
DALABA- A moins de 48h des manifestations annoncées par l’opposition, le chef du département des droits de l’homme et des libertés publiques a apporté quelques précisions sur le déroulement de ces marches, a appris Africaguinee.com.
Kalifa Gassama Diaby a précisé que dans un Etat démocratique, le droit de manifester est consacré par la constitution, mais soutient-il, en manifestant, personne n’a le droit de casser, personne n’a le droit de se rendre justice.
« La critique est nécessaire dans une démocratie, mais la démocratie
n’accepte pas la violence » a indiqué le ministre devant une foule
d’Etudiants et d’élèves venus l’écouter.
« Nous devons avoir une approche critique de l’Etat en ne
l’affaiblissant pas, car en affaiblissant ces institutions, il n’y
aura pas de démocratie. Les droits de l’homme sont la seule garantie
de notre sécurité collective », informe le numéro un du département
des droits de l’homme.
« Si vous tuez l’autorité de l’Etat, vous sciez la branche sur
laquelle vous êtes assis », lâche-t-il.
A en croire M. Diaby les enjeux de la défense et de la promotion des
droits humains sont immenses, le malaise est profond, les questions
sont complexes.
« Nous sommes tous victimes et coupables dans ce pays. Mais le premier
responsable de cette situation désastreuse est l’Etat, je suis venu
vous dire qu’il faut que cela change », interpelle le ministre.
« Les droits de l’homme sont des droits naturels, ce ne sont pas un
cadeau de l’Etat, ce sont des obligations qui s’imposent à l’Etat en
vue de les garantir » a-t-il ajouté.
Poursuivant son intervention, le ministre Gassam Diaby rappelle:
« En Guinée tout le monde s’est fourvoyé dans une culture d’impunité. Cette comédie doit cesser. Parce que dans un Etat de droit, personne n’est au dessus de la loi. Une société sans loi est vouée au péril. Et quand la chaine pénale dysfonctionne, ce sont les plus faibles qui paient. La sanction est la garantie de la non-répétition. Elle est la garantie de l’ordre social », assène-t-il.
« il y a beaucoup de frustrations et de sentiment d’injustice dans le
pays » a-t-il conclu.
La visite de Dalaba a été bouclée par une rencontre avec la notabilité
de cette préfecture, où des prières et bénédictions ont été formulées.
Boubacar 1 Diallo
Envoyé spécial d'Africaguinee.com.
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  Rubrique: Politique  date: 05-Feb-2013 à 20:37:45  Partager:   :  |