
CONAKRY- Qu’est-ce qui a motivé le choix du Général Lamine Cissé pour faciliter le cadre de dialogue ? Quelle est la position du gouvernement guinéen sur cette désignation ? Le Porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara a apporté des précisions.
‘’Nous sommes partis d’un principe très simple. Certes nous avons présenté le Général Cissé au cadre de concertation. L’opposition radicale s’était inquiétée du fait que les Nations-Unies ne lui ont pas donné un mandat. Et c’était ça l’essentiel de leur reproche. Personne ne mettait en ce moment-là en doute l’intégrité de cette personnalité. A partir de là , la situation est très simple, seul, le gouvernement pouvait demander aux Nations-Unies de désigner un facilitateur. L’opposition ne peut pas le faire. Les Nations-Unies ne peuvent pas analyser une demande de quelqu’un d’autre que le gouvernement guinéen. De l’autre côté du processus, les Nations-Unies ne peuvent désigner un facilitateur qu’à deux conditions. D’abord, il faut que la personne soit compétente moralement, et que les parties concernées par la facilitation accepte ce monsieur comme tel’’, a précisé Albert Damantang Camara.
Le porte-parole du gouvernement guinéen ajoute que s’il n’y a pas un consensus formel sur la personne du Général Lamine Cissé, mais, il y a eu un consensus par défaut, parce que personne n’a contesté. Au contraire, poursuit M. Camara, il a même été quelqu’un qui a été considéré comme personne ressource. Mais, regrette-t-il, l’opposition est revenue encore sur cette question de forme.
Selon le ministre de l’Enseignement de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, le gouvernement ne peut que se rassurer qu’il (Général Lamine Cissé NDLR) peut ‘’nous aider, il doit être simplement considéré comme étant un facilitateur. Puisqu’on ne peut pas dire aux nations-unies que c’est seulement le gouvernement qui veut de lui, l’opposition ne veut pas de lui !’’, a indiqué Damatang Albert Camara ; ajoutant qu’il est très étonné d’entendre M. Aboubacar Sylla (porte-parole de l’opposition ndlr) dire puisque ce Monsieur (Général Lamine Cissé ndlr) a duré en Guinée, il a été contaminé des accointances.
‘’ Je pense qu’on est arrivé à un stade, quand on veut négocier on ne s’attarde pas sur certains détails. Au-delà de la question de forme, où est le véritable problème ? La situation est suffisamment grave pour qu’on ne soumette pas l’ensemble des guinéens à des questions de formes’’, souligne-t-il.
Puis de rappeler que le ‘’Général Cissé est l’un des rares ministres en Afrique à s’arrêter devant un Président de la République, et dire Monsieur vous avez perdu les élections. Il est considéré comme une sommité internationale. C’est une injure aux Nations-unies de vouloir jeter de la suspicion sur une question de procédure sur ce Monsieur-là . Si on n’a pas confiance à ce monsieur-là , alors en qui la Guinée aura vraiment confiance ?’’, s’est interrogé le ministre.
Pour lui, aujourd’hui, dans le contexte sociopolitique il y a une particularité, la situation est vraiment tendue, avoue M. Camara. ‘’Si on veut aller à ce dialogue, il faut accepter, tout ne peut être parfait… on est arrivé à un stade où on devrait faire un peu plus de discernement’’, a-t-il interpelé.
Avant de conclure, ‘’Si l’opposition considère qu’il y a un minimum de conditions qui lui permette de revenir à ce cadre de concertation, pour l’ensemble des guinéens, c’est le plus important… ; le plus important il faut qu’on aille au fond et on saura si d’un côté ou de l’autre, les gens sont de bonne foi ou non !’’.
Diallo Boubacar 1
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 01-Apr-2013 à 16:55:20  Partager:   :  |