
CONAKRY- Ancien vice-président de l’alliance “Arc-en-ciel“, l’ancien premier ministre et leader du Parti de l’Espoir pour le Développement National, Lansana Kouyaté a adressé un message au président Alpha Condé, a constaté africaguinee.com.
Lors d’une conférence de presse qu’il a conjointement animée avec certains de ses paires de l’opposition, le leader du PEDN est revenu sur plusieurs sujets d’actualité nationale, notamment le discours tenu récemment par le chef de l’Etat…
Manifestation de l’opposition
La violence appelle la violence, il faut qu’on se ressaisisse, il faut que le Chef de l’Etat vole haut et qu’il comprenne que les invectives peuvent aboutir à des violences physiques ; on en a déjà enregistré. Est-ce que la marche est un droit ? Oui c’est un droit. Et c’est de ce droit dont nous disposons. Il ya dans certains pays des marches successives jusqu’à aboutir à la résolution des problèmes. Mais souvent on a des concitoyens qui n’ont pas le souffle ou qui sont pressés. C’est une longue marche qui exige persévérance, ténacité comme on l’a vu ailleurs pour vu que nous restions dans la égalité. C’est eux qui boycottent cette légalité.
Discours du président Alpha Condé
Pour moi c’est un discours mélimélo. On dit n’ayez pas peur, soyez calme, laissez les aboyer. Mais celui qui dit laissez les aboyer a peur. Pendant que tu dis aux gens de rester calmes, tu trouves un moyen de dire, ceux qui veulent marcher ils n’ont qu’à continuer à marcher. Ce n’est pas ce que j’attends d’un chef d’Etat. Il est fédérateur, il est rassembleur.
Dialogue politique
C’est l’opposition qui, je le rappelle, a demandé le dialogue. Sur une dizaine de revendications, on est revenu à deux ou trois par esprit de tolérance, de dialogue pour sauver ce peuple. Les trois qui restent c’est ce qui traine jusqu’ici. On parle de Ben Sékou, de je ne sais quoi, je m‘en fou de qui a choisi, mais comment a été choisi. Quiconque aura choisi sans appel d’offres, sans transparence aura mal choisi !
Donc, il y aura marche, il y en aura encore comme lui-même l’a dit ‘’laissez les marcher’’, on va marcher jusqu’à ce qu’on obtienne gain de cause. On ne se fatigue pas pour une cause qu’on trouve juste. Mais en guinée dès qu’on commence à poser les principes pour qu’on aille normalement, on dit non il faut s’accommoder. On va continuer à des accommodements qui sont d’une totale incohérence ? Si les règles sont bancales, l’application sera bancale, notre économie sera bancale, et notre succès ne sera qu’une fiction. On ne demande pas plus, pas moins. Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre, nous voulons que le pouvoir discute autour des questions sérieuses. Et ces questions sérieuses, c’est les élections à l’heure actuelle.
Le combat n’est pas fini !
Ne pensez pas que le combat sera fini quand la question de Waymark sera réglée, le vrai combat est là aussi, il faut suivre comment ces élections vont se dérouler, contrôler d’un bout à l’autre.
Tout ce qui a été obtenu jusqu’ici l’a été au forceps et c’est dommage parce qu’un Etat qui dirige ce pays devrait avoir la hauteur de faire lui-même ses propositions et d’en engranger le capital. Mais ce n’est pas ça malheureusement.
Propos recueillis par Diallo Boubacar 1
En collaboration avec SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 25-Feb-2013 à 18:50:57  Partager:   :  |