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Le porte-parole des mutins, Adjudant Claude Pivi:" Nous ne sommes pas des machines à manipuler"


[IMG1]La grogne des militaires guinéens a mis sur le devant de la scène nationale,l'adjudant chef Claude Pivi.Désigné porte-parole des mutins, il a rencontré le Président Conté pour trouver une issue à la crise qui secoue l'armée guinéenne.Dans cet entretien, il lève un coin du voile sur ces journées -folles qui ont paralysé le pays...

Guineenews: Vous être un militaire, tout comme le reste de vos camarades d’armes, qui sont rentrés dans l’histoire de l’Armée guinéenne. Soit dit. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs aujourd’hui ? Par ce qu’ils ont besoin de vous connaître.

Adjudant-chef Claude Pivi : Moi c’est Pivi Claude ‘’Coplan’’. Je suis né en 1960 à N’Zérékoré, fils de Koïkoï Pivi et de Koulé Agnés Kourouma. Je suis le descendant du roi Zégbéla Togba. Donc j’ai étudié jusqu’en 9e année. Mais compte tenu de mon sport, je n’ai pas pu continuer les études. J’ai fait des compétitions. Des plus grandes compétitions jusqu’au sommet des arts martiaux. Puisque j’ai fait les plus grands temples de la Chine. J’ai fait tous mes stages, je suis revenu. J’ai des médailles un peu partout et maintenant l’armée m’a désigné depuis 1995 comme l’officier chargé des arts martiaux militaires du pays. Nous sommes dans ça. Je suis parachutiste commando. J’ai fait aussi mon brevet commando en Egypte dans le plus grand camp criminel qu’on appelle ‘’SARA’’. Donc c’est un peu de ça.

Pourquoi vous avez revendiqué ?

Nous avons revendiqué parce que nos conditions de vie n’étaient pas bien améliorées, la vie militaire. Nous demandons une amélioration de notre vie y compris nos indices, le prix de riz. C’est tout simplement.

Quels sont les différents points que vous avez couchés dans votre plate forme revendicative?

Ah ! bon. Ça, les différents points de revendication dans ce soulèvement, il y a le paiement de nos 5 millions par soldat qui restaient et nos indices salariaux. Ensuite le départ de quelques généraux qui nous emmerdaient. Il y a ensuite le départ du ministre de la défense, le machin Baïlo là. Ensuite la situation de nos camarades radiés. Et je crois bien… ça c’est quelques points de revendication.

A un certain moment de votre soulèvement, d’aucuns affirmaient que les jeunes militaires que vous êtes étaient manipulés. Que répondez-vous à cette affirmation ?

Ah ! non. Bon effectivement. On n’était pas manipulé c’est vous dire d’ailleurs que c’est certains généraux qui nous faisaient manipuler. Sinon on est toujours dans les normes.

Le jeudi 29 mai il y a eu, selon des informations concordantes des échanges de tirs entre vos éléments et ceux du Bataillon Autonome de la Sécurité présidentielle (BASP) au pont 8 Novembre. Il y en a qui disent que vous avez été empêchés de rentrer à Kaloum, d’autres soutiennent le contraire. Quelle est réellement, votre version personnelle des échauffourées de cette journée ?

Mais vous-même vous pensez…Qui peut nous bloquer dans le pays là. Personne ne nous a bloqués. Au contraire, c’est moi qui suis parti les désarmer. Je les ai désarmé parce qu’ils avaient mis un barrage soit disant qu’aucun militaire ne rentre à Kaloum. Et moi je les ai dit que je vais montrer ma force avec eux. Donc je les ai désarmé. Ils ont tiré leurs munitions jusqu’à ce que c’est fini et eux-mêmes ils le savent. Mais je n’ai pas voulu tuer quelqu’un. Parce que entre nous militaires nous sommes du même pays. Mais au contraire, ils sont venus me prier, leurs officiers avec beaucoup de prières. J’ai accepté. J’ai dit quand même vos armes, je ne vous les remets pas. Je vais ramener vos armes chez moi. Ça, c’était pour montrer à eux que ma puissance les dépasse 10 mille fois. Puisque nous c’est l’armée, ce n’est pas un groupe déterminé. Nous c’est l’armée, eux c’est une petite poignée dans l’océan. Nous, la cause est bien déterminée. Ce qu’ils font…. Nous on défend le président plus qu’eux.

A la suite de ces soulèvements, vous avez été reçus par le chef d’Etat major général de l’armée puis par le général Président Lansana Conté. Qu’est ce qui a été finalement arrêté entre vous, à l’issue de ces deux rencontres ?

Non ! le chef d’Etat major général.... C’est à cause du président que moi il m’a reçu. Sinon je n’avais pas besoin de m’asseoir avec lui. Puisque même lui, je le poursuivais. Par ce que je dis que c’est eux qui nous ont manipulés. Mais c’est le président qui nous a dit il faut qu’on fasse tout pour qu’on s’asseye et qu’on dialogue. Raison pour laquelle j’ai accepté le dialogue.

Est-il vrai que le Président de la République vous a offert un véhicule et une villa ?

Eh ! non. Bon, moi je ne peux pas déterminer ça. C’est des cas internes. L’essentiel, ma mission que je fais… je suis loyaliste. Donc je suis ma mission. Que je gagne un cadeau, je ne gagne pas un cadeau, ça n’intéresse que moi.

Est-ce à entendre et à voir cela vos amis ne vont-ils pas pensez autrement. C'est-à-dire que c’est le prix de la corruption?

Comment nos amis vont penser autrement en entendant cela, si c’est pas la joie. Même si tu me donnes un avion aujourd’hui toute l’armée sera contente. Par ce qu’ils ne pourront pas me payer ce que j’ai fait c’est normal ! Ça, c’est la joie des militaires de tout le pays.

Au cas où les revendications que vous avez adressées au Président Conté ne sont pas entièrement satisfaites, est ce qu’un autre soulèvement n’est pas à craindre ?

Le Président nous a dit de patienter qu’il va essayer de voir les problèmes qu’on a soulignés. Nous sommes dans ce cadre. On est patient et on est à l’écoute. Donc on ne pense pas d’abord qu’il y aura un autre cas qui peut se soulever. Nous ne sommes pas des machines à manipuler. On ne peut pas nous manipuler n’importe comment. Non. L’armée guinéenne est tellement intelligente que ce n’est pas n’importe quand qu’on peut la manipuler. On est à l’écoute de notre président d’abord.

Après ces mouvements, ne craignez –vous pas désormais pour votre vie personnelle ?

Je ne crains même pas. Même un petit disque de crainte je n’ai pas au cœur. Si ce n’est pas la joie, je n’ai à craindre à personne. Parce que ce que je fais est loyal. Mais quiconque, à part de ça m’attaque, il a perdu.

Pour finir quel est le message que vous lancez au peuple de Guinée et à vos camarades d’armées après ces événements ?

Non ! Simplement, le message que je lance à nos camarades d’armes, comme j’avais toujours dit, c'est de rentrer dans les casernes et de cesser de tirer et de libérer complètement nos parents civils pour que l’administration continue. Donc les militaires sont dans les casernes et ne craigner rien. Tant que l’armée est ici vous êtes à l’aise. Il faut bien dire aux populations que rien ne va les arriver. Je les garantie ça. Par ce que j’ai mis des patrouilles militaires qui sillonnent tout le pays. De Conakry jus qu’à Yomou. Quiconque tire un coup, on l’arrêtera et on l’envoyera chez moi ici. C’est pour vous dire que nos parents civils doivent rester tranquille.

Propos recueillis par Camara Moro Amara
Source:Guineenews
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  Rubrique: Interview  date: 05-Jun-2008 à 19:48:56  Partager:   :

 

 
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