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Cas Way-mark : Après le dialogue, Cellou Dalein s’explique !





CONAKRY-Après cinq jours de discussions entre acteurs politiques guinéens sous la médiation internationale autour de la crise que travers le pays, l’opposition républicaine a détendu l’atmosphère en acceptant le couple Way-mark-Sabari technologie sous certaines conditions. Mais qu’est-ce qui a motivé cette marche arrière ? Le président du parti de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), El hadj Cellou Dalein Diallo apporte des précisions…

AFRICAGUINEE.COM : M. Cellou Dalein Diallo, après deux ans de contestation de l’opérateur Sud Africain Way-mark, l’opposition guinéenne réunie autour de la table du dialogue a fini par accepter cet opérateur sous conditions. Qu’est-ce qui a motivé ce revirement de l’opposition ?

CELLOU DALEIN DIALLO :
Je pense qu’il y a un certain nombre de contreparties. Lorsque tu es responsable, tu dois décider en concertation avec la base bien entendu et tes collègues. On doit prendre des décisions parfois difficiles. Mais on doit pouvoir expliquer et convaincre. Il faut savoir de quel côté se trouve l’intérêt de ton parti par rapport au cours et moins terme. J’ai estimé avec les collaborateurs proches, les conseillers politiques et les autres collègues de l’opposition républicaine, on a l’opportunité de neutraliser Way-Mark pour qu’il ne soit pas utilisé pour défavoriser l’opposition et favoriser le pouvoir. A cet égard, il faut noter que la communauté internationale s’est fermement engagée et on a vu un dispositif qui peut être crédible. Si on écarte Way-mark de la gestion du traitement et de la centralisation des résultats, qu’il s’occupe que de la révision, je pense que ça peut rassurer. Etant donné que cette révision va se faire sous la supervision de la communauté internationale qui a mis vraiment un dispositif fort pour que le fichier soit assaini.
Si on s’engage avec way-mark qui a été recruté dans des conditions irrégulières et frauduleuses soit renvoyer pour qu’un appel d’offres soit lancer afin de recruter un nouvel opérateur pour les élections présidentielles de 2015, je pense que l’opposition et l’UFDG ont beaucoup à gagner pour aller aux élections, parce que notre vocation ce n’est pas de boycotter ou d’empêcher les élections.
Si on boycotte malgré toutes ces promesses, si ces conditions peuvent être satisfaites, on peut continuer la lutte et reprendre la rue avec les coûts et l’incertitude des résultats. Je pense que , si on ne participe pas aux élections législatives, on ne devrait pas non plus participer aux communales si rien ne change. Si on laisse Alpha Condé de la Présidence, aux districts prendre tous les pouvoirs, de l’administration décentralisée, des élus locaux, de l’Assemblée, je pense que ce n’est pas bénéfique pour l’opposition.

AFRICAGUINEE.COM : Certains observateurs pensent aujourd’hui que vos militants à la base sont déçus de votre décision. Qu’en dites-vous ?

CELLOU DALEIN DIALLO :
Je pense que les militants comprennent où est leur intérêt. Nous sommes un parti, c’est vrai on a lutté, il y a eu des sacrifices, mais les sacrifices n’ont pas été vains. Aujourd’hui, le dialogue a été difficile d’arracher. Alpha Condé est quelqu’un qui n’aime pas le dialogue. Je ne vais pas dire quelque chose qui compromet le succès du dialogue qui est en cours, mais ce n’était pas simple. Il a fallu qu’on marche. Il a fallu des sacrifices que je déplore et qui ont été si élevés, parce qu’il y a eu une impunité entretenue. Parce qu’on a décidé d’envoyer dans les quartiers réputés de l’UFDG, des gendarmes, faire des expéditions punitives, tirer à bout portant sur les gens. On a près de 43 morts, c’est beaucoup. Voyez, la mort du policier, il (Alpha Condé, ndlr) dit que c’est une perte pour la Guinée.

C’est pourquoi, le dialogue est aussi peut être nécessaire. Parce que quelle que soit la durée de la guerre, elle ne pourra peut être s’arrêter que lorsque, faute de combattants ou alors par le dialogue. Si on peut discuter, trouver la satisfaction de nos revendications, nous voulons aller à des élections transparentes. Si les décisions prises dans le dialogue rassurent que les fraudes seront limitées, et que nous pouvons aller aux législatives avec des chances d’avoir un certain nombre des députés qui reflètent tant soit peu notre poids électoral, je pense quand même on peut continuer le combat. Cinq ans, dix ans, il faut combattre Alpha Condé.
Mais lorsque vous interrogez ceux qui ne sont pas d’accord, vous dites quelles propositions vous avez faites d’ailleurs, ils n’ont pas des propositions. Critiquer ce que l’on a fait est facile ; mais qu’est-ce qu’un parti d’opposition peut faire en dehors de ce que l’opposition républicaine et l’UFDG ont fait dans la légalité ?
On a lutté contre Alpha Condé, contre les velléités d’instaurer une dictature, contre la violation de nos droits. C’est en faisant cette lutte qu’on a eu des pertes. Si à un moment donné on peut s’asseoir et discuter pour arrêter ce carnage, même si la responsabilité leur est imputée définitivement, si on peut confronter nos arguments devant la communauté internationale, je pense que c’est une opportunité, moi en tant que Président de l’UFDG que je ne peux pas rejeter.

Je pense aujourd’hui, dans l’intérêt de l’UFDG, c’est d’avoir des garanties sur la transparence du scrutin, aller aux élections communales, avoir des élus locaux un peu partout, ça nous permet de mieux préparer la présidentielle en 2015.

Si on dit continuons à lutter, Alpha n’est pas bon, c’est vrai, ce n’est pas vraiment le meilleur président qu’on aurait pu avoir : par ses actes, par ses propos, ses politiques, ses pratiques, on peut lui faire des reproches, il est là. On a reconnu les résultats. A un moment donné, il faut voir comment préserver la vie des gens et essayer de renforcer les chances d’organiser des élections libres et transparentes.

Propos transcrits par Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com


  Rubrique: Interview  date: 11-Jun-2013 à 14:30:31  Partager:   :

 

 
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