
Conakry-Lors d’un point de presse mardi, à Conakry, le président du Bloc Libéral (BL), Dr Lansana Faya Milimono, a brossé la situation politique et économique actuelle du pays, a constaté Africaguinee.com.
Dr faya a étalé son intervention sur le décret lu le 16 avril dernier convoquant le corps électoral. Selon lui, ce décret est ‘’illégal’’, car, ajoute-il, la décision ne respecte ‘’aucun caractère officiel’’.
C’est ce qui justifie selon Faya Lansana Milimono «la demande du départ du Président de la République. Nous comptons faire un recours à la cour suprême pour l’annulation de ce décret. Mieux, nous allons engager une procédure pour abus du pouvoir », a-t-il prévenu.
Cependant, en ce qui concerne le décret, avant d’engager une procédure, il faut avoir l’acte, rappelle Dr Faya. 3 Nous avons été au secrétariat général du gouvernement parce que c’est là que tous les actes officiels sont publiés dans le journal officiel de la République. Et nous n’avons pas pu obtenir ce fameux décret. Au conseil national de la transition (CNT), nous avons utilisés nos relations, c’est le même résultat. A la primature et à la RTG aussi, apparemment aucune copie de ce décret n’existe. Aucune signature, c’est ce qui justifie le caractère illégal de ce décret », a estimé Dr Faya.
Libération des militants de l’opposition : un ‘’marchandage pour se donner des arguments de négociations politique’’.
« Aujourd’hui, quatre vingt pour cent des gens qu’on trouve dans les commissariats, les gendarmeries à la suite des manifestations, ce sont des gens qu’on a arrêté dans les quartiers et non dans la manifestation. Et qu’est-ce qu’on en fait ? C’est un commerce humain. Lorsqu’on arrête mille, on déferre peut être deux cents, les huit cents qu’est-ce qu’on en fait ? Ils prennent entre 500 et 1 million de GNF avec des parents pour les libérer. Ça ce fait quotidiennement aujourd’hui. C’est des actes qui peuvent mettre notre pays en difficulté. C’est une banalisation de la dignité humaine à son plus haut niveau. Pour les 200 autres, on les fait également un sujet de marchandage pour se donner des arguments de négociations politiques », regrette Dr Faya Milimono.
Sur la situation économique que traverse la Guinée, le BL accuse le pouvoir en place d’augmenter les taxes d’impôts sur les entreprises privées.
Pour le dirigeant du Bloc Libéral, « ce qui nous vivons aujourd’hui en Guinée est grave. Il faut que chacun de nous rompe le silence pour que nous évitions le pire à notre pays », invite Dr Faya.
L’opportunité de multiplier l’impôt pour les entreprises sur dix est une augmentation qui environne mille pour cent. Pourquoi ce n’est pas opportun ? S’interroge l’opposant.
« Parce qu’on ne connait pas exactement le taux de chômage en Guinée. Il faut plutôt parler du pourcentage des employés parce qu’ils sont à peine dix pour cent, ceux qui sont employés dans notre pays. C’est pour dire que 90% de nos diplômés aujourd’hui sont au chômage. Dans certains pays, quand on vit ce genre de situation, on crée des conditions d’investissements ».
Pour sortir de cette impasse économique, Dr Faya énumère des pistes de solutions. D’après lui, « il faut alléger la fiscalité, c’est-à -dire diminuer le poids fiscal sur ceux qui peuvent investir parce qu’ils ont de l’argent ».
Aliou BM Diallo
Pour Africaguinée.com
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  Rubrique: Politique  date: 21-May-2013 à 22:06:00  Partager:   :  |