
NEW-YORK-Dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Le Point » paru ce jeudi, Dominique Strauss-Kahn dénonce l’acharnement médiatique à son encontre. Il explique aussi : « Ce qui est essentiel, c’est que ce qui s’est passé dans cette chambre (du Sofitel à New York avec Nafissatou Diallo, ndlr) ne tombe pas sous le coup de la loi, le reste ne regarde personne ».
Si les charges pénales dans cette affaire ont été abandonnées, DSK doit quand même affronter un procès au civil. « Aux Etats-Unis, on intente un procès de ce type qu'à quelqu'un qui est riche. Les avocats de la plaignante ont cru que je l'étais, je ne le suis pas », ironise-t-il.
Kenneth Thompson, l’un des avocats de la femme de chambre la plus célèbre des Etats-Unis est alors rapidement monté au créneau en affirmant à « Paris Match », hier soir, que « contrairement à ce que dit DSK, ce qui s’est passé dans cette chambre envers une femme innocente et contre son gré ne relève pas de la vie privée. C’est l’affaire de tous. »
« Un ramassis de ragots »
Dans ce long entretien DSK précise qu’il n’a « jamais été condamné ni dans ce pays ni dans aucun autre » et que « par conséquent, rien ne justifie qu’[il] soit devenu l’objet d’une traque médiatique qui, certains jours, finit par ressembler à une chasse à l’homme ».
L’ancien ministre socialiste, qui fait aussi part de son ras-le-bol de voir sa vie privée et celle de ses proches régulièrement piétinées, demande également « qu’on [le] laisse tranquille » avant d’évoquer l’affaire du Carlton de Lille dans laquelle il est mis en examen pour proxénétisme aggravé depuis le 26 mars. « La réalité, c’est qu’un de mes copains organisait des soirées auxquelles j’ai participé (…). J’ai dit et je répète que j’ignorais que certaines de ses femmes étaient payées pour être là . Elles l’ont dit, elles aussi, devant la justice : elles avaient pour consigne de ne rien m’en dire », conclut l’ex-compagnon d’Anne Sinclair.
ELLE.fr |
  Rubrique: Dossier du Jour  date: 11-Oct-2012 à 15:18:38  Partager:   :  |