
CONAKRY- De quel bord politique appartient l’UPG, le parti de l’ancien premier ministre Jean Marie Doré ? Selon son leader, l’Union pour le Progrès de la Guinée travaillera au compte de l’opposition au sein de la nouvelle commission électorale nationale indépendante, a appris Africaguinee.com.
« Nous travaillerons loyalement avec l’opposition dans l’intérêt supérieur de la nation. Nous sommes dans le groupe de l’opposition, mais cela ne change pas notre façon de travail. Nous allons travailler dans l’honnêteté avec elle pour avoir des élections propres et crédibles » a promis Jean Marie Doré.
Sur le choix d’un représentant de l’UPG à la CENI, M. Doré dira qu’il « ne comprends pas pourquoi, il y a eu toute cette tempête dans un verre d’eau parce que la CENI est une structure technique chargée de gérer les élections dans le cadre de la loi. Mais pour faire une bonne CENI il faut que ce soit des partis crédibles qui animent la CENI (...). Les élections présidentielles sont une affaire de star, les vraies élections sont les élections législatives. »
« Nous nous sommes battus pendant des années pour avoir une institution capable de gérer les élections de façon honnête. Ça aurait été une gigantesque perte si Jacques Gbonimi n’était pas à la CENI. L’UPG ne pouvait pas ne pas être à la CENI. Notre place est là -bas avant tout le monde » a poursuivit le secrétaire général de l’Union pour le Progrès de la Guinée.
S’exprimant sur la société Waymark, il a précisé que les machines de cette société ne sont pas adaptées pour la révision des listes électorales en Guinée. L’UPG n’a pas de vexation par rapport à la société qui sera chargée de réviser les listes électorales. Cependant dira Jean Marie Doré, les rapports du PNUD (programme des nations unies pour le développement, Ndlr) et de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie, Ndlr) ont tous montré des faiblesses incontournables de la société Waymark, c'est-à -dire l’inadaptation de ses machines à faire de la révision.
Puis de s’interroger sur ce qu’il a qualifié « d’obstination » du pouvoir en place à vouloir garder cette société.
« Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement fait tout pour mettre du retard dans la mise en œuvre de son programme. Le choix de la société qui sera chargée de réviser les listes électorales ne doit pas empêcher la vérité politique dans notre pays ! » A-t-il martelé.
« Si quelqu’un veut amener le vote à la CENI, c’est qu’il veut frauder. Le choix de la société qui sera chargée de réviser les listes électorales est une affaire du gouvernement et des partis politiques (…) mais regrette-t-il, Waymark ne facilite pas la tâche à Alpha Condé » estime l’ancien premier ministre Doré.
Poursuivant sur cette lancée ; il a promis que son représentant travaillera du côté de l’opposition à la CENI dans l’intérêt supérieur de la nation, tout en gardant son obédience politique,
Quant à l’autre question touchant le vote des guinéens de l’étranger, l’ancien premier ministre de la transition souligne qu’il faut que leur vote soit entièrement pris en compte. « Il faut que le vote des guinéens de l’étranger soit clairement pris en compte. Ils doivent voter sur la liste liste nationale. C’est l’exercice de leur droit » a-t-il précisé.
Avant de terminer le conférencier a émis le souhait que le président de la République convoque la classe politique responsable pour trouver une solution face à ces problèmes, « je souhaiterais vivement que le président de la République à son retour d’Abuja convoque la classe politique responsable pour trouver une solution à ces problèmes » a-t-il lancé.
Boubacar 1 Diallo
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 10-Nov-2012 à 20:37:46  Partager:   :  |