
CONAKRY-Au lendemain de l’entame du dialogue politique en Guinée, le facilitateur international, Said Djinnit a rencontré les acteurs politiques concernés séparément. Ce matin donc, il s’est entretenu avec la mouvance présidentielle et le Bloc de l’opposition constructive, a constaté sur place Africaguinée.com.
Sur les questions abordées avec l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies en Afrique de l’Ouest, certains leaders ont donné quelques précisions. C’est le cas Dr Saliou Bella Diallo, porte-parole de la mouvance présidentielle. Lisez plutôt !
Dr Saliou Bella Diallo, porte-parole de la mouvance présidentielle :
« Nous avons parlé avec le médiateur international, de la nécessité d’organiser les élections législatives, d’une nécessité de quiétude sociale dans la cité. Et nous nous sommes convenus ensemble, dans le domaine stratégique on ne peut pas régler les problèmes d’une nation par la violence. Il faut s’asseoir autour de la table, à travers le dialogue, se parler de façon lucide où toutes les parties vont exhiber leurs différents points de revendication pour qu’ensemble nous trouvions des solutions. (…)
Implication de la France sur la nécessité du dialogue en Guinée :
Quelque soit l'origine, ce que nous savons, le Président de la République use de tous ses moyens, de tous ses efforts pour que les acteurs politiques du pays puissent participer aux élections législatives. Si vous voyez qu’il y a eu des interventions extérieures, c’est que les demandes de recours intérieurs ont eu lieu. Un pays ne peut intervenir dans autre pays sans que ce pays n’en fasse la demande. S’il y a eu des interventions extérieures qui puissent faire fléchir des partis politiques pour qu’ils reviennent à la raison et s’offrir au pourparler afin qu’ils puissent participer aux élections, mais qu’ils soient la bienvenue ! C’est certainement, parce qu’à l’intérieur il y a eu la demande pour que ceux-là qui sont intervenus puissent agir au niveau de ces mêmes personnes. Donc, la bonne volonté est partit de l’intérieur.
Impact du dialogue sur la date du 30 juin ?
Je ne peux pas commencer par une conclusion quand je développe un thème. Nous sommes tous d’accord qu’il faut organiser les élections législatives et qu’il faut avoir la balle à terre. Il faut avoir comme souci actuellement, de mettre en place une Assemblée Nationale. (…) si nous tenons compte des revendications, si nous tenons compte de ceci et de cela nous risquons de reporter les élections. C’est nous, en tant que patriotes, en tant que citoyens, quelque chose qu’on peut faire maintenant sans reporter en gagnant beaucoup et en rapportant beaucoup pour la Guinée et les guinéens. Et si on reporte, ça nous fait perdre beaucoup pour la Guinée et les guinéens. Demandons avant tout de nous retrouver autour de la table en tant que Guinéens, patriotes, sans passions, et examinons tous les points de revendications. Ecoutons les techniciens. Il ne faut pas nous figer sur une date. La mouvance, nous sommes disponibles pour l’organisation des élections. Et elle est heureuse que toutes les parties soient engagées pour participer à ces élections législatives qui vont permettre à notre pays d’avoir enfin un parlement.
Propos recueillis par Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 04-Jun-2013 à 17:13:45  Partager:   :  |