[IMG1]Les ex-rebelles ivoiriens des Forces nouvelles (FN) ont annoncé mardi qu'ils redémarreraient à partir du 2 mai leur "regroupement", première étape du processus de désarmement des ex-combattants.
La relance du regroupement, déjà annoncé à plusieurs reprises depuis l'accord de paix de Ouagadougou de mars 2007, a été décidée lors d'une réunion mardi matin au quartier général de l'ex-rébellion, à Bouaké (centre).
La réunion s'est tenue en présence du chef des FN, le Premier ministre Guillaume Soro, et des responsables du mouvement, notamment tous les commandants militaires.
"Le premier groupe qui va démarrer ce plan de regroupement est le groupe (comprenant les éléments FN) de Bouaké et Séguéla (centre-ouest)", a indiqué à la presse le général Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major de l'ex-rébellion.
"Cela va démarrer effectivement le 2 mai prochain", a-t-il précisé en expliquant que tous les éléments des FN allaient progressivement se regrouper sur les sites récemment remis aux FN après leur réhabilitation par l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).
Le chef d'état-major n'a pas voulu donner de "dates rigoureuses" sur la fin du regroupement car il faut, a-t-il expliqué, que les moyens mis à la disposition par le gouvernement de Côte d'Ivoire (...) "suivent au fur et à mesure".
Le regroupement devrait toutefois être achevé "bien avant les élections", a dit le général Bakayoko.
Cette annonce intervient à la veille de l'arrivée à Abidjan du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et une semaine après la fixation par le gouvernement de M. Soro de la date du premier tour de l'élection présidentielle, prévu le 30 novembre.
A l'issue du regroupement, une partie des ex-combattants est censée être reversée dans l'armée régulière, tandis que l'autre doit être démobilisée via un "service civique national", en création, ou un programme de réinsertion.
Le processus de désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR) est prévu dans l'accord de paix de mars 2007 signé entre le président Laurent Gbagbo et les FN.
Prévu dès 2003, ce processus a été relancé à plusieurs reprises depuis l'accord de paix mais sans succès. Les ex-rebelles, qui contrôlent la moitié nord du pays, ont attribué ces échecs à un manque de "moyens financiers".
En mars, le président Gbagbo a répété que le désarmement, avec ramassage des armes, devait être réalisé "avant les élections", tandis que ses partisans ont précisé récemment qu'il fallait un "désarmement total" des ex-rebelles avant le scrutin.
Les FN ont expliqué de leur côté que le désarmement était indissociable de la réinsertion des ex-combattants et à la restructuration de l'armée régulière, avec intégration d'une partie des ex-rebelles, deux volets du DDR toujours au point mort.
Africaguinee.com
Source:AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 23-Apr-2008 à 10:16:58  Partager:   :  |