|
|
| Detail de la News |
Violences en Guinée : le ministre des droits de l’homme lance un appel aux acteurs politiques…

CONAKRY- Le gouvernement guinéen à travers le ministre chargé des droits de l’Homme et des libertés publiques vient de lancer un appel aux différents acteurs politiques et civils afin d’œuvrer dans la lutte contre la violence, a constaté africaguinee.com
‘’J’en appelle à tous les responsables politiques, à tous les acteurs civils, à tous les citoyens guinéens quelque soit leur opinion ou leur désaccord, à œuvrer ensemble pour lutter contre toutes les formes de violence et construire ensemble une société démocratique respectueuse des droits de l’Homme et de toutes les libertés’’, a interpelé le ministre Gassama Diaby ajoutant qu’il forme le vœu qu’ensemble ‘’nous accepterions de régler autrement et désormais, nos désaccords, nos conflits que par la violence’’.
Selon le ministre ‘’Notre pays traverse des périodes difficiles, nos concitoyens vivent des moments douloureux. Il est consternant et profondément douloureux de constater que dans notre pays, aucune des exigences de la démocratie n’est de mise’’, s’est-il indigné.
Les faillites morales poursuit-il, ont fait disparaitre toutes les lignes rouges protectrices de notre pacte social et de notre idéal humaniste et démocratique. ‘’L’identitarisme, le communautarisme et l’ethnicité sont devenus le langage des politiques creuses et brumeuses’’, dénonce-t-il.
Kalifa Gassama Diaby s’insurge contre le fait qu’il y a beaucoup de violence en Guinée ‘’Trop de violence, trop de victimes, trop d’injustice, trop de haine, trop de pleurs, plus d’écoute avec tous ces cœurs glacés et tous ces esprits fanés. Bienvenu au concours de mauvaise fois, et aux discours tendancieux, avec des relents belliqueux, violents et haineux’’, affirme-t-il, avant d’enchainer en déclarant que ‘’pourtant une démocratie ne se décrète pas, elle se construit patiemment en mettant au cœur une transformation de nos structures…, les droits humains s’obtiennent par l’éducation, la sensibilisation, la formation’’, laisse-t-il entendre.
Notre pays rappelle-t-il, déjà meurtri par des histoires violents et douloureuses, s’habituent dangereusement et de façon irresponsable à une culture de violence inacceptable.
D’après le ministre des doits de l’Homme, il est temps que tout le monde réalise la gravité de la situation dans notre pays ‘’A tous les gouvernants, à tous les acteurs politiques, à tous les acteurs publics, à tous les citoyens, il est temps pour chacun de prendre acte de la gravité de la situation et de faire preuve de responsabilité.
Selon lui, lorsque les jeunes meurent par arme à feu ou par armes blanches, qu’ils soient manifestants ou pas à l’occasion des manifestations publiques, quelle que soit les circonstances, les auteurs ou les motifs, la ligne rouge est allègrement franchie, et notre moralité commune gravement mise à mal. ‘’Personne ne pourra se soustraire de sa responsabilité. Une victime est déjà de trop ! Cela est injustifiable, cela doit cesser immédiatement. Cela doit être condamné par tous et sanctionné par la justice’’, martèle-t-il.
Faire des agents des agents des forces de l’ordre des ennemis il n’y a pas meilleur scenario de catastrophe collective pour notre pays, a-t-il expliqué. ‘’Pourtant être policier ou gendarme ne vous donne pas le moyen ou le droit à la vie ou à l’intégrité physique. Cela doit être condamné par tous et sanctionné par la justice’’
Chaque citoyen guinéen quelque soit ses opinions, ses origines, sa religion a droit à la sécurité de personne et de celle de ses biens. ‘’ Lorsqu’on brutalise, qu’on humilie des citoyens sur la base des préjugés, on sape dangereusement les bases de notre ordre légal. Cela doit cesser’’.
Il est impératifs selon le conférencier, que tous les acteurs politiques et publics commencent par accepter et s’habituer à condamner la violence, d’où qu’elle vienne et quelque soit les motifs, a interpelé le ministre des droits de l’homme. ‘’ Il n’est pas acceptable que dans notre pays que les condamnations de la violence soient sélectives, partiales et partielles, toutes les violences se valent. Toutes les victimes se valent, les condamnations de la violence doivent être générales et absolues’’ soutient-il, avant d’ajouter qu’à défaut, ils se rendront d’eux-mêmes complices, et donc coupables et responsables de cette violence.
La violence est un enchainement qui ne se maitrise pas, déclare M. Diaby, ‘’tout ce qui n’a pas été possible en temps de paix, ne le sera pas en temps de violence’’, rajoute-t-il.
Avant de conclure, il en appelle à tout le monde de faire en sorte que l’Etat qui est à construire ou à reconstruire ne s’affaiblisse pas, au risque de produire une société anarchique.
Diallo Boubacar 1
Pour AFRICAGUINEE.COM
|
  Rubrique: Politique  date: 09-May-2013 à 12:56:38  Partager:   :  |
|
|
|
|