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Affaire du 19 juillet : La défense parle “d’incohérences“ et de “violations“ de la loi…

CONAKRY- Les avocats de la défense dans le dossier de l’attaque de la résidence privée du président guinéen, Alpha Condé, survenue le 19 juillet 2011, à Kipé continuent leur plaidoirie à la cour d’appel de Conakry. Ce vendredi, Maître Tafsir Barry, a essayé au cours de sa plaidoirie de démontrer les “incohérences“ et les “violations“ des articles du code pénal guinéen dans ce dossier, a assisté sur place Africaguinee.com
‘’Je ne peux pas dire que le domicile du chef de l’Etat n’est pas attaqué, mais ce n’est pas l’œuvre de ceux (les accusés, ndlr) qui sont là ’’, a entamé Maître Tafsir Barry.
Revenant sur les faits, il a souligné qu’il n’y a aucun texte de loi qui interdit à ce qu’un subordonné appelle son supérieur en Guinée. ‘’ Pour preuve, le capitaine Dadis à son règne appelait des généraux. Que le lieutenant Amadou Diallo ait nuitamment appelé le commandant AOB, il n’y a aucun problème sur ça’’.
En ce qui concerne la présence du commandant Alpha Oumar Boffa Diallo à Kipé, la nuit de l’attaque, maître Tafsir Barry explique que son client a été pris en otage. Ce n’est de son gré qu’il s’est rendu à Kipé, ensuite, c’est par bonne foi qu’il est allé alerter la garde présidentielle. D’ailleurs, poursuit l’avocat, l’article 59 du code pénal est clair là -dessus ‘’Il n’y a ni crime ni délit lorsqu’une personne a été contrainte par une force étrangère’’, a-t-il fait remarquer. Pour maître Tafsir, si les assaillants avaient une réelle volonté de renverser le régime en s’attaquant au Chef de l’Etat, un groupe de ces assaillants allaient prendre les antennes de medias d’Etat. Mais ça n’a pas été le cas, a fait observer maître Tafsir.
Dans le travail des Officiers de Police Judiciaire (OPJ), plusieurs articles du code pénal guinéen ont été violés, a relevé maître Tafsir. Sur ce point, il a cité par exemple, la violation de l’article 76 du code de procédure pénale qui stipule que : ‘’ les perquisitions domiciliaires ne doivent se faire qu’en présence du prévenu’’. Il en est de même que les articles 73, 60, 113, 120, 162, 181, 189 du même code qui ont tous été également violés, a estimé l’avocat. C’est pour cette raison qu’il a prié la cour de mettre de côté tous les Procès Verbaux (PV) établis par les OPJ, parce que, dit-il, il y a eu violation de tous ces articles.
Parlant de l’arrêt de renvoi, maître Barry dénote que la preuve attestant que dame Fatou Badiar Diallo a transporté des armes à Kountia, n’ pas été établie à la barre : ‘’Dans cette affaire, elle est devenue la femme fatale. Les arguments de la partie civile, ne tiennent pas’’, a-t-il martelé. Pour cet avocat, le procès pénal a ses particularismes. C’est la preuve qui permet de condamner, c’est la preuve qui permet d’acquitter’’, fera-t-il remarquer.
Répliquant au réquisitoire du ministère public, l’avocat, a en outre précisé que le parquet général a été incapable de rapporter la moindre preuve que dame Fatou Badiar a commis un attentat ; le parquet n’a pas apporté la preuve que dame Diallo a fait un assassinat, a-t-il martelé. ‘’C’est bien de parler d’articles ou de requérir des condamnations, mais il faut rapporter les preuves’’, a-t-il lancé.
Avant de terminer sa plaidoirie, maître Tafsir Barry, à l’instar des ses confrères de la défense qui ont déjà plaidé, a demandé l’acquittement pur et simple de tous les accusés.
Les plaidoiries reprendront le mercredi prochain à la cour d’appel de Conakry.
Affaire à suivre !
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Dossier du Jour  date: 14-Jun-2013 à 19:22:07  Partager:   :  |
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