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Affaire 19 juillet : Deuxième comparution du commandant de l’Eco 18 de Cosa…





CONAKRY- Capitaine Abdoul Karim Barry (AKB) a comparu pour la seconde fois à la cour d’assises de Conakry, au titre de témoin à charge dans le dossier de l’attaque du domicile du président de la République, intervenue dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011, a assisté sur place Africaguinee.com.

Le témoin s’est encore prêté aux questions des avocats de la défense. Pour cette journée, le témoin n’a pas daigné répondre à la plupart des questions posées par les avocats. En effet, dans son interrogatoire, maitre Mohamed Traoré demandera ‘’Comment en êtes-vous arrivé à arrêter El Boubacar Diallo pour recèle de malfaiteur ? En réponse commandant AKB intimera à l’avocat de se référer à l’article 56 du code de procédure pénale. Maitre Traoré déclare que ‘’cela ne suffisait pas pour faire de El Boubacar un rebelle’’.

Poursuivant, l’avocat demandera au témoin ‘’ est –ce qu’El Hadj Boubacar avait le droit de vous demander ce que faisiez-vous chez lui à 3 heures du matin ? ‘’J’ai déjà répondu à cette question’’ rétorque le capitaine Abdoul Karim Barry.

Dans la même lancée, Maitre Thierno Amadou Oury Diallo demandera au témoin s’il a reçu l’autorisation d’aller perquisitionner le domicile d’El hadj Boubacar. En réponse, commandant AKB souligne qu’ils n’ont pas perquisitionné, ils sont plutôt partis chercher des armes.

L’avocat soutiendra le contraire en affirmant que ‘’Toute perquisition doit être autorisée par les juges, autrement, c’est une violation de domicile’’. Chose que le témoin ne laissera pas passer. Pour lui, ‘’il n’y a jamais eu de perquisition. Référez vous à l’article 71 du code de procédure pénale qui dit qu’en matière de flagrant délit, toute personne peut être interpelée à n’importe quel moment’’ s’est défendu le témoin.

A la question de savoir si Baba Alimou était filé par les services de l’Eco 18, le témoin indique qu’il a déjà répondu à cette question. ‘’Confirmez-vous que c’est à Hamdallaye que Thierno Sadou (coaccusé de Baba Alimou, ndlr) a donné les armes à Baba Alimou ? ‘’Je n’ai pas de réponse à cette question’’, lâche le témoin.

Maitre déduira que ‘’c’est faux, Thierno Sadou n’a jamais donné des armes à Baba Alimou, sinon dit-il, il y aurait au moins des prises de photos pour servir de preuves’’. Plus loin l’avocat s’est interrogé sur le fait qu’il n’y a aucune photo, aucune image du véhicule de Baba Alimou. ‘’Il fallait photographier le véhicule et les armes avant de déplacer le véhicule. La défense estime que c’est à tors que vous avez arrêté Baba Alimou et El Boubacar Diallo’’.

Avant de commencer son questionnaire, Maitre Béa se dit être embarrassé par le refus du témoin à répondre à leurs questions.

‘’Pourquoi lorsqu’on vous a donné cette information, vous n’avez pas automatiquement interpelé le véhicule ?’’, somme maitre Béavogui. En réponse, le commandant de l’Eco 18 explique que ‘’l’acte s’est passé la nuit. Son informateur lui a donné simplement les références du véhicule. Le filateur a suivi le véhicule du carrefour de Nongo jusqu’à Cosa où il a vu le véhicule s’introduire dans une cour. Le matin à 6 heures 30’ il est arrivé avec son équipe au domicile d’El Hadj Boubacar’’, soutient-il.

Se fondant sur le Procès Verbal de la chambre d’accusation, l’avocat soutient avec insistance que les gendarmes sont arrivés au domicile d’El Hadj Boubacar aux environs de 1 heure. ‘’ Il n’y a aucun acte qui prouve que vous êtes arrivé là-bas à 6heures 30’, les Officiers de Police Judiciaire devaient faire un PV pour indiquer l’heure d’arrivée au domicile d’El hadj Boubacar’’, laisse-t-il entendre, avant d’ajouter que son client Baba Alimou a été malmené, menotté, brutalisé. ‘’Je considère cela comme des actes de barbarie et de torture’’, déclare avec véhémence maitre Salifou Béavogui.

Le commandant d’escadron de l’Eco 18 persiste et signe que ‘’Baba Alimou n’a jamais été brutalisé. Ma formation et mon éducation ne me le permettent pas’’, a-t-il répliqué.

Revenant sur un autre aspect du témoignage du commandant, Me Béa explique que la version du témoin ne tient pas. Car dit-il, par essence et par excellence, la femme a peur des gendarmes, elle ne pouvait pas elle-même montré là où était Baba Alimou. ‘’C’est une histoire que le témoin est en train de décrire’’, a-t-il estimé.

Maitre Rafi Rajah, un autre avocat de la défense dira de façon lapidaire ‘’vous avez vu les sévices, les crimes commis sur Baba Alimou, dites-nous comment est-ce que tout cela est arrivé ? ‘’Je m’inscris en faux contre vos allégations, il n’a jamais été torturé par mon service’’, a réplique le commandant AKB.

Affaire à suivre…

Les audiences se poursuivront le mercredi 15 mai avec la comparution d’autres témoins.

Diallo Boubacar 1
Pour AFRICAGUINEE.COM

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 10-May-2013 à 19:17:06  Partager:   :

 

 
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