[IMG1]A l’occasion du conseil des droits de l’homme qui se tient actuellement à Genève, l’ONG International Democrate Centre a dénoncé mardi le Polisario sur les violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf, administré par le Polisario. Selon cette ONG, le Polisario est coupable de « pratiques de tortures abominables » ainsi que de « liquidations sommaires dignes des épisodes les plus sombres de l'histoire de l'humanité" à l’encontre des populations séquestrées des camps de Tindouf, dans le sud est algérien.
Le représentant de l’IDC a dénoncé la violation par le Polisario de l'article 3 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui stipule que : « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne". « Chez le "polisario", tout individu a droit à une seule et unique chose: exécuter de sales et dégradantes besognes ou être exécuté sommairement, sans aucune forme de procès".
M. Semlali Aabadila, représentant de l’IDC a témoigné de plusieurs exactions commises par le Polsario sur des populations innocentes séquestrées à Tindouf. « dénoncé l’implication de l’Algérie qui soutient le Polisario dans ces violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf « J'avais l'infortune de séjourner, plus d'une fois dans cette prison où la terreur règne en maître absolu(…).le 27 mai 1983, un jeune sahraoui, Mohamed Mouloud qui exerçait le métier de typographe en Allemagne avant de rejoindre le polisario avait été sommairement exécuté par l'un des sbires de cette entité pour une raison des plus anodines". a déploré le représentant de l’IDC.
« Un autre de la même famille et de la même tribu que moi, M. El Alem Bouna, a été exécuté par une balle dans la nuque parce qu'il se plaignait des menottes qui lui avaient lacéré le poignet jusqu'au sang. Un autre sahraoui du nom de Aleya Akbiri a été sommairement exécuté par une rafale de kalachnikov devant les yeux de son propre frère Allali Aleya. Celui-ci était aussi en détention arbitraire et qui a pu aujourd'hui, grâce au célèbre soulèvement d'octobre 1988, retrouver sa liberté. Présentement, il est au Sahara avec de blessures morales et physiques à jamais indélébiles », a témoigné M. Semlali Aabadila
Le représentant de l’IDC a dénoncé la violation par le Polisario de l'article 3 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui stipule que : « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne". « Chez le "polisario", tout individu a droit à une seule et unique chose: exécuter de sales et dégradantes besognes ou être exécuté sommairement, sans aucune forme de procès".
"Au nom des familles des victimes des liquidations physiques et d'exécutions sommaires enterrées dans des fosses communes à proximité de la prison de Errachid" à "Tindouf", M. Aabadila a "exhorté le Conseil de faire pression afin que le silence autour de cet hécatombe où quelque 475 jeunes et vieux sahraouis ont été exécutés, soit clairement dénoncé".
"Ce n'est qu'ainsi, que ceux ayant décédé dans cette prison, ne seraient pas mort pour rien. Car, leurs tortionnaires les avaient fait disparaître sans jugement pour une unique et seule raison, à savoir leur courage et obstination à défendre les nobles valeurs qui ont été toujours l'une des priorités du Conseil, valeurs ayant été à l'avant-garde de l'action militante et persévérante de l'IDC"
Face à ces graves violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, M.Semlali Aabadila a déploré l’implication de l’Algérie qui soutient le Polisario dans ces exactions qui se perpétuent "malheureusement, sur le territoire d'un pays frère et ami, l'Algérie, plus précisément à Rabouni", juste à une vingtaine de kilomètres de Tindouf où sont "séquestrés des milliers de femmes, d'enfants et d'hommes privés de leur droit les plus élémentaires" contre les populations séquestrées dans les camps de Tindouf.
Avant de terminer son intervention, M.Semlali Aabadila a exhorté le conseil des droits de l’Homme « de faire pression afin que le silence autour de cet hécatombe où quelque 475 jeunes et vieux sahraouis ont été exécutés, soit clairement dénoncé ».
"Ce n'est qu'ainsi, que ceux ayant décédé dans cette prison, ne seraient pas mort pour rien. Car, leurs tortionnaires les avaient fait disparaître sans jugement pour une unique et seule raison, à savoir leur courage et obstination à défendre les nobles valeurs qui ont été toujours l'une des priorités du Conseil, valeurs ayant été à l'avant-garde de l'action militante et persévérante de l'IDC, a conclu M.Semlali Aabadila
Rappelons que cette intervention du représentant de l’IDC s’inscrit dans le cadre du dialogue interactif qui a suivi la présentation du rapport de M. Philip Alston, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, du haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme.
Mamadou Kaba Souaré
Directeur de Publication
D’Africaguinee.com
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  Rubrique: News Afrique  date: 04-Jun-2008 à 13:20:18  Partager:   :  |