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Future CENI: Amadou Oury Ditinn du PUD accuse Cellou, Sidya et de Lansana Kouyaté…

CONAKRY- Lors d’une conférence de presse animée ce vendredi, le président du Parti de l’Unité pour le Développement (PUD)a expliqué les circonstances qui ont concouru à l’exclusion de son parti sur la liste des partis politiques désignés pour représenter le collectif et de l’ADP à la future CENI, et à la non démission de son représentant au CNT, a constaté Africaguinee.com.
Selon le conférencier, l’exclusion de son parti sur cette liste est injuste et injustifiable. ‘’ ce sont les trois anciens premiers ministres qui ont décidé (Cellou, Sidya et Lansana Kouyaté ndlr) qui doit être à la CENI’’ a-t-il accusé.
Une décision politique s’apprécie par son impact entame-t-il, ‘’nous avons essayé d’analyser l’impacte de chacune des décisions. Si nous, qui avons des représentants à la CENI, ils démissionnent, on avait l’avantage de faire en sorte que la CENI ne réunissent pas les deux tiers. Donc ceux qui restent, étaient obligés de démissionner parce qu’ils ne pouvaient plus siéger. Immédiatement j’ai appelé les collègues du parti pour leur demander de signer la démission du de notre représentant à la CENI. S’il y a un qui est décédé, nous réussissons à faire démissionner 7 plus la démission du président, cela fait 9, qui constituent plus du tiers, les restes ne constituant pas les deux tiers, la CENI ne pourra plus fonctionner, c’est ce qui a motivé la démission de la CENI. C’était normal.’’ A-t-il expliqué.
Abordant un autre volet, il souligné la démission des deux membres du gouvernement, le seul impact était favorable pour le PEDN. ‘’ Le PEDN est devenu un parti de l’opposition à partir de la démission de ces ministres. La loi sur la charte des partis politiques définie l’opposition comme partis politiques n’appartenant pas au gouvernement et ayant choisie de s’opposer à l’action de celui-ci. Il travaillait dans l’opposition, mais il n’était pas un parti de l’opposition. Il était un parti de la mouvance présidentielle.’’ A-t-il accusé.
En ce qui concerne la démission au CNT, le conférencier a laissé entendre que ‘’ la seule chose qui pouvait valoir et justifier la démission, c’est si le CNT n’accepte pas de voter la nouvelle loi sur la CENI. La responsabilité que le CNT avait dans la crise, c’était le retard du vote de cette loi (…) Donc je me suis dit puisque la loi est votée sur la CENI, le CNT n’a plus de responsabilité dans la crise qui empêche la poursuite du processus électoral. Le CNT a voté la loi sur la recomposition de la CENI paritaire. Alors le problème ne se posait plus. À mon retour des USA j’ai constaté que sur 10 conseillers représentant l’opposition, il n’y a que trois qui ont démissionné. Ça veut dure que la décision n’était pas consensuelle. C’est seulement le représentant du PEDN, de l’UFDG et de NFD qui ont démissionné du CNT. Celui de l’UFR, de L’UFC et de la NGR étaient là -bas en chair et en os.’’ A-t-il affirmé.
La plupart des leaders politiques ignorent les lois déplore Ditinn. ‘’Une structure qui désigne un conseiller national n’a pas compétence de le retirer. Vous avez compétence de le désigner, ou de le remplacer s’il y a vacance, mais vous ne pouvez pas le retirer. Donc c’était faux d’écrire une lettre, elle était nulle et de nulle effet. Les lettres n’ont aucun sens juridique. Le PUD était le septième parti du collectif et de l’ADP qui n’a pas démissionné du CNT. Alors cette décision n’a pas été consensuelle. Après les investigations, j’ai constaté que seulement le PEDN qui a dit puisque ses ministres ont quitté le gouvernement, il faut que les représentants l’opposition quittent le CNT. Mais tranche-t-il, le PUD n’est pas fait pour suivre les injonctions du PEDN. »
« La seule chose qui m’aurait conduit à quitter, c’est si le CNT avait failli à sa mission. « a-t-il dit.
Sur l’exclusion de son pari à la liste des partis devant représenter le collectif et de l’ADP à la CENI, ‘’ le choix a été fait à mon insu. Les critères du choix étaient précis. Il fallait que ce soit un parti politique qui a participé de manière active à toutes les manifestations de l’opposition dans le cadre de la remise en marche du processus électoral, la contribution au niveau médiatique et de la communication, sur tout ces critères ils n’ont trouvé zéro faute pour mon parti.’’ A-t-il indiqué
‘’Ce qui est encore plus grave, au lieu du consensus, ce sont les trois anciens premiers ministres, nos collègues qui se retrouvent pour décider qui doit aller à la CENI et qui ne doit pas aller. Heureusement, ils reconnaissent le PUD. Le consensus n’étant pas là , quand les contestations ont commencé, on dit bon, il faut trouver une autre cause, Ditinn n’a pas démissionné du CNT. Donc c’est le motif pour enlever son parti. On n’a pas dit que l’UFR, L’UFC, la NGR sont toujours au CNT.’’ A dénoncé le président du PUD.
« L’exclusion de mon parti étant injuste et injustifiable, le parti a décidé de déposer le nom de son candidat à la CENI le lundi matin. Le PUD appartient à l’opposition, il continuera à travailler avec l’opposition, nous respectons tous les partis de l’opposition, mais nous ne sommes pas prêts à subir le diktat d’un membre quelconque de l’opposition. » a martelé le président du PUD.
Boubacar 1 Diallo
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 12-Oct-2012 à 20:16:15  Partager:   :  |
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