
CONAKRY- L’opposition guinéenne réunie au sein du collectif des Partis politiques pour la finalisation de la transition, l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) et le Club des Républicains (CDR), a, lors d’une conférence animée ce lundi, réitéré sa volonté d’empêcher la tenue des élections si ses revendications ne sont pas satisfaites par le pouvoir en place, a appris Africaguinee.com.
« Nous avons décidé d’engranger la vitesse supérieure en nous retirant du processus électoral, mais aussi œuvrant un chronogramme de manifestation qui montera crescendo pour encore une fois attire l’attention de l’opinion nationale de la communauté internationale sur les travers qu’enregistre le processus électoral guinéen », a lancé ce matin le porte-parole de l’opposition guinéenne Aboubacar Sylla. Qui poursuit : ‘’Nous avons donc décidé de suspendre toute participation au processus électoral tant que cette institution (La CENI Ndlr) n’accepte pas de revenir sur le droit chemin’’, a-t-il annoncé.
"Nous ne participerons pas donc à la mise en place des ces commissions administratives de révision des listes électorales (CARLE). Ceci ne veut pas dire que nous boycottons les élections à venir. Nous avons dit qu’il n’est pas question pour nous de les boycotter, nous restons fidèle à cet engagement. Nous ferons en sorte, ou qu’elles se tiennent dans la transparence requise ou qu’elle ne se tienne pas du tout jusqu’à ce que les conditions de transparence soient effectivement réunies’’, a prévenu l’ancien ministre de la communication.
Toutefois l’opposition appel le pouvoir en place à ouvrir un dialogue franc pour aplanir les divergences ‘’Nous appelons toujours sans grand espoir les autorités de ce pays à ouvrir un dialogue constructif, structuré franc avec l’opposition. Nous réitérons notre engagement à aller vers des élections libres transparentes inclusives’’, a ajouté le leader de l’Union des Forces du Changement (UFC).
Le porte parole de ces trois blocs politique de l’opposition n’a pas manqué de dénoncer ce qu’il qualifie d’actes unilatéraux que l’actuel président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) serait en train de poser. ‘’Aux nombreuses actions que nous avions déjà reprochées au president de la CENI dans sa prise de décision unilatérale, dans sa fuite en avant, dans sa violation du code électoral dans ses dispositions de la loi 016 ainsi que du règlement intérieur de l’institution, s’ajoutent d’autres actions encore tous les jours. Les dernières en date est le recrutement d’un expert de l’Union Européenne pour en quelque sorte valider Waymark en contestant les conclusions du rapport de l’OIF dissimulé pendant trois mois.
Tout récemment nous avons été informés que le transfert du fichier electoral du système Sagem à la base des données de Waymark a été effectué là aussi en catimini, on ne sait pas par qui, comment et quand. Tout ceci a été fait à l’insu de la majorité des commissaires de la CENI qui ne sont associés à aucune action qui est prise à leur nom par le président de l’institution.
Face à cette situation, l’opposition dit attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur les risques d’embrasement qu’en cour le pays si les élections ne sont pas transparentes.
‘’Nous attirons l’attention des uns et des autres sur les risques post électoraux qui peuvent dériver vers un embrasement de ce pays que personne ne peut prédire les conséquences pour notre pays et pour la sous région’’, a-t-il prévenu.
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com.
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  Rubrique: Politique  date: 25-Feb-2013 à 16:27:41  Partager:   :  |