
CONAKRY-Après les violences qui ont secoué récemment la ville de Guéckédou, le gouvernement guinéen a donné des instructions fermes aux gouverneurs, préfets et sous-préfets!Lors d'une tournée à l'intérieur du pays, le ministre de l'administration du territoire, Alhassane Condé a interdit à tous les administrateurs territoriaux de s’immiscer dans les affaires politiques, a appris Africaguinee.com.
Sur un ton ferme, le ministre Alhassane Condé a demandé aux gouverneurs, préfets et sous-préfets de ne plus participer à un meeting ou à une quelconque activité d’un parti politique, fut-il de la mouvance présidentielle. En d’autres thermes, le chef du département de l’administration du territoire et de la décentralisation a invité les responsables des structures déconcentrées à « soutenir les actions du gouvernement » et non une quelconque formation politique. Cette pratique qui était devenue monnaie courante date depuis les anciens régimes qui se sont succédé en Guinée.
Cette décision du gouvernement intervient après les violences qui avaient éclaté dans la ville de Guéckédou qui opposaient les partisans et détracteurs du préfet Boukary Keita accusé de prosélytisme en faveur du parti au pouvoir.Au moins trois personnes avaient été tuées lors de ces violences.
Même si l’opposition n’a pour l’instant pas réagi face à cette décision du gouvernement, tout porte à croire que cela contribuerait d’avantage à rassurer la classe politique guinéenne quant à la volonté réelle des autorités d’organiser un scrutin libre et transparent lors des prochaines consultations électorales. En effet, la non-participation des responsables territoriaux dans le processus électoral a toujours été l’une des revendications de l’opposition guinéenne.
Récemment, le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès, deux blocs politiques de l’opposition guinéenne, avaient menacé de ne pas participer aux opérations de recomposition des démembrements de la commission électorale nationale indépendante. L’argument avancé par ces deux blocs politiques était que le département de l’administration du territoire et de la décentralisation à travers ses représentants à l’intérieur du pays, voulait se substituer à la commission électorale nationale indépendante pour recevoir les listes de l’opposition et de la mouvance présidentielle.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction hier lundi, l’ADP et le Collectif ont finalement décidé de participer à la recomposition des démembrements de la CENI.
A rappeler que les élections législatives doivent se tenir, selon un chronogramme récemment publié par la CENI, le 12 mai prochain.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 15-Jan-2013 à 11:52:48  Partager:   :  |