
CONAKRY- Le gouvernement guinéen a dit prendre “acte“ de la décision de l’opposition d’organiser une série de manifestations dans tout le pays à partir du 7 février prochain, a appris africaguinee.com.
Tout en reconnaissant le droit pour l’opposition de manifester, le ministre porte-parole du gouvernement guinéen, Damantang Albert Camara, a regretté le fait que les débats politiques ne se fassent pas dans les instances appropriées “C’est la voie que l’opposition a choisie, elle empoche la responsabilité. C’est une voie comme une autre qui est prévue par la démocratie. Donc a priori on n’a pas particulièrement d’observations à faire, mais on souhaiterait et on préférerait que le débat politique se fasse ailleurs, dans des instances appropriées. Mais si c’est le choix qu’ils ont faits, s’ils pensent que c’est la meilleure manière pour eux de s’exprimer, on ne peut qu’en prendre acte“ a indiqué le ministre de l’enseignement technique de la formation professionnelle et de l’emploi, interrogé par notre rédaction.
S’agissant d’un des points de revendications de l’opposition sur le choix d’un nouvel opérateur qui sera chargé de la révision des listes électorales, le porte-parole de l’équipe gouvernementale a rappelé que c’est à la commission électorale nationale indépendante de prendre une telle décision “Permettez-moi de ne pas me mettre à la place de la CENI (Commission électorale nationale indépendante, Ndlr). Je pense que tous les acteurs politiques guinéens se sont suffisamment battus pour que cette institution soit indépendante dans sa gestion du processus électoral et notamment dans le choix de l’opérateur. Vous me permettrez donc de vous renvoyer à la CENI“ a souligné le ministre Damantang Albert Camara.
Selon lui, “le choix d’un autre opérateur risquerait de retarder et de compliquer d’avantage le processus électoral“. Puis de poursuivre “Donc nous, à priori, nous ne voyons pas pourquoi il faudrait changer d’opérateur. Mais, comme je vous l’ai dis, ça dépend de la CENI“.
Evoquant le deuxième point de revendication de l’opposition qui exige le vote des guinéens de l’étranger, le porte-parole du gouvernement guinéen a estimé qu’une telle décision aura des coûts énormes “S’agissant du vote des guinéens de l’étranger, c’est vraiment une option que beaucoup de pays ne peuvent pas se permettre. Ça coûte excessivement cher, en termes d’organisation. Aujourd’hui, recenser les guinéens dans 114 pays et faire un choix parmi ces pays, relève d’une entreprise qui est pratiquement impossible de réaliser dans un délai raisonnable. Je pense que les uns et les autres doivent comprendre que la représentativité des guinéens se trouve aussi à l’intérieur du pays“ a conclu le ministre Damantang Albert Camara.
A rappeler que c’est lors d’une conférence de presse tenue ce lundi, que l’opposition guinéenne a annoncé qu’elle organisera une série de manifestations dans tout le pays, ce à partir du 7 février prochain. Ces manifestations visent, selon cette opposition, à faire plier le gouvernement sur ses revendications qui se résument essentiellement au choix d’un nouvel opérateur et le vote des guinéens de l’extérieur.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
|
  Rubrique: Politique  date: 29-Jan-2013 à 22:32:23  Partager:   :  |