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Affaire du 19 juillet : Un huitième accusé raconte…





CONAKRY- Un huitième accusé dans l’attaque qui a visé le domicile du Chef de l’Etat, a été entendu ce mercredi à la Cour d’assises de Conakry. L’accusé a dans son audition nié les faits qui lui sont reprochés, a-t-on constaté sur place.

Agé de 73 ans, cet administrateur civil à la retraite est le beau frère de Baba Alimou Barry également accusé dans cette attaque, a reconnu qu’il n’pas été torturé physiquement, mais dit l’avoir été moralement. Il déclare que son beau frère Baba Alimou a été torturé devant lui.
Faisant lecture du procès verbal de l’accusé établi à la gendarmerie, le procureur William Fernandez indique qu’El hadj Boubacar Diallo a reconnu dans son que son beau frère avait des armes. La gendarmerie lui aurait fait voir les armes qui se trouvaient dans la voiture de son beau frère. Des allégations que l’accusé a rejetées en bloc.
Plus loin, le prévenu dira qu’il ne peut ni infirmer, ni confirmer la présence des armes dans le véhicule de son beau frère.

Quand les gendarmes sont venus frapper à la porte, est-ce que vous avez ouvert ? interroge le procureur. « Non, pas aussitôt parce que je ne savais pas qui était à la porte » a répondu M. Diallo.
Pourquoi n’avez-vous pas ouvert la porte aussitôt ? Continue M. Fernandez.
« C’est parce que je voulais m’assurer qui est à la porte. Ce n’est qu’après quelques échanges que j’ai ouvert la porte » indique le septuagénaire.
Maintenez vous que vous ne pouvez ni infirmer ou infirmer la présence des armes dans le véhicule ? demande à nouveau l’avocat général.
« Oui je le confirme », a laissé entendre El Hadj Boubacar Diallo.
Est-ce que vous confirmez que de votre domicile jusqu’au siège de l’Eco 18, le véhicule n’a pas pris autre direction ? interroge Maitre Mory Doumbouya de la partie civile.
« Oui je le confirme », a-t-il reconnu à nouveau.
Est-ce que Baba Alimou a subi des violences à votre domicile ? poursuit l’avocat
« Oui il a été tabassé à l’intérieur de la cour » persiste l’accusé, qui ajoute que :

« Je n’ai opposé aucune résistance. Je leur (les gendarmes ndlr) ai fait la remarque qu’ils sont responsables de ma sécurité, donc ils ne devraient pas être chez moi à cette heure parce que la loi guinéenne l’interdit. Ensuite je leur ai notifié que même s’ils voulaient de Baba Alimou, ils devaient venir avec une convocation, ou avec un mandat. Je suis étonné que les gendarmes écrivent que j’ai opposé une résistance à mon domicile jusqu’à me qualifier de rebelle », a commenté M. Diallo.
Reconnaissez vous que la détention d’armes dans le véhicule de votre beau frère garé dans votre cours, est un fait grave ?, a interrogé à nouveau maitre Doumbouya
« J’ai dit que si c’est confirmé, c’est un fait grave pour Baba Alimou à l’endroit de la loi guinéenne. Mais cela ne m’a jamais été confirmé. Ce n’est qu’à la gendarmerie que j’ai vu des armes », rapporte-t-il.
Est-ce votre arrestation obéit à une quelconque orientation politique ? demande Me Lamy Kamano.
« C’est ceux qui m’ont arrêté qui peuvent le dire, cependant je ne suis pas un amateur politique, j’ai servi mon pays loyalement jusqu’à ma retraite, je n’ai pas eu de problème » indique-t-il.
L’accusé dira ensuite que la signature apposée sur son PV n’est pas sienne.
Prenant la parole Me Bassirou Barry souligne que« c’est difficile de trouver quelque chose là où il n’ay rien. On ne peut absolument rien trouver contre El hadj Boubacar Diallo» assure-t-il.
Quel genre de violence avez-vous opposé aux gendarmes ? lui a demandé son avocat.
« il n’y a eu ni violence active ou passive contre les gendarmes » déclare l’accusé.

Suite à cette réponse de son client, l’avocat tire la conclusion que si M. Diallo avait intenté un si tout petit peu à ces gendarmes une opposition, il allait être impitoyablement massacré.
Pour maitre Barry, ceux qui se sont introduits dans le domicile d’El hadj Boubacar dans la nuit du 17 au 18 juillet sont passibles à une sanction de cinq jours à un an d’emprisonnement selon la guinéenne.
Pour cela poursuit Me Barry, il dit compter sur l’avocat général pour intenter une action judiciaire contre les gendarmes qui se sont introduit dans le domicile d’El hadj Boubacar la nuit à 3heures du matin.

Jusque là tout allait bien dans la salle d’audience, mais lorsque le nom du Chef de l’Etat a été cité par Me Bassirou, l’audience a été perturbée. Chose qui a obligé le président de la Cour M. Fodé Bangoura à suspendre les audiences avant l’heure.

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1
Pour AFRICAGUINEE.COM



  Rubrique: Dossier du Jour  date: 23-Jan-2013 à 22:35:33  Partager:   :

 

 
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