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Génocide rwandais:Paul Kagamé,victime ou coupable?





Aujourd’hui, plus de 10 ans après le génocide rwandais,cet épisode cauchemardesque de l’histoire de l’Afrique, les responsabilités ne sont toujours pas situées.La semaine, dernière, le Gouvernement de Paul Kagamé défrayait encore la chronique en annonçant la suspension de ses relations diplomatiques avec la France qu’elle accuse d’avoir (ce qui n’est pas une Nouvelle d’ailleurs !) encourager le génocide de 1994.

Paul Kagamé, l’homme fort de Kigali, vient ainsi de remettre sur la table la nébuleuse question de la responsabilité du génocide Rwandais. Au moment où d’autres informations viennent aussi conforter sa propre responsabilité dans l’assassinat de Habiyarimana qui fut le déclencheur de “l’apocalypse”.

L'on se rappelle ce 6 Avril 1994, la nuit est déjà tombée sur Kigali, au Rwanda, la région inter lacustre d’Afrique encore appelée la région des milles collines.Un Falcon 50 avec un équipage français amorce son atterrissage sur l’Aéroport international de Kigali avec à son bord des passagers VIP de premier plan:

-Juvénal Habyarimana, président de la République du Rwanda.
-Cyprien Ntaryamira, président de la République du Burundi.


Pendant que l’avion s’apprête à atterrir, il est frappé de plein fouet par un des deux missiles tirés sur l’avion selon de nombreux
témoignages.De cet accident, il n’eût aucun survivant et ce fut le déclencheur du plus retentissant génocide de l’histoire de l’Afrique.

“Dans les heures qui suivent l'attentat, la Garde Présidentielle et les "Interahamwe" bouclent tous les quartiers de Kigali, dressent des barricades et commencent à exterminer les opposants hutus promis à des fonctions importantes dans les institutions de transition selon les accords d'Arusha, et entament ensuite le génocide”

Le génocide fera d’Avril à Juillet 1994, plus de 800.000 morts et plus de deux millions cinq cent milles déplacés. Une véritable catastrophe humanitaire à laquelle l’opinion internationale a assisté atterrée mais curieusement impassible.

Après dix ans, plusieurs points de vue restent partagés dans toutes les hypothèses avancées dans cet imbroglio juridico-politique.

Le silence éloquent de la France !

Malgré quelques efforts consentis cette année qui ont permis de lever le secret sur quelques dossiers de la DGSE (services de renseignements français), la France semble toujours se cramponner sur le silence dans cette affaire

Dans un livre publié en 1996, Filip Reyntjens, un universitaire belge affirme que “les renseignements militaires belges et américains lui ont assuré que les missiles SAM-16 Gimlet qui ont abattu l'avion proviennent d'un lot saisi en février 1991 par l'armée française en Irak, lors de la guerre du Golfe, et acheminé en France.”

Selon Stephen Smith,(Ndlr:Il était journaliste au quotidien Libération au moment des faits et très proche des services de renseignement français): « l’attentat serait commis par le FPR avec une très probable participation d’un mercenaire français et il confirme la présence d’un commando français au lendemain de l’attentat pour récupérer les têtes de missiles, ainsi que la boîte noire de l’avion ».

Dans tous les cas, une chose est certaine, les troupes françaises étaient présentes à Kigali le 6 Avril 1994 et elles n’ont rien fait pour empêcher les massacres. Et mieux, le comportement déjà fuyant de la France à l'époque, ne plaide pas en faveur de son innocence totale.

Le porte-parole de la commission parlementaire française désignée en 1998 pour enquêter sur une éventuelle responsabilité de la France dans ce Génocide a livré un rapport qui, même s’il dédouane la France, condamne « les dérives racistes de l'ancien régime rwandais soutenu jusqu'au bout par Paris alors que l'épuration ethnique avait commencé et que le génocide se préparait sous la protection française ».

La politique rwandaise de la France des années 90-93 a accru la coopération militaire avec le régime ethnocentriste de Kigali de l’époque. Et il est évident que la France n’a souligné nulle part, et ce publiquement les menaces de Génocide dans le pays.

Bref lorsque le Génocide se produisait et la France n’a rien mis en œuvre pour que cessent les massacres. Pas qu’elle seule d’ailleurs, mais la différence avec les autres est qu’ils ont tous demandé pardon aux victimes Rwandaises.

La Surdité des Nations unies et de la communauté internationale

La « défaillance » des nations unies a aussi été avancée comme sérieux handicap pour maîtriser les flux d’agressions dans les régions pendant le Génocide.Nombre d’observateurs pensent que les forces onusiennes ont observé les massacres à quelques mètres de leurs camps.

Selon René Backmann(Ndlr:article paru dans l’hebdonadaire Le Nouvel Observateur N°1785 du 21 au 27 janvier 1999):« les messages du chef des Casques bleus, le général Dallaire, à son chef Koffi Annan, notamment sur l'armement des Hutu et les préparatifs d'un génocide imminent, sont demeurés sans suite. Pis : l'assassinat de dix soldats belges a précipité le retrait des "soldats de la paix" et encouragé les tueurs à poursuivre leur besogne impunément. »

Et selon la Société pour les peuples menacés, le Secrétaire Général de l’ONU Boutros-Boutros Ghali aurait reçu 3 mois avant les massacres des informations précises sur le génocide prévu, qu'il a retenu, empêchant du même coup des interventions en vue de l'éviter. »

Les yankees, toujours fidèles à leurs politiques

Les Etats-Unis quant à eux opposeront leurs veto au déploiement d’une force d’interpositions pendant les massacres.À cela s’ajoute l’héritage colonial belge que tous les historiens pointent du doigt dans la constitution d’un Etat ethnocentriste.

Paul Kagamé, le diable ou le sauveur?

De plus en plus de témoignages confortent l’hypothèse de la participation de Paul Kagamé à l’attentat du 6 avril 94.On sait d’un transfuge du FPR réfugié au Congo, qu’il aurait participé à une réunion à Bobo Djoulasso où l’on aurait décidé de la mort du Président Habiyarimana et pas plus tard que la 21 Novembre dernier, le Juge Bruguière soutenait que le Président Kagamè, ainsi que les membres de son Gouvernement seraient impliqués dans l’attentat du 06 Avril 1994.

Jean Louis Bruguière requière des poursuites au tribunal pénal international pour le Rwanda contre Paul Kagamé et ses proches dont le très célèbre Chef d’Etat major des armées James Kabérébé.

Peut être piqué au vif par ses accusations ou sentant que le juge antiterroriste français est tout près de la vérité, l’ancien Major Général au moment des faits et actuel Président du Rwanda décide de suspendre les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda.Avec la bénédiction de Kagamé, une manifestation antifrançaise a été organisée dans les rues de Kigali la semaine dernière.Bénéficiant de l’humanité présidentielle, Paul kagamé ne pourra concrètement être entendu qu’ à la fin de son mandat prévu en 2010.

En tout état de cause, ni le FPR, ni les Hutu extrémistes ou encore les responsables moraux que sont les pays comme la France, la Belgique, les Etats unis ne sont lavés de soupçons .

Le négationnisme persistant n’a souffert d’aucun dérangement avant l'action en justice du juge Jean Louis Bruguière contre Paul Kagamé et ses proches. Aujourd’hui plus qu’hier, les Rwandais et le monde entier en droit de connaître la vérité sur ce d’aucuns qualifient de « troisième génocide » de l’histoire de l’humanité.

Au jour d’aujourd’hui, les preuves s’amenuisent victimes de l’usure du temps. Il en est de même que les sites du génocide qui succombent peu à peu au climat tempéré des collines.Les charniers doivent êtres exhalés, de même que la vérité des âmes des témoins. Pour qu’enfin les Rwandais retrouvent la paix ; celle du cœur.Comme le dit le proverbe des milles colines:"Dieu passe ses journées ailleurs, mais il rentre dormir au Rwanda".

A la semaine prochaine!!!

Alpha Bacar BARRY
Buntigford,UK
Africaguinee.com

  Rubrique: Coup de gueule  date: 04-Dec-2006 00:00:00  Partager:   :

 

 
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