
WASHINGTON-Les appels au travail bipartisan et à la coopération parlementaire de Barack Obama sont en train de se fracasser contre le mur de la réalité. Sur la question brûlante de la réforme de l'immigration, un des chantiers prioritaires du second mandat du président, les républicains haussent déjà le ton. A l'origine de leur mécontentement : la « fuite » dans le quotidien « USA Today » d'une ébauche de texte préparée à la Maison-Blanche. Le document prévoit la possibilité d'accorder une carte verte aux immigrants illégaux, ce qui leur ouvrirait la porte de la citoyenneté, dans les huit ans qui suivent leur demande officielle.
Les figures de proue du Parti républicain ont tiré à boulets rouges sur le texte, l'estimant bien trop laxiste. « Si cette proposition était effectivement faite, elle serait morte au moment même d'arriver au Congrès », a ainsi déclaré Marco Rubio, une étoile montante du GOP.
Paul Ryan, autre figure ascendante du Parti républicain, qui, comme Marco Rubio, pense déjà à l'échéance de 2016, a, lui, critiqué la méthode. Selon lui, la Maison-Blanche a organisé la fuite pour mettre la pression sur le comité bipartisan d'élus qui doit réfléchir à une proposition de loi. « Faire cette fuite n'oriente pas le débat dans la bonne direction, il y a des groupes à la Chambre et au Sénat qui travaillent ensemble pour faire ce travail et quand il (Barack Obama) fait cela, cela rend le processus plus difficile. » Le président a indiqué que faute d'accord rapide au Congrès, il soumettrait sa propre proposition et demanderait un vote dessus.
Moment propice
Barack Obama veut pousser les feux sur la réforme de l'immigration car le moment est propice. Les républicains ont constaté en novembre que l'électorat latino leur échappait, puisqu'il a voté à plus de 70 % pour le candidat démocrate. La majorité des quelque 11 millions d'illégaux présents aux Etats-Unis est originaire du Mexique.
Autre signe de tension entre les deux partis : la réticence des républicains à valider la nomination de Chuck Hagel au ministère de la Défense. Il s'agit pourtant d'un républicain, mais il est jugé comme trop accommodant à l'égard de l'Iran et trop critique à l'égard d'Israël par la majorité de son parti. Les républicains ont bloqué le vote d'approbation prévu la semaine dernière, mais, selon le sénateur de l'Arizona, John McCain, le Sénat devrait finalement le confirmer le 26 février.
Source:Lesechos.fr |
  Rubrique: Diaspora Guinéenne  date: 23-Feb-2013 à 15:20:29  Partager:   :  |