
CONAKRY-Le président de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG) vient de lever l’équivoque sur le choix de son représentant à la CENI aux côtés de l’opposition, a appris Africaguinee.com.
L'ancien premier ministre de la transition a précisé que l’opposition est composée de la droite extrême et de la gauche en passant par le centre. Mais il a plu au législateur a-t-il dit, « de ne pas tenir compte de cet esprit de la constitution et de faire une loi à un sens. La mouvance et l’opposition. Et il a plu au Chef de l’Etat de me passer sans consultation dans l’opposition.»
Dans tous les cas de figures les représentants de la CENI qui viennent de prêter serment ne peuvent pas se substituer au partis politiques a-t-il indiqué.
Quand à la place de son représentant entre la mouvance ou l'opposition, Jean-Marie Doré ajoute: « Il faut prévoir dans un amendement de la loi, la place autonome du centre dans ses différentes colorations. Mais la vie consiste à faire avec la réalité du moment, puisque nous avons été placé dans l’opposition, nous allons essayer de faire de la Guinée à ce que les partis politiques aident à aller de l’avant. » A déclaré l’ancien Premier ministre de la transition.
S’exprimant sur le recours de demande en annulation introduit par le collectif et l’ADP, il précise que « C’est le droit le plus absolu de l’ADD et du Collectif de recourir à la cours suprême pour demander l’annulation du décret, mais ajoute-t-il, recourir à cette institution ne veut pas dire qu’on crée le droit ! C’est pour obtenir une interprétation correcte de la loi ! Cela n’engage pas la cour suprême. On peut recourir à la cour suprême comme on veut, contre un acte jugé soit illégal, soit arbitraire du pouvoir exécutif. Mais il faut s’attendre à la décision de la courssuprême pour en faire une opinion. L’ADP et le collectif en recourant contre la décision la décision du Chef de l’Etat, c’est un droit constitutionnel, nul n’a le droit de leur interdire de faire ce recours. Puisque nous-même nous avions demandé qu’on amende la loi. » A laissé entendre Jean Marie Doré.
« Je pense que pour faire des élections apaisées, il ne faut pas qu’il y ait de contestations inutiles qui freinent la marche de la Guinée vers l’avant. » a-t-il souhaité.
Selon le leader de l’UPG, « la solution aurait été de faire l’amendement de la loi, et reconnaître la jeune démocratie multipartite et intégrante, la place du centre. Ça aurait évité tous ces débats inutiles. Centre, mouvance ou opposition, l’intérêt c’est de travailler pour la promotion de la Guinée. On ne peut faire la promotion de la démocratie qu’en faisant de bonnes lois pour qu’on s’attaque à l’essentiel » a conclu Jean-Marie Doré.
Jeudi, les nouveaux membres de la CENI ont prêté serment et Bakary Fofana a été élu nouveau président de cette institution chargée d’organiser les élections dans le pays.
A noter que le collectif et l’ADP ont déposé un recours auprès de la cour suprême pour demander l’annulation du décret présidentiel qui a désigné les 25 membres de la CENI. Ces deux blocs de l'opposition exigent que leur liste de 10 représentants soit prise en compte dans son intégralité. Ils accusent le pouvoir du président Alpha Condé d’avoir délibérément retiré le parti de l’ancien chargé de communication de la CENI, Thierno Seydou Bayo, au profit de celui de Jean Marie Doré.
Nous y reviendrons.
Boubacar 1 Diallo
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 02-Nov-2012 à 13:40:46  Partager:   :  |