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Guéckédou: le gouvernement demande "pardon"aux populations

GUECKEDOU-Après les affrontements qui ont fait au moins deux morts entre partisans et détracteurs du préfet Boukary Keita, le gouvernement a officiellement demandé "pardon" au populations de cette ville, a constaté Africaguinee.com.A ce propos, voici l'intervention du ministre de l'agriculture, Marc Yombouno lors de sa mission à Guéckédou...
(…) Le président a sollicité le pardon, le gouverneur (le gouverneur de la région de Nzérékoré NDLR) a sollicité le pardon, le président du Conseil Economique et Social (CES) à sollicité le pardon. Je crois que le plus grand acte qu’un humain puisse faire est le pardon. Ces évènements ne doivent pas nous amener à refuser le pardon. Le gouvernement sollicite encore le pardon pour que la vie revienne à la normale. Que cet acquis de paix soit pérennisé, que n’importe qui revienne pour accompagner les sages. Que tous ceux qui ont des velléités en tête, qu’ils les gardent à leur niveau. Les sages ont bien dit que ce n’est pas parce que l’Etat est faible, il a respecté les citoyens. Mais un citoyen qui se considère aussi comme étant hors la loi, l’Etat le considère comme tel. Et maintenant c’est qui va être fait. Ne pensez pas que l’Etat est faible. On a voulu passer par la conciliation, ce qui est là comme ça est un acquis, celui qui fera le contraire se verra devant la loi.
Quel est le point de revendication que la délégation n’a pas touché ? C’est un seul point. Tous les autres ce sont des motifs. La revendication était le départ du préfet. Après il y a eu d’autres points additifs le deuxième jour. Libération des jeunes emprisonnés, la restauration du comité directeur.
Je vais décortiquer les trois points. Le préfet n’est pas un élu, c’est un administrateur. Cette délégation n’a pas le pouvoir de le révoquer quelque soit le feu qui allait être mis sur nous, on n’a pas l’autorité de sortir un décret. Donc comprenez cela. Il en de même pour le secrétaire général.
En ce qui concerne la libération des jeunes, les jeunes qui étaient à la première négociation, la gendarmerie a sorti des preuves, des vidéos filmées. Il y a des jeunes qui étaient en armes qui disaient qu’il y a le plan B et que c’est le plan A qui a été réalisé. Nous, entant que conciliateur, on a demandé à la gendarmerie de voir tous ceux qui ne sont pas dans des situations de détention des armes à feu, comment les libérer. Ils ont accepté nos doléances. Le jeune étudiant qui a été appréhendé avec celui qui avait l’arme dans un coffre de voiture a été libéré.
La justice continue son travail ; actuellement le Pr Alpha Condé a peur de dire à la justice fais ça ! C’est la justice même qui a dit que ce jeune pouvait être libéré, mais les autres d’un côté et de l’autre côté du pont, il y a quelqu’un qui est dans les mêmes conditions qui est celui qui a été arrêté vers là .
Mettez vous à notre place, ce n’est pas de nos prérogatives d’infléchir une décision de la justice, que cela soit clair, ce n’est pas la délégation qui refuse de libérer.
Le comité directeur, je crois qu’il y a une procédure judiciaire engagée contre ce comité pour un détournement de 23 millions de francs guinéens, l’argent de la jeunesse. Je crois que les jeunes qui revendiquent aujourd’hui ont porté plainte contre ce comité qui a mal géré les bien de l’Etat. Ça aussi est processus juridique, on n’a pas le pouvoir de mettre là -dans.
Alors quelles solutions peut-on apporter ici, sinon que de demander le pardon et de nous laisser remonter les informations à qui de droit. Si vous voyez que tous ont accepté le mémorandum des sages, la basse côte l’a dit, le doyen du Foutah l’a dit que nos actes ont prouvé qu’on s’est abaissé. On n’est pas venu avec des manteaux de ministre ou de président d’institutions républicaines. On a demandé pardon partout où on est passé. On a dit que ce que les gens demandent ne sont pas de nos ressorts, mais on remonte l’information à qui de droit. Les sollicitations mêmes sont adressées à des autorités qui ne sont pas parmi nous. La plate-forme adresse à M. le ministre de l’Administration du territoire.
Donc nous prions surtout les religieux de passer le message de pardon. Même Jésus Christ avant de mourir a dit ‘’ maitre pardonne leur parce qu’ils ne savant pas ce qu’ils font’’. Qu’est ce qui est plus grand que ça. Le préfet on lui a dit que tout ce qui se passe tourne autour de lui, il a dit qu’il demande pardon. Partout il a demandé pardon à la jeunesse. Quoique, voyons aussi l’acte qu’il a posé. Si on n’a pas d’autres idées derrière, on ne pourra pas brûler Guéckedou à cause de ça. C’est pourquoi nous demandons aux sages à amener tout le monde à accepter ou à ne pas accepter. Et la majorité a accepté pour l’amour, pour l’intérêt de Guéckedou que nous regardons. Comme la majorité a accepté le mémorandum, même les partis politique ; autre citoyen qui dira le contraire sera en contradiction avec la loi. Elle sera appliquée dans toute sa splendeur. Je vous demande encore le pardon pour que Guéckedou puisse évoluer maintenant.
L’argent a peur du bruit. Tant qu’on sera dans ce magma de revendications, nous n’aurons pas de projets, nos enfants n’auront pas d’emplois, mêmes les ONG vont quitter. Nous avons des fils Kissiens qui sont préfets ailleurs, si nous insistons sur ça, ils vont les chasser aussi ! Si vous dites que c’est toute la population de Guéckedou, et ceux qui disent vive le préfet, des Kissiens mêmes. Des Kissiens ont été chassés. Donc oublions tout cela. Moi je remercie l’acte de la jeunesse, je remercie leur engagement pour aller dans le sens de la paix.
Diallo Boubacar 1
de retour de Guéckedou
pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Echos de nos régions  date: 02-Jan-2013 à 18:29:03  Partager:   :  |
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