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Grande interview: Jean-Marie Doré parle...





CONAKRY-"Notre unité est à la merci de n’importe quel évènement !" Le ton est lancé par Jean-Marie Doré.Fidèle à son habitude, l'ancien premier ministre ne mâche pas ses mots pour dire ce qu'il pense!Au cours d'un entretien avec notre rédaction, M.Doré parle du bilan du président Alpha Condé, la crise qui mine la scène politique guinéenne, sans oublier ses ambitions politiques avec l'Union pour le progrès de la guinée(UPG), son parti qu'il dirige depuis une vingtaine d'années.Exclusif!

AFRICAGUINEE.COM : Deux ans après l’investiture du président Alpha, quel bilan pouvez-vous tirer de sa gouvernance?

JEAN MARIE DORE : En tenant compte du contexte d’accession au pouvoir, je crois qu’on n’est pas là où on aurait dû être. La Guinée pouvait faire mieux, mais on a perdu beaucoup de temps à cause du fait qu’on a donné de l’importance à des facteurs qui ne méritaient pas. On a surévalué des données de la politique institutionnelle, de la politique économique et financière et on a oublié, à mon avis, que tout ça c’est ce que chacun ressent dans son estomac et dans sa vision. Le peuple veut manger, il veut de bons logements, il veut du courant électrique 24/24, il veut de l’eau surtout que nous sommes le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, mais c’est un château d’eau à sec qui ne sert à rien. Je crois que cette approche a été surtout marquée par ce que je reproche au président, il a privilégié une vision idéologique à une vision pragmatique politique. L’idéologue c’est un peu l’architecte, quand il prévoit le plan, tout est beau, il ne tient pas compte souvent de la structure du sol. C’est l’ingénieur qui se heurte aux difficultés minorées par l’architecte. C’est pourquoi, pour gérer un pays comme la Guinée, je conseille au président d’avoir l’idéologie parce que c’est lui qui est le phare, mais de tenir compte des aspérités du terrain. Quand vous dites que dans 10 ans il y aura ça, il faut montrer que la sauce de maintenant-là préfigure l’abondance de demain. Mais si c’est toujours l’effort qu’on demande, le citoyen commence par douter et fini par douter de la finalité. S’il n’y a que la sueur et la peine, on va dire qu’on va arriver épuisé, on n’aura pas le temps de bénéficier de ce pourquoi on a lutté pendant vingt ans. C’est pourquoi je pense que ça ne sert à rien de dire le bilan est globalement bon ou globalement négatif. Il faut rappeler à ceux qui nous gouvernent, que la Guinée est une réalité humaine, géographique, sociale, morale. Et qu’on a affaire à des hommes qui ont des besoins. Le système éducatif est complètement par terre, les maîtres ne sont pas formés, on ne fait pas d’investissement pour les former et les tares des maîtres se répercutent sur le niveau des étudiants. On a plein de diplômés qui ne sont pas compétitifs, et c’est l’un des dangers qui menacent l’avenir de la Guinée. La santé aussi est malmenée par ce que le budget aussi qu’on donne à la santé ne permet pas de gérer correctement les deux grands hôpitaux de la capitale, y compris l’hôpital des chinois à Kipé. Ne parlons pas des hôpitaux qui sont à l’intérieur du pays qui sont des mouroirs. Je les ai toujours appelé salles d’attente de la mort. Ce sont des choses pratiques qui exigent beaucoup de fonds. Donc en termes diplomatique, il faut aller vers les pays qui ont connu les mêmes situations que nous sommes en train de vivre. Moi je n’ai pas confiance au FMI (Fonds Monétaire International, Ndlr) et à la Banque Mondiale, ce sont des marchands de sable. Il faut aller vers ceux qui ont de l’argent tout de suite. Et il se trouve que la Guinée a les monnaies de change, toute la terre de Guinée, c’est des minerais dont sont privés ceux qui ont l’argent au dehors. Si j’étais aux affaires, je donne des sites contre 15 milliards pour me permettre de régler le problème de logements. Chaque guinéen a droit à un logement, chaque guinéen à droit à la santé, il a droit à être nourri décemment. Donc aujourd’hui, il faut aller vers les sources de financement surtout que nous avons de quoi rémunérer les prêts qu’on nous fait sans que ça ne crée de nouveaux problèmes.

AFRICAGUINEE.COM : Dans son discours de nouvel an, le président Alpha Condé a félicité les acteurs politiques guinéens. Cela vous inspire quoi ?

JEAN MARIE DORE : S’il l’a dit, je crois en effet il ne pouvait pas ne pas les féliciter, parce que il n’y avait aucun motif de refuser la recomposition de la CENI (Commission électorale nationale indépendante, Ndlr). Mais cette recomposition, il y a comme un relent de cette constitution incompatible avec le droit des gens, qui a fait que par exemple, nous avons été placés dans l’opposition. Je ne suis pas de l’opposition, mais beaucoup de mes réflexions recoupent les réflexions de l’opposition.


D'autres aspects recoupent les réflexions du gouvernement qui a mis tout en œuvre pour qu’on obtienne le 10ème FED (Fonds Européen pour le Développement, Ndlr) afin de corriger les inconvénients graves de l’organisation de notre territoire. Parce qu’actuellement c’est un véritable parcours de combattant d’aller de Mamou à Faranah, de Kissidougou à Guéckedou, d’aller de Mamou à Dabola etc. si les efforts qu’il a fait conclus par l’acquisition de ces fonds, au-delà de ce l’on peut critiquer, tel aspect de sa politique, mais il faut le féliciter pour avoir obtenu cela ; mais ce n’est pas suffisant pour juger une partie de l’action du gouvernement. Donc encore une fois, je n’ai pas écouté le discours, ce que je dis, je le dis sur la foi de ce que vous me dites.

AFRICAGUINEE.COM : Le Chef de l’Etat a également promis à l’opposition un statut particulier. Quelle analyse faites-vous de cette promesse ?

JEAN MARIE DORE : L’opposition doit avoir un statut. Le problème c’est de savoir le contenu de ce statut. Comme vous le savez, quand le général Lansana Conté (ancien président guinéen, Ndlr) a proposé son projet de constitution au peuple de Guinée, il était prévu qu’il n’y aurait que deux partis. La mouvance présidentielle, composée de tous les partis qui soutenaient le programme du président, et tous ceux qui d’une manière critique substantielle ou totalement s’opposaient à la politique du président. Le débat a eu lieu au forum démocratique national, au domicile du doyen Bah Mamadou (paix à son âme) et tous les partis politiques ont dit non. Mais en particulier l’UNR (l’Union Nationale pour le Renouveau de Bâ Mamadou, Ndlr) et le RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée, actuel parti au pouvoir, Ndlr) s’opposaient catégoriquement à cette limitation des courants politiques dans le pays. Et je me suis rallié à cette vision pas parce que ça venait de l’UNR et du RPG ! Mais parce c’était vrai. Il y en a ceux qui rejettent la politique du gouvernement pour un aspect, mais soutien un autre aspect. Dans l’opposition il y en a aussi qui critiquent plus ou moins sensiblement, et il y en a qui refusent catégoriquement tous ce qui vient du gouvernement. Comme il y en a qui soutiennent le président quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse inconditionnellement. Donc réduire la vie nationale à ceux qui soutiennent le président et à ceux qui ne le soutiennent pas, c’est violer le droit des gens. Et la constitution guinéenne viole le droit des gens en ne reconnaissant pas le centre. Robespierre et Sain-Juste, deux grands révolutionnaires français, ont dit que « toute loi qui est adoptée par la volonté de la majorité du peuple, mais qui viole le droit des gens est une loi cynique. Elle doit être combattue. » Parce ce qu’il ya des droits imprescriptibles à chacun, c’est votre façon d’apprécier, c’est votre façon de concevoir la vie. Je n’ai aucun droit, quelque soit mon statut de supériorité par rapport à vous, je n’ai pas le droit de vous imposer de voir la vie de la même façon que moi. Donc aujourd’hui si la loi doit respecter les droits des gens, il faut qu’il y ait la mouvance, il faut qu’il y ait l’opposition qui s’oppose à la politique du président, et il faut qu’il y ait le centre. Le centre est un lieu de réflexion et d’action de comparaison des politiques qui se développent dans le pays suivant laquelle est compatible avec la vision que nous avons de l’unité nationale, de l’intérêt national, de la sécurité nationale, de l’économie nationale, de l’éducation, de la santé etc. Cela, aucun groupe, ni de la mouvance, ni de l’opposition ne détient à lui seul la vérité absolue. Donc il faut qu’il y ait cette approche intermédiaire qui est la synthèse des extrêmes pour permette à la Guinée d’être autre chose qu’une école de pensée unique.

AFRICAGUINEE.COM : Vous articulez que la constitution guinéenne viole les droits des gens, cependant cette même constitution a été adoptée pendant que vous étiez Premier ministre !

JEAN MARIE DORE : Non ! Demandez aux gens ! Je me suis opposé catégoriquement au secrétariat général de la présidence, vous pouvez le demander à tous les gens qui étaient là-bas, tous les partis politiques, tous les syndicats qui étaient dans les forces vives. Je me suis opposé pas seulement à cause du contenu, mais à cause de la manière dont on a traité les guinéens. A l’époque les gens croyaient que c’était une bonne chose, parce que ça arrange leurs affaires. Mais c’était une offense grave à la Guinée qu’ils ont adoptée comme ça en catimini la charte nationale ! J’ai dit à Monsieur Ibrahima Fall de l’union Africaine, « est ce que dans votre pays au Sénégal on a adopté comme ça la constitution ? » c’est une insulte au peuple de Guinée. J’ai dit à l’Algérien qui représente les Nations-Unies « est ce que la constitution algérienne a été adoptée comme ça ? » Nulle part dans le monde la constitution d’un pays ne peut être adoptée comme ça. Je me suis opposé, et j’étais le seul à m’opposer en effet à l’adoption de la constitution par décret. Ce n’est pas normal. C’est pourquoi je n’accepte pas d’être dans l’opposition intégrale ou dans la mouvance intégrale. C’est incompatible avec ma formation, avec mon éducation, avec ma vision du monde, avec ma vision de la Guinée dans son présent et dans son avenir.

AFRICAGUINEE.COM : Qu’en est-il des courriers que vous aviez adressés au président de la république et à la présidente du conseil national de la transition pour les interpeller sur l’existence du centre ?

JEAN MARIE DORE : Mais non ; je l’ai dit, je pense que chacun est en train de regarder ses intérêts. Mais ils ont violé le droit des gens. Et nul n’a le droit de violer les droits des gens, même pas la constitution. Aucun traité ne peut le faire. Le peuple de Guinée a pris son destin depuis le 28 septembre 1958 et il doit s’assumer jusqu’au bout. Donc j’ai dit que je n’étais pas d’accord. Demandez à hadja Rabiatou Serah (présidente du conseil national de la transition, Ndlr) lorsque je m’étais opposé à l’adoption de la constitution. Donc aujourd’hui ce serait une erreur tragique de la part du président de la République, M. Alpha Condé, de répéter cette violation du droit des gens. Je crois que lui est un juriste, les courants de pensée sont divers, mais on peut les catégoriser grosso modo en trois. La mouvance, le centre et l’opposition. Ce qui veut dire pour être plus expressif encore, par rapport à tel ou tel évènement, mes analyses coïncident avec celle du gouvernement, je ne vois pas pourquoi je vais crier de gauche à droite, je soutiens pour la Guinée. Si l’opposition qui, par ses analyses ou ses attitudes expriment selon mon parti les intérêts fondamentaux de la Guinée, je n’ai pas besoin de consulter Pierre pour savoir si je dois faire du chemin avec l’idée et la décision de cette opposition-là.

AFRICAGUINEE.COM : Malgré sa recomposition, la CENI reste encore minée par des querelles intestines, surtout depuis l’annonce de la date des élections législatives. Pensez-vous que demander le départ de cette nouvelle équipe soit une bonne stratégie ?

JEAN MARIE DORE : Moi je crois que souvent on pêche par précipitation. La CENI est un organe d’exécution, exécution de la loi, exécution des décisions politiques.


C'est-à-dire le ministre de l’Administration du Territoire, le président de la République, ou tous les ministères de souveraineté qui ont le droit de regard dans la gestion du processus électoral. Alors quand ils se mettent d’accord parce que tout n’est pas prévu dans la loi, la CENI est chargée de l’exécuter en débattant de la méthode de régler le problème au niveau du bureau qui prépare les dossiers pour la plénière. C’est la plénière seule qui est qualifiée pour prendre des décisions au nom de l’organisation, même pas le comité. Le comité n’est pas habilité à prendre des décisions qui sortent de la CENI pour l’extérieur.

AFRICAGUINEE.COM : Aux dires de plusieurs commissaires de la CENI, le choix de la date des élections législatives n’avait pas fait l’objet de discussions au sein de cette institution…

JEAN MARIE DORE : C’est ce que je vous dis. Je crois que le président de la CENI (Bakary Fofana, Ndlr) a pêché par précipitation parce qu’à mon avis les conditions sont remplies pour qu’on débatte d’une façon sereine à la CENI. Ce n’est pas la peine d’éviter les débats. Les problèmes se créent parce qu’on évite les débats. Il faut toujours débattre. Tous les guinéens aiment leur pays. Je ne vois pas aujourd’hui quelqu’un qui veut que notre pays soit à la traine. Mais pourquoi on rejette à gauche on rejette à droite, c’est parce qu’il n’y a pas la confiance. On croit toujours que l’autre veut nous rouler. Moi je suis un optimiste par nature. Il faut sortir de cette situation en ayant confiance, en s’approchant les uns des autres. Mais si chacun se constitue en force d’inertie devant la marche de la vérité, devant la marche de l’intérêt national, alors la Guinée en dépit des efforts, en dépit des possibilités, nous n’irons nulle part. Il faut la confiance parce que sans la confiance il n’y pas d’unité nationale. Les gens ne se trouveront en confiance que dans leur milieu ethnique et en ce moment là ce n’est pas la peine de parler de la nation ! Il faut une synthèse de toutes les forces qui constituent la nation guinéenne. La moyenne guinée, la basse guinée, la haute guinée, la guinée forestière, ce sont des pôles de culture. Mais l’histoire a voulu que nous soyons appelés guinéens, c’est un défit qui nous ait lancé. Il faut construire donc cette Guinée-là en se jetant à l’eau. En se disant que moi je suis prêt à travailler avec un peulh, un malinké ou un soussou, ce qui m’intéresse en travaillant avec l’un d’entre eux, c’est la compétence. Je crois que la recherche de l’unité nationale suppose des sacrifices d’amour propre. C’est très important parce que constamment il faut faire le point. Il ne s’agit pas de faire des réunions d’imams, d’évêques ou de forêt sacrée. Non ! La réponse à notre quête à l’unité nationale, c’est la façon dont ceux qui détiennent une parcelle de l’autorité de l’Etat vont se conduire vis-à-vis des populations. Si le gouvernement s’engage résolument dans la bonne voie, je ne vois pas pourquoi je vais me mettre à crier, si c’est l’opposition je ne vois pas pourquoi mon raisonnement recoupant la leur, mais on fait avec ! Mais je ne vais tomber dans les extrêmes, mon éducation me l’interdit formellement.

AFRICAGUINEE.COM : Parlons à présent de votre formation politique l’UPG. Comment se prépare-t-elle à seulement quelques mois des futures échéances électorales ?

JEAN MARIE DORE : Mon parti s’épanoui, il tient la base solidement. Nous ne faisons pas la politique au micro des radios et des télévisions. Vous avez des gens qui parlent tout le temps tout le temps à la radio, non ce n’est pas là-bas la politique. C’est le terrain. On tâche de convaincre les gens. L’UPG (l’Union pour le Progrès de la Guinée, Ndlr) a choisi dans le nouveau contexte guinéen de coller au terrain et de moins s’épandre dans les medias. C’est le résultat des élections qui vont classer les partis politiques.

AFRICAGUINEE.COM : votre mot de la fin ?

JEAN MARIE DORE : Je pense que notre pays a des problèmes qu’il faut chercher les moyens les plus efficaces et le moins généreux, à les évacuer. Parce que j’insiste sur la confiance, le premier à prendre les initiatives pour montrer qu’il faut qu’il y ait la confiance dans ce pays, c’est président de la République.
C’est pourquoi je ne quitterais pas le centre, je peux coopérer avec l’opposition si nos points de vue coïncident sur les élections, sur l’économie, sur l’organisation des finances, sur l’organisation du territoire. Et moi j’ai un dada, il faut créer une école d’administration qui forme le personnel de l’Etat à sa mission. Il faut que les règles légales édictées, que les préfets l’appliquent. Mais ils ne doivent pas être les salariés personnels du président. Parce qu’à la fin ça se retourne contre le président. Il faut faire un effort sur soi-même pour éviter que les préfets n’utilisent leur poste pour faire autre chose, parce qu’ils sont opportunistes. Vous leur demander un doigt, ils vont couper cinq. Et puis à la fin celui qui est jugé à leurs méfaits, c’est le président de la république et le gouvernement. Parfois le président ne donne pas des instructions aux préfets de faire ça, mais ils veulent tellement plaire pour rester dans leur fonction jusqu’à sa mort, qu’ils vont au-delà de ce qu’il croient être le désir du président.

Quand il tend la main vers l’opposition, l’opposition aussi doit être tenue de prendre la main. C’est au bout du chemin qu’ils vont faire qu’on s’apercevra si le président a tendu sincèrement la main, ou s’il a voulu dribler l’opposition ! Mais si on reste chacun dans ses positions, ça ne peut pas aller comme ça. La Guinée n’a pas besoin aujourd’hui de ces discours extrêmes. La Guinée veut unir ses enfants, il y a des gens qui souffrent de l’ostracisme rampant qu’on constate gauche comme à droite. Ce n’est pas bon ! La guinée risque d’en mourir, or il faut coûte que coûte que la faiblesse des hommes, la limitation intellectuelle ou morale des hommes n’entament pas notre énergie pour la construction de la nation. Cette construction c’est de faire la symbiose de la base guinée, du Foutah, du mandé et de la forêt obligatoirement. Si c’est raté, alors on a échoué. Et je termine par un mot de voltaire, il a dit : « il y a quatre manière de perdre son temps, ne rien faire, ne pas faire ce que l’on doit, le mal faire ou le faire à contretemps ». On fait quelque chose en Guinée, mais ça ne sert à rien du tout.

Je vais ajouter quelque chose, pendant les élections, il y a eu deux débordements. Un à Siguiri et un à Pita. J’ai relevé de ses fonctions le préfet de Pita, alors que beaucoup de nos compatriotes sont venus me faire des reproches. Je n’ai pas relevé le préfet de Pita parce qu’il y a eu des bagarres à Pita, c’est parce qu’il a commis un acte de forfaiture. Il est les protecteurs de tous les fonctionnaires de Pita. Mais il a appelé les populations pour leur dire que les fonctionnaires étaient chez lui. Heureusement qu’un d’entre eux a entendu, il a dit foutons le camp. Ils ont été protégés par les gendarmes. Le préfet a dénoncé les fonctionnaires dont il avait le devoir de protéger aux manifestants qui voulaient les lyncher.
A Siguiri, c’était une bagarre entre deux communautés et le préfet n’avait pas les moyens de faire face à cette situation. Le préfet n’a pas pris partie contre les peulhs poursuivis par les malinkés. Je regrette profondément, je condamne ces violences inutiles qui ont failli venir à bout de note unité fragile. Notre unité est à la merci de n’importe quel évènement !

Interview réalisée par Diallo Boubacar 1
Pour AFRICAGUINEE.COM

  Rubrique: Interview  date: 10-Jan-2013 à 09:24:52  Partager:   :

 

 
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