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Révélations à la cour d’assises : Des noms de leaders politiques et d’officiers supérieurs cités…





CONAKRY- Lors de l’audience de ce jeudi, Almamy Aguibou Diallo accusé de complicité dans l’attaque qui a visé le domicile du Chef de l’Etat dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011, a fait des révélations en indiquant qu’il a été forcé de signer une liste où plusieurs noms de grandes personnalités étaient inscrits, a constaté africaguinee.com.
« J’étais soumis à des intimidations, à des menaces de morts, donc j’ai été contraint de signer la liste. Il y avait deux listes, une liste noire et liste rouge a-t-il précisé. On m’a dit de soutenir cette liste, si je refusais, ils feront de moi un maillon dans une affaire (…) ».

Sur la première liste explique Almamy Aguibou Diallo, il y avait : « le nom du colonel Issiagha Camara (décédé en détention dans cette affaire du 19 juillet ndlr), le colonel David Sylla, le capitaine Hassimiou Camara, le capitaine Sarr, le lieutenant Diallo, le colonel Wann, Sidya Touré (leader du parti Union des Forces Républicaines Ndlr), M. Bah Oury (vice-président d’UFDG également accusé dans l’attaque, mais en exil du côté de la France, NDLR), Kerfalla Person Camara dit ‘’KPC’’ (PDG du groupe GuicoPress, Ndlr), le Cdt Alpha Oumar Boffa Diallo allias AOB (considéré comme le cerveau de l’attaque ndlr) », déclare l’accusé.

« Sur la liste rouge figurait certains noms de personnes proches du pouvoir. Parmi eux, il y a commandant Sékou Resko Camara (actuel gouverneur de la ville de Conakry Ndlr), le Commandant Claude Pivi (actuel ministre chargé de la sécurité présidentielle Ndlr), Aboubacar Sidiki Camara connu sous le sobriquet de ‘’Idy amine’’ », a poursuivi l’accusé dans ses révélations.
« Lors que j’ai refusé de signer les listes, ils m’ont torturé, ils m’ont pris, ils ont fait un nœud sur lequel ils m’ont tendu, après ça on m’envoyé dans une douche où on me plongeait sur le trou environs 30 à 40 seconde à chaque moment (…) » a rajouté l’accusé Almamy Aguibou Diallo.

Plus loin, l’accusé dira qu’il a été interrogé par le Commandant Lancei Condé, le Capitaine Kempès, le commandant Fabou Camara et le commandant Oury . Almamy Aguibou précise d’ailleurs que c’est là-bas qu’il a entendu le Cdt Fabou Camara parlé de la date de l’attaque du domicile du président de la République.

Almamy Aguibou Diallo âgé de 29 ans, célibataire, travaillant dans les services de renseignement de la présidence de la République aurait été arrêté le 11 juillet 2011 par son Directeur, le commandant Cheik Ahmed Tidiane Traoré. Lors de son interrogatoire, la partie civile a soutenu que le service de renseignement et de filature pour lequel l’accusé dit appartenir, n’existe plus depuis l’avènement du Pr Alpha Condé au pouvoir, car soutient Me Doumbouya, ce service n’était composé que de délateurs et de menteurs.
L’accusé quant à lui a persisté et signé que ce service existe bel et bien depuis l’avènement du conseil national pour la démocratie et le développement (ancienne junte au pouvoir, Ndlr) et que ce service a été reconduit à l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir. Ce service est domicilié à la primature a révélé Almamy Aguibou.

Toujours au camp Samory, le prévenu indique qu’il a été interrogé sur ses relations il a connu Mme Fatou Badiar. Sur ce point M. Diallo souligne qu’il a loué des Pick-up pour aider cette dame à transporter ses bagages de Enta à Kountia.

Le prévenu dira ensuite que c’est le juge d’instruction M. Diawara qui lui a appris que ce sont les Pick-up qu’il a fait louer qui ont servit à l’attaque du président de la République. Or, précise Almamy Aguibou, ces Pick-up étaient garés depuis le 11 juillet au Camp Samory. Donc, déduit l’accusé, si ce sont ces Pick-up-là qui ont servit à l’attaque du domicile du Chef de l’Etat, cela veut dire que c’est l’Etat major qui a attaqué.
Il a tout de même reconnu que devant le juge d’instruction, il a parlé librement sans contrainte.
Maitre Traoré de la défense lui demande : est ce que vous été témoin de défenestration du lieutenant t Coulibaly ? Oui, répond l’accusé.
Si vous n’aviez pas assisté à cela poursuit l’avocat, alliez vous signer ce Procès Verbal ? non, indique Almamy Aguibou.
Maitre Salifou Béavogui dira quant à lui que les infractions (complicité ndlr) pour lesquelles son client est poursuivi n’étaient pas commises au moment de son arrestation. C’est un mensonge colmaté ailleurs qui se trouve dans le procès verbal, a déclaré l’avocat.
Les audiences ont été suspendues à 17 heures pour reprendre le vendredi à 9 heures TU.

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com.



  Rubrique: Dossier du Jour  date: 17-Jan-2013 à 21:41:27  Partager:   :

 

 
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