africaguinne.com
africaguinne.com
N
User :
Pass :

Fin de transition en Guinée : Le Général Sékouba Konaté parle…(Exclusif)

Finalisation de la transition : Le Capitaine Dadis Camara s’exprime… (Exclusif)

Perchoir de l’assemblée : Dernière ligne droite pour le choix définitif du candidat de l’opposition

Situation socio-politique en Guinée: Ce qu'en pense l'opposant Faya Milimono

Exclusif: le président Condé demande la démission du gouvernement(officiel)


 

Detail de la News

Cautions des candidats et préparatifs des législatives: Ce qu'en pense Dr Bella Diallo, porte-parole





CONAKRY- Décidemment les décisions de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ne sont pas dénoncées que par l’opposition dite ‘’radicale’’. La mouvance présidentielle par la voix de son porte-parole, Dr Saliou Bella Diallo vient de se prononcer sur la décision de la CENI fixant respectivement la somme de 20 millions et 80 millions comme quota pour les candidats à l’uninominale et la liste nationale, a appris Africaguinee.com. Interrogé ce matin par notre rédaction, Dr Saliou Bella Diallo a déploré cette décision “unilatérale“ de la CENI et parle des préparatifs au sein de la mouvance présidentielle. Lisez !

Africaguinee.com: La CENI vient de fixer des cautions entre 20 et 80 millions de francs guinéens pour les candidats qui souhaitent participer aux prochaines élections législatives. Au niveau de la mouvance présidentielle, quelle est votre réaction?

Dr Saliou Bella Diallo:
Je pense réellement que c’est élevé, dans ce sens qu’actuellement la vie est très difficile, les partis politiques n’ont pas de ressources. Au niveau du pays, il n’y a pas un statut pour les partis politiques. Les partis se débrouillent pour assurer leur fonctionnement propre. Concernant les discussions, après une convocation par la CENI, nos délégués sont allés discuter, on a proposé 250.000 gnf par personne au niveau de la proportionnelle sur la liste nationale; un million ou au maximum deux millions pour l’uninominale. Nous pensons que les cautions fixes actuellement sont élevées, étant donné qu’il y a d’autres activités qu’il faut obligatoirement exécuter au cours de la campagne. A commencer par les éléments de markéting et de promotion du parti pour venir maintenant à la campagne et autres. La CENI (Commission électorale nationale indépendante, Ndlr) nous avait parlé d’un montant de 3 milliards pour les partis qui participeront aux élections, mais c’est extrêmement insuffisant.

Selon vous, qu’est-ce qui motiverait cette décision de la CENI ?

Cela est une manière de réduire, de diminuer au maximum le nombre de partis qui vont participer à ces élections. Puisqu’en augmentant le quota, on réduit directement le nombre de listes proportionnelles. Vous réduisez toutes les activités au niveau de l’imprimerie et de toutes les affaires y afférentes que la CENI devait consacrer pour faire des dépenses. Donc c’est en sa faveur ! Elle n’a pas tenu compte des possibilités assez réduites des partis politiques. Il faut que l’Etat et la CENI puissent favoriser l’émergence des partis de jeunes leaders.

Quelle suite après l’annonce de ces cautions?

On avait discuté au palais du people à Conakry, il n’y a pas eu suffisamment de feed-back, on avait discuté mais sans trouver de consensus. Ils nous ont dit qu’ils vont retourner au ministère des Finances et après ils vont nous faire le feed-back, mais c’est à la Radio qu’on a entendu que le quota qui a été fixé ! Donc réellement, c’est une décision unilatérale. Nous allons nous retrouver, discuter pour tenter de trouver une solution.

Qu’en est-il de la date limite de dépôt des dossiers fixée au 02 mai?

Cette date est irréaliste, étant donné qu’ils ont même ajouté à côté, dans les documents qu’ils (les commissaires de la CENI ndlr) nous envoient, que le casier judiciaire est irremplaçable. Il n’est pas question de recevoir le certificat de non-poursuite judiciaire à la place du casier judiciaire, étant donné que des gens qui sont nés dans l’espace CEDEAO, au niveau continental ou mondial, et même en Guinée, pour chercher un casier judiciaire, il faut au moins trois jours. La date du 02 mai est irréaliste, elle est intenable. Soit on veut aller aux élections, on donne des choses qui sont vraiment réalistes. Si on complique les choses, alors on permet à un nombre minime de partis de participer. Mais nous allons évaluer tout cela très prochainement, mais je pense que la CENI doit tenir compte des conditions réelles des choses avant de prendre des décisions. Le feed-back doit être permanent entre la CENI et les partis politiques. C’est ça le vrai enjeu.

Vos listes seront-t-elles prêtes avant le 02 mai ?

On est déjà en train de chercher, mais ne confondez pas (…)on ne pourra pas ! La liste nationale concerne tous les guinéens. Pour le moment on n’a même pas fini d’établir la liste, il faut que tu sois définitivement inscrit pour qu’on te demande des pièces. Et ces pièces là et tous les services nationaux et même communaux seront envahis pour la recherche des documents. Pour obtenir ces pièces, il faut assez de temps même à Conakry ici, à plus forte raison s’il faut aller à l’intérieur. Donc il ne s’agit pas de dire qu’on n’entend pas, mais c’est qu’on ne pourra pas. Personne ne peut le faire, à moins qu’il y ait des gens qui avaient été informés officieusement et qui se sont préparés à l’avance pour qu’ils puissent respecter le délai du 02 mai, sinon aucun ne pourra respecter ce délai. Cela est exclu!

Parlez-nous du choix des candidats au niveau de la mouvance…

Nous sommes en train de nous pencher là-dessus, c’est une stratégie qui nous ait encore propre. On est plein là dans. Je pense que c’est prématuré de vous donner des choses qui ne sont pas encore définitivement admises. Ultérieurement nous vous donnerons cette information.

Pour terminer, selon vous la date du 30 juin est -elle tenable ?

Qu’est ce qui va empêcher que cela puisse être tenu? Le problème de quota, nous pourrons voir la CENI. C’est un problème de feed-back, il aura lieu et nous allons trouver un terrain d’entente. Il ne s’agit pas trouver des alibis pour repousser la date. On trouvera des solutions et le processus va continuer.

Propos recueillis par Diallo Boubacar 1
En collaboration avec SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM

  Rubrique: Interview  date: 29-Apr-2013 à 16:18:26  Partager:   :

 

 
Contacter Africaguinee.com :
(+224) 664 93 38 93
(+224) 656 93 38 93
(+224) 621 75 63 63


Twitter Facebook

 

 

ONG TCHAPE
Maghreb Arabe Presse
Africabox


The Nun'S copyright -- design by Nun'S