
CONAKRY- Lieutenant colonel Pascal Faya Mara en service au groupement d’artillerie du camp Alpha Yaya, a comparu cet après-midi a titre de témoin à la cour d’appel de Conakry dans le dossier de l’attaque de la résidence du président de la République, a constaté sur place Africaguinee.com.
Le témoin qui a comparu pour le cas concernant lieutenant-colonel Mohamed Sow, accusé d’abstention délictueuse, a souligné lors de son audition que lors du rassemblement au camp dans la matinée du 19 juillet, il était présent, mais il n’avait pas prêté attention si le lieutenant-colonel Mohamed Sow était sur place. Mais, dit-il, c’est quand il a reçu l’ordre de sa hiérarchie supérieure de chercher Lieutenant colonel Sow et le déposer à la gendarmerie, il a appelé ce dernier pour savoir où il était. Quand colonel Sow est arrivé, il a exécuté l’ordre, ensuite il a rendu compte.
A la question de savoir si lieutenant-colonel Sow a l’habitude de s’absenter au camp, le témoin a répondu que ‘’ il s’absente des fois comme tout le monde, mais avec permission’’ a-t-il précisé, ajoutant que colonel Sow est excellent en russe, il travaille bien. ‘’Il n’est pas indiscipliné, il a toujours travaillé sérieusement avec moi’’, a fait savoir le témoin.
A la question du procureur de savoir s’il avait vu le Lieutenant Colonel Mohamed Sow lors du rassemblement le 19, il a souligné qu’il n’avait pas prêté attention.
Se prêtant aux questions de la partie civile, à savoir s’il avait donné une permission à l’accusé de se rendre sur son chantier situé à Bentourayah, il a indiqué qu’il ne se souvient pas d’avoir donné une permission au colonel Sow le 18 juillet.
Dans le cadre de votre collaboration avez-vous eu des griefs contre lui ? demande Maitre Béa de la défense ‘’Non’’, indique-t-il, puis d’ajouter que ‘’sincèrement il travaille bien, il n’a pas de reproche à lui faire, je ne lui soupçonnais de rien’’. A la question de savoir à quel moment il a remplacé le colonel Sow à son poste, il a révélé que c’est en janvier 2010. Face à cette explication du témoin, l’avocat Maître Béa a fait observer que le Général Boundouka (chef d’Etat-major général des armées de terre à l’époque) a également déclaré devant la chambre de mise en accusation qu’il ne savait pas pourquoi le colonel Sow a été interpelé.
Répondant à une question de Maitre Amadou Oury de la défense, lieutenant colonel Pascal Faya Mara a déclaré que, le général Boundouka l’a ordonné verbalement sans aucune note écrite, de mettre colonel Sow à la disposition de la gendarmerie. ‘’Est-ce que la hiérarchie militaire l’a informé des motifs de son arrestation ?, continue Me Diallo, ‘’Non’’ répond le témoin. Est-ce le colonel Sow a manifesté une quelconque hostilité à l’égard des autorités politiques ?, assène maitre Traoré ‘’à ma connaissance non’’, a souligné l’officier.
Les audiences se poursuivront ce mardi à partir de 9 heures.
Affaire à suivre…
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Dossier du Jour  date: 21-May-2013 à 08:15:55  Partager:   :  |