties en compétition électorale, notamment la mouvance présidentielle.

La communauté internationale s’est fortement investie pour sécuriser le système. Elle nous a donné toutes les assurances nécessaires pour nous dire que ce système est totalement sécurisé. Les procédés nous permettent aujourd’hui une révision du fichier selon les normes et des standards internationaux et qu’ils mettent une assistance technique importante auprès de la CENI qui ne permettra pas au couple waymark-sabari de tripatouiller quoique ce soit.

AFRICAGUINEE.COM : Avez-vous agi sous l’influence de la communauté internationale ?

ABOUBACAR SYLLA :
Ce n’est pas une influence, ce sont des garanties qui nous ont été données par la communauté internationale.
D’autre part, non satisfaits, nous aussi, nous allons choisir des experts en biométrie, dont un sera à la CENI, l’autre au site central pour surveiller les opérations de way-mark sabari. Donc, il n’y a pas eu acceptation de way-mark-sabari comme ça ! Il y a eu une acceptation conditionnée. Il faut dire qu’il y a eu des partis politiques qui se sont mis en évidence dans une certaine contestation des conditions dans lesquelles le dialogue s’est tenu. Il y a un parti qui ne conteste pas les résultats du dialogue, qui est solidaire des conclusions du dialogue. C’est les Nouvelles Forces Démocratiques(NFD). Ce que les NFD ont contesté, ce que je sais, c’est notre participation au dialogue pendant que, selon eux, il y’avait des militants qui avaient été encore emprisonnés. Je pense que c’était un manque d’information qui avait prévalu et je pense que cette question est encore derrière nous. Puisque nous avions informé que tous les détenus qui étaient dans les postes de police et des escadrons de la gendarmerie, ils ont tous été libérés, car ils n’étaient pas encore transférés à la maison centrale. Ceux qui étaient transférés à la maison centrale étaient au nombre de cinquante. Sur ces cinquante, 38 étaient élargis déjà au moment où le dialogue commençait réellement. Les douze qui restaient, avaient un statut qui était encore confus, puis ce qu’on les assimilait plus à des casseurs, des loubards et des vandales qu’àdes manifestants. Aujourd’hui, il n’y a que sept qui sont incarcérés. Et ça, nous allons voir (…), parce que nous ne sommes pas là pour cautionner des violations des droits des autres ou des violations de la propriété privée en soutenant des personnes qui sont parties casser par exemple des magasins à Madina, Taouya, ainsi de suite.

Nous sommes là pour protéger la liberté, le droit à manifester des militants de l’opposition dont nous avons la responsabilité. Je pense que les NFD n’étaient pas suffisamment informées avant de prendre cette décision sans se concerter auparavant avec ses pairs de l’opposition.

Quant au Bloc Libéral (BL) (parti de Dr Faya Millimono, Ndlr), il n’est pas de l’opposition républicaine. Il est totalement libre de prendre ses décisions, même quand elles contreviennent au consensus obtenu au niveau de l’opposition républicaine. M. Faya Millimono a fait partie de la délégation de l’opposition comme d’autres. Nous étions 23 qui représentaient l’opposition au dialogue. Mais M. Faya n’y était pas comme représentant de l’opposition républicaine. C’est un choix qu’il assume. Il pense que son parti va continuer à être comme observateur.

Par contre, je considère qu’il n’y a pas de division au sein de l’opposition républicaine, il y a pas de voix discordantes. Je crois qu’on est tous d’accord qu’il fallait aller à ce dialogue d’autant qu’il n’y avait pas d’alternatives que d’aller à un dialogue dans la mesure où il s’ouvrait après des violences et des brutalités qui avaient atteint un degré jamais connu en Guinée dans le cadre des manifestations politiques. Mieux que ça, tout était en train de dégénérer et nous amener vers des conflits ethniques. Ce que certains voulaient entretenir pour amener notre pays, il ne faut pas avoir peur de dire les mots, c’est une chose qui s’apparenterait à une guerre civile qui a été dévastatrice dans les pays limitrophes. Nous voulions éviter cela, c’est pourquoi, nous avons ramené les débats autant que possible au niveau de la table de négociation.

La forte implication de la communauté internationale nous donne raison, puis ce que nous avons sollicité que les Nations Unies désignent un facilitateur international. Pour nous, c’était une façon de faire en sorte que la communauté internationale soit présente à ce dialogue, en garantisse et cautionne la mise en œuvre des résolutions.

AFRICAGUINEE.COM : Avez-vous des garanties que toutes les recommandations seront appliquées par le pouvoir et la mouvance présidentielle ?

ABOUBACAR SYLLA :
Il faut dire que nous avons une expérience douloureuse de ce type de situation, puisqu’en décembre 2011 jusqu’en février 2012, on avait déjà eu un dialogue politique inclusif en Guinée. On avait eu un minimum de consensus mais même ce petit consensus a été rangé dans les tiroirs de la présidence et n’a jamais connu un minimum d’exécution. C’est pour cette raison que nous avons tenu cette fois-ci que la communauté internationale s’implique et veille à l’application des résultats de ce dialogue.

Votre question pose une problématique beaucoup plus importante, à savoir : quel est le statut réel de ce cadre de dialogue ? Est-ce qu’il a un caractère consultatif ? Est-ce que les décisions qui sont prises au niveau de ce cadre de dialogue ne s’imposent pas de façon contraignante aux différentes entités et institutions de la République ? Est-ce que ce sont des simples avis des recommandations qui sont exprimés ? C’est une question pour laquelle nous n’avons pas eu de réponse bien qu’on l’ait posée au cours de ce dialogue.
Ce qu’il faut préciser, c’est que tout ceci n’est pas formalisé par des documents écrits qui engagent les parties pour le moment. Nous espérons que ces lacunes vont être corrigées dans l’avenir et qu’on va arriver à des conclusions qui vont être garanties par la communauté internationale et qui vont obliger les différentes parties à ce dialogue à les respecter. Sinon, ce dialogue n’aurait absolument pas de sens.

AFRICAGUINEE.COM : On s’achemine vers le report des élections qui étaient prévues le 30 juin. A quand selon vous la tenue de ces élections qui mettront en terme la transition en Guinée ?


ABOUBACAR SYLLA :
Je crois que ça c’est une question qu’il faut considérer comme complètement consommée aujourd’hui. La date du 30 juin n’est plus possible pour les élections législatives. D’abord le dispositif technique n’est pas complètement en place, celui qui permet de rassurer les uns et les autres. Il n’y a pas eu d’accord sur l’opérateur technique way-mark, même s’il y a eu des avancées puis ce que nous avons conditionnée son acceptation par certains critères qui ne sont pas encore réunis. Par ailleurs, il faut dire que nous avons une période de révision additionnelle qui est prévue et va certainement avoir pour conséquence d’augmenter la durée de certaines opérations électorales et de nous amener vers un chronogramme qui va dépasser le 30 juin. Comme prévu dans le code électoral, en cas de report d’élection, il faut le faire dans un délai minimum de 60 jours. Donc, on s’achemine certainement vers le mois de septembre ou octobre au plutôt pour la tenue des élections législatives. C’était le calendrier électoral auquel nous avons toujours pensé. Puis ce qu’il vous souviendra que la CENI avait fait deux chronogrammes en fixant la date des élections pour le 12 mai dernier, il y’avait un deuxième chronogramme qui fixait les élections le 22 septembre et qui tenait en compte lui, du changement d’opérateur technique. C’est vrai qu’on n’est pas là, entre les deux chronogrammes, il y a un délai de quatre mois. Bref, on est dans un cadre de figure où le report des élections législatives est pour nous un fait accompli parce qu’il n’est pas possible de faire autrement.

AFRICAGUINEE.COM : Pensez-vous que le couplage des élections législatives et celles communales et communautaires est une bonne stratégie pendant que les populations demandaient d’abord à ce qu’on mette un terme à cette transition enclenchée depuis 2008 ?

ABOUBACAR SYLLA :
Nous avons fait cette proposition comme étant juste une suggestion. Certes, le couplage des élections communales et les élections législatives ne faisait pas partie des nos conditionnalités pour accepter Way-mark. C’est juste une suggestion qu’on a lancée comme ça et qui s’appui sur quelques arguments. Le premier, c’est l’argument économique et financier. En couplant les élections, on économise toujours sur les budgets électoraux. Mais en dehors de ça, nous avons voulu que 2014 soit une année calme, une année où on n’aurait pas d’échéance électorale, une année où il n’y aurait pas de violence possible. C’est pour cette raison qu’on s’est dit qu’en couplant les élections, on peut avoir une année 2014 tranquille pour nous permettre d’aller à l’élection présidentielle en 2015 avec une nation ressoudée, avec un tissu social recousu. D’autant qu’il n’y a pas de révision à faire, pour les communales et communautaires même si elles se tiennent en 2014 puis ce que c’est le fichier révisé de 2013 qui serait utilisé.

Cependant, la mouvance présidentielle, comme c’est son habitude, commence à renvoyer cette proposition du revers de la main, en disant que c’est une question qui doit être examinée plus tard par la future Assemblée Nationale. Comme elle a dit que c’est la future assemblée nationale qui doit examiner la possibilité de recruter un nouvel opérateur technique comme on l’a demandé après 2013 pour la révision du fichier qui doit servir à l’élection présidentielle en 2015.
Bref, on est avec une mouvance présidentielle qui n’a lâché que très peu de choses. Nous avons parlé de condescendance et même d’arrogance de la part de la mouvance puis que la seule chose qu’on peut estimer effectivement accepté par la mouvance présidentielle, c’est le vote des guinéens de l’étranger. Là encore, dans le format du fichier de 2010 sans révision. Quant à notre volet social qu’on a mis en avant, qu’on a considéré comme étant l’une des conditionnalités les plus importantes, il a été aussi banalisé par la mouvance. Car nous avons demandé qu’on indemnise les guinéens qui ont été victimes de ces violences là. Et nous avons également demandé à ce que les coupables de ces meurtres soient poursuivis conformément à la loi. Tout ceci a été présenté par la mouvance comme étant des actions déjà en cours par le gouvernement. Donc, tout ça a été banalisé par la mouvance et balayé de revers de main (…).

Tout ça me ramène à ces questions que j’évoquai ci-haut: quel est le statut réel de ce cadre de dialogue ? Est-ce qu’il a un caractère consultatif ? Est-ce que les décisions qui sont prises au niveau de ce cadre de dialogue ne s’imposent pas de façon contraignante au niveau aux différentes antités et institutions de la République ? Est-ce que ce sont des simples avis des recommandations qui sont exprimés ?

Tout de même, nous restons confiants, nous espérons que tous ces écarts, toutes ces erreurs seront corrigées et qu’avant la fin de ce dialogue là, on aura un cadre de concertation suffisamment responsable qui pourra rendre contraignante l’application des décisions qu’il va prendre.

AFRICAGUINEE.COM : Monsieur Sylla, on va sortir un peu du contexte du dialogue politique. On a remarqué que vous avez délocalisé le siège de votre parti. Peut-on connaître les raisons ?

ABOUBACAR SYLLA :
Malheureusement, il y a des personnes qui ne font pas toujours la part des choses. C’est vrai que l’opposition aujourd’hui n’est pas vue d’un bon œil par tout le monde surtout par ceux qui n’en font pas partie. Il y a des personnes qui ne réussissent pas à comprendre que le politique n’a pas du tout le droit de diviser les guinéens, que par les obédiences et les choix politiques divers et même les idéologies différentes, nous appartenons tous à la même nation. Nous sommes tous des frères et des sœurs. Ces clivages ethniques sont strictement conjoncturels. Demain, la donne peut également changée. Ceux qui sont de l’opposition peuvent se retrouver effectivement au pouvoir et vice versa. Ou les alliances politiques aidant, tous peuvent se retrouver dans un même magma politique mais malheureusement les guinéens ne sont pas toujours conscients de ça. Ils confondent les concurrences politiques à l’adversité voir même à la bagarre entre les gens. On gère. Nous avons trouvé un nouveau siège, je crois qui est relativement confortable aussi. A partir de là, nous allons lancer nos activités de campagne électorale si tant est que la mouvance présidentielle entend raison et nous accepte d’arriver rapidement à un consensus pour organiser des élections transparentes.

Interview réalisée par SOUARE Mamadou Hassimiou
Directeur du Bureau Africaguinee.com
Guinée-Conakry
Tél. : (00224) 664 93 38 93/ 656 93 38 93


  Rubrique: Interview  date: 17-Jun-2013 à 15:38:53  Partager:   :

 

 
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