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Affaire du 19 juillet : Un haut responsable de la garde présidentielle témoigne…





CONAKRY- Le chef de section de la garde qui surveillait la résidence du président de la République à Kipé dans la nuit 18 au 19 juillet, sous-lieutenant Moussa Donzo a été entendu ce vendredi à la cour d’appel de Conakry à titre de témoin simple dans cette affaire, a constaté sur place Africaguinee.com.

Durant son audition, lieutenant Moussa Donzo a expliqué à la Cour que le jour de l’attaque, il a entendu deux tirs de sommation. Quand il est sorti de la cour du président, il n’y avait plus personne, il a avancé vers Delta 1, il a vu un pickup garé devant lequel il y avait un homme, il a échangé des tirs avec ce dernier. Mais comme il y avait l’obscurité, il n’a pu distinguer son habillement, mais physiquement explique-t-il, il était gros. Et qu’il est sûr que ses balles qu’il a tiré ont dû touché le véhicule.

Quand il a vidé ses munitions, il se serait retourné dans la cour pour chercher d’autres munitions, à son retour, il a trouvé que le véhicule et l’individu avec qui il a échangé des tirs n’étaient plus sur place. Mais arrivé sur les lieux, il a déclaré avoir vu des traces de sang là où était stationné le véhicule pickup.

Pendant ce temps, poursuit-il, il y avait des tirs partout. Mais quand il a entendu des tirs d’obus et de roquettes, il a compris qu’il a affaire à des professionnels. Répondant à une question du président de la cour à savoir s’il y a eu une deuxième attaque, sous-lieutenant Moussa Donzo a rapporté qu’après avoir déposé les blessés au camp Samory, à son retour, il a entendu des tirs aux environs de 10 heures, quelques temps après, il a vu la garde présidentielle arrivée avec le commandant Degaulle (Commandant Aboubacar Sidiki Camara, un des accusés dans cette affaire, Ndlr).

A la question de savoir à quel moment ils ont eu des renforts, le témoin déclare qu’il ne peut le dire exactement.

Suite à ces explications, le procureur William Fernandez a soutenu qu’un des assaillants est tombé et que ce sont ses compères qui sont venus le ramasser pour le déposer à l’hôpital Ignace-Deen. C’est pour cela que ni l’homme, ni le véhicule n’étaient plus sur place. Le témoin quant à lui a maintenu qu’il a vu du sang, mais il ne sait d’où est venu le sang.

Plus loin, il dira que ce n’est vers le petit matin, il était dans la cour du président quand il a entendu des gens dire où sont les bâtards, il a dit au commandant Mory (aide de camp du président NDLR) qu’ils ont eu des renforts. Il dit avoir aperçu le général Idy Amine, le colonel Traoré, le commandant Claude PIVI et le commandant B52.

Quand il a vu le Président avec le commandant Mory, dans son état sachant qu’il est démocratiquement élu, il a pleuré. Et il a entendu deux roquettes explosées avec des rafales. A une des questions de Maitre Lamey kamano de la partie civile, le témoin confirme que, les tireurs étaient positionnés à un meilleur angle qui fait face à la chambre du président pour atteindre leur cible.

Sous-lieutenant Donzo a également confirmé qu’il y a des impacts de balles sur les concessions avoisinantes. Au moment des tirs, il dit avoir conversé avec le colonel PIVI et le colonel Traoré, mais qu’il ne peut pas en dire plus.

Maitre Mory Doumbouya de la partie civile, s’est dit satisfait de la qualité de la déposition du témoin. ‘’On a eu la conviction que le président de la République a été victime d’une attaque barbare et criminelle. Nous promettons encore qu’il y aura d’autres surprises. Il est acquis au débats que AOB était au niveau de la garde Delta 1 au moment des tirs’’, s’est il félicité.

Maitre Salif Béavogui de la défense balaie cela d’un revers de la main en affirmant que le témoin a fait un témoignage à décharge pour leurs clients. ‘’Nous nous en réjouissons’’, a-t-il dit avant de s’interroger ‘’comment concevoir que celui qui a vu et entendu et a vécu l’attaque n’ait pas été entendu durant l’enquête préliminaire ? La défense déduit que ce sont des innocents qui sont envoyés à la barre, les assaillants courent encore’’, indique Maitre Béa.

Les audiences sont renvoyées pour le mercredi 27 avril.

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com.

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 22-Mar-2013 à 20:54:00  Partager:   :

 

 
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