
JOHANNESBOURG- L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme « Human Rights Watch » vient à son tour d’inviter les autorités guinéennes à traduire en justice de manière rapide, les responsables de l’assassinat de la directrice nationale du trésor, Mme Aissatou Boiro, a appris africaguinee.com.
« Les autorités guinéennes devraient, de manière rapide et transparente, traduire en justice les responsables de l’assassinat, le 9 novembre 2012, de la directrice nationale du Trésor public, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Aissatou Boiro enquêtait sur un cas de corruption à haut niveau, ont indiqué ses collaborateurs à Human Rights Watch » a indiqué cette organisation de défense des droits de l’Homme.
Selon Mme Corinne Dufka, chercheuse senior sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch
« Le meurtre d’Aissatou Boiro est bien plus qu’une tragédie individuelle. Les autorités doivent traduire en justice les responsables de cette attaque horrible. » a-t-elle souhaité au près des autorités de Conakry.
Human Rights Watch a rappelé que Mme Boiro, selon de nombreux témoignages, menait une enquête sur un détournement de fonds publics présumé de plus de 13 milliards de francs guinéens (1,8 million de dollars américains), et queLes Guinéens et de nombreux observateurs avaient exprimé leur espoir de voir les élections de 2010, qui ont porté le président Alpha Condé au pouvoir, constituer un tournant démocratique dans un pays affecté par une série de dirigeants autoritaires et abusifs.
« Le gouvernement ne devrait pas céder face à des actes d’intimidation liés à des affaires anticorruption », a précisé Corinne Dufka. « Ce meurtre affreux devrait plutôt soulever la nécessité d’intensifier la lutte contre la corruption qui, depuis des décennies, nuit au développement du pays et au respect des droits humains en Guinée. »
Ahmed Tounkara
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 17-Nov-2012 à 20:52:11  Partager:   :  |