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Detail de la News

Elections, CENI et PPTE: Ce qu'en pense Faya Millimono...





CONAKRY "Le Président Alpha Condé doit tenir compte de la majorité que représente l'opposition s'il ne veut pas écouter son mandat!" Le ton est donné par Faya Millimono après l'annonce du président Condé qui n'exclut pas d'organiser les élections législatives "avec ou sans " l'opposition! Dans cet entretien exclusif qu'il nous a accordé, Faya Millimono revient également sur le choix des représentants de l'opposition au sein de la commission électorale nationale indépendante (CENI), sans oublier bien sûr, l'obtention par la Guinée d'un allègement de la dette auprès du FMI et de la Banque Mondiale...

AFRICAGUINEE.COM : Quelles appréciations faites-vous du discours prononcé par le Chef de l’Etat à l’occasion de la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. ?

DR FAYA MILLIMONO : Dans le discours, il y a eu essentiellement deux ou trois éléments que j’ai retenus d’importants. Le premier, c’est quand il a parlé de ce qu’il a appelé les grandes avancées, l’obtention du PPTE, la reforme de l’armée. Je trouve que ce ne sont pas des avancées. D’abord, parce que le PPTE a été obtenu par la Guinée à plusieurs reprises, mais il y a eu des concours de circonstances qui ont fait qu’on n’a pas atteint le point d’achèvement. Ce fut le cas en 2000, ce fut le cas en 2006, ce fut le cas également en 2008, donc à plusieurs reprises l’occasion s’est présentée d’arriver à ce point d’achèvement mais il y a eu des concours de circonstances qui ne dépendaient pas simplement de ceux qui étaient au pouvoir. Je donne l’exemple de 2000, c’est à quelques semaines de l’obtention du point l’achèvement qu’il y a eu les attaques aux frontières et cela a fait reculer. En 2006, c’est suite au limogeage du Premier ministre Cellou Dalein que les gens qui l’ont remplacé se sont mis à manger encore avec les deux mains, cela aussi a repoussé l’atteinte du point d’achèvement. Ce fut la même chose en 2008 lorsque nous étions sur le point d’obtenir le point d’achèvement, il y a eu un coup d’Etat, cela était aussi de nature. Voilà donc ce n’est pas nouveau. Les attaques survenus au sud-est de la Guinée, et tout cela ont provoquée une montée exponentielle des dépenses militaires. C’était de nature à casser avec la discipline imposée par les institutions de Bretton Woods. La reforme de l’armée.
Ensuite Par rapport à l’avancée dont il parle concernant la reforme de l’armée, il n’y a pas d’avancée. Les vraies questions qu’on doit se poser aujourd’hui par rapport à l’armée c’est quoi, quelle armée avons –nous besoin pour faire face à quelle menace ? La menace n’est pas à nos frontières aujourd’hui, elle est dans nos cités, les jeunes sont au chômage, vous comprenez ? La sécurité au quotidien des guinéens c’est ça qui constitue la menace. Et donc est ce qu’il ya eu une reforme pour faire face à cela ? Je ne crois pas. Il faut aujourd’hui qu’on voit concrètement comment notre armée est recrutée ? Cette question n’a jamais été élucidée, et puis encore on continue à faire des recrutements n’importe comment sur des critères dont seul le président connait. Si ce n’est pas sur des critères tribales, ce sont des critères régionaux, etc. il n’y a pas de critères qui correspondent à la vision républicaine que nous voulons de l’armée. Ce n’est pas différent de ce qui s’est passée hier, donc quand il dit qu’il y a eu une avancée par rapport à cela, je ne crois pas. L’armée est aujourd’hui de plus en plus tribalisée comme ce fut toujours le cas. Maintenant il a parlé des élections, il est revenu sur ce qu’il avait déjà dit.

AFRICAGUINEE.COM : Justement parlant des élections, le chef de l’Etat n’exclut pas de les organiser avec ou sans l’opposition…




Ça c’est du déjà entendu. Il avait dit sur les medias internationaux, il y avait ses lieutenants qui avaient fait écho de ça. Nous avons entendu le ministre Alhassane Condé le répéter à plusieurs reprises. Le problème c’est le suivant, aujourd’hui, l’opposition guinéenne a la majorité du peuple derrière elle. Vous avez vu ce qui s’est passé le 20 septembre. Qu’est ce qu’on ne nous a pas dit pendant tous ces longs mois. On nous a dit qu’il n’y aura pas d’opposition dans six mois, on a prouvé le contraire. On nous a dit qu’on ne peut mobiliser sur l’autoroute sauf sur l’axe Hamdallaye-Bambéto, on a prouvé le contraire. On nous a dit qu’on est venu nous protéger parce que le peuple ne veut plus de nous, on nous a séquestré chez le premier ministre Kouyaté. Alors comment quelqu’un qui était si détesté qu’on voulait le lyncher, quelques jours plus tard on demande aux populations de sortir pour une marche pacifique, des centaines de milliers sortent dans la rue.
C’est un autre démenti lorsqu’on dit que la marche est violente. Mais elle n’a jamais été violente. Si la marche était de nature violente, le législateur ne l’aurait pas consacrée comme un droit constitutionnel. Mais il y a quelque chose qui est de plus grave qui a montré, lorsqu’on dit que les forces de l’ordre sont de nature violentes en Guinée ce n’est pas toujours vrai. Elle ne tire que lorsque l’ordre leurs est donné. La seule chose qu’on peut dire aux forces de l’ordre c’est quoi, c’est que nul n’est tenu à obéir à un ordre manifestement illégal. Tirer sur un guinéen est un ordre illégal, et donc eux aussi répondront demain de cette criminalité. Et donc voyez-.vous comment tout cela a été démenti. Aujourd’hui, la vraie force en Guinée, c’est l’opposition, si le président veut tenir son mandat je crois qu’il doit en tenir compte. S’il ne veut pas terminer son mandat dans de bonnes termes, il ne pourra plus gouverner la Guinée, dès lors qu’il choisi de ne plus tenir compte de la majorité. Vous comprenez. C’est une question de bon sens, tout démocrate comprendrait que s’il veut gouverner il doit tenir compte de la majorité. On doit d’ailleurs tenir compte y compris de la minorité à plus forte raison de la majorité. Aujourd’hui, nous constitutions une majorité écrasante, à travers le pays. S’il dit qu’il va aller aux élections sans nous, c’est qu’il est entrain d’écourter son mandat.

AFRICAGUINEE.COM : Quels commentaires faites-vous de l’obtention par la Guinée du point d’achèvement de l’initiative PPTE ?

D’abord c’est une bonne chose, parce que l’argent qui a été pris, ces dettes qui ont été contractés au nom du peuple de Guinée, n’ont pas été utilisées dans l’intérêt du peuple de Guinée. Donc ce n’est que justice que l’ont voit ces dettes gommées. Si non ce sont nos enfants et petits enfants qui paieraient ces dettes. Mais le PPTE ça signifie aussi que notre Etat comme d’autres qui en ont bénéficié, sont dirigés par des gens irresponsables. Cela veut dire quoi, le programme du PPTE ; vous êtes un père de famille vous prenez des dettes, au lieu de les prendre pour investir et améliorer les conditions de vies de votre famille, vous les prenez pour aller dans les bars faire des loisirs, pour gaspiller, et enfin de compte, vous n’êtes pas capable de payer. Et donc ce que vous devez payer en termes dettes, et d’intérêts sur les dettes, c’est tellement élevé que si vous payé cela, vous n’arrivez plus à nourrir votre famille. Alors le PPTE ; c’est simplement dire que pour leur permette au moins de s’occuper de ce qui est le minimum pour leur pays, on va leur pardonner une partie des dettes. Mais en leur pardonnant cela, nous allons soumettre d’abord à une discipline qui va permettre de s’assurer qu’ils ne vont pas retomber dans les mêmes choses. C’est un. De deux, une fois qu’ils auront observé ses disciplines, l’argent qu’ils avaient l’habitude de payer, ils le payeront et nous allons les aider à utiliser cette fois-ci pour développer des services sociaux pour leur pays. Par exemple l’éducation, la santé, etc. tout ce qui est d’intérêt public qui n’était pas du tout assurer, par ce que les gouvernant prenaient cet argent pour en faire la pluie et le beau temps. Ils voyageaient comme Alpha est en train de voyager ici d’ailleurs tout le temps à travers le monde. Pendant ce temps, les guinéens meurent de faim. Le PPTE, c’est ce que ça signifie en fait. Autre chose que le gouvernement ne dit pas, ce que l’argent même, si on nous l’a pardonné, ça reviendra toujours dans les poches d’où il est sortie. Parce que la condition de vous pardonner une partie de vos dettes, c’est que désormais il faut que, l’argent que vous payiez pour la dette et les intérêts sur la dette, qui seront plus envoyés là où ça devait être envoyé ; pour l’utiliser il faut que pour chaque programme social à développer, à mettre en œuvre, il y ait un appel d’offres international, en bonne et dûe forme pour permettre la compétitivité. Alors les sociétés qui vont soumissionner et qui auront les meilleures chances d’obtenir les marchés pour développer un tel programme dans le domaine de l’éducation, de la santé, des infrastructures, ce sera encore une fois les mêmes sociétés qui viennent de nous pardonner ces dettes. Donc cet argent de toutes les façons ira là-bas. Donc quand on nous fait comprendre qu’à partir du moment où nous avons le PPTE, c’est le paradis lui-même qui s’ouvre à nous, il faut faire très attention. Je suis personnellement content qu’on ait pu obtenir le PPTE, parce qu’au moins on ne fera pas payer à mon enfant, et à mon petit fils l’argent qui n’aura pas été utilisé pour le bien-être du guinéen.




AFRICAGUINEE.COM : Que pensez-vous des propos du ministre de l’administration du territoire qui dit que les 10 places réservées à l’opposition au sein de la CENI ne reviennent pas seulement qu’au collectif et à l’ADP ?

Bon l’opposition est toujours plurielle. L’ADP et le collectif c’esT déjà plurielle-là. Ecoutez, l’opposition ce n’est pas un titre qu’on s’attribue, c’est un comportement. Cela veut dire qu’il y a un gouvernement qui pose des actes, il y a des gens qui réagissent favorablement ou défavorablement. Si vous réagissez défavorablement, vous trouvez qu’il y a des choses qui ne vont pas dans la façon d’agir des gouvernants, vous faites de l’opposition. C’est l’ADP et le collectif que vous avez toujours entendu, même vous les journalistes, vous pouvez témoigner cela. Il suffit que vous interrogiez vos archives, vous comprendrez que les centristes n’avaient jamais demandé qu’on fasse la restructuration de la CENI. Ils ont dit qu’on ne doit jamais toucher à Way-mark, et à Sabary technologie, ils ont dit qu’on doit faire le recensement avec le fichier électoral. Toutes les positions défendues par le président lui-même étaient mieux encore défendues par je ne sais même pas comment on les appelle. Dans tous les cas je suis d’accord avec mon frère Alhassane Condé, elle est plurielle. Parce qu’en son sein, vous avez le collectif et l’ADP. Le collectif compte au moins une vingtaine de partis politiques, l’ADP compte au moins une dizaine de partis politiques, donc c’est déjà plurielle. Voilà et c’est nous qui enverrons nos représentants à la CENI et nous pensons que si on ne veut pas encore retarder d’avantage le processus on ne va pas toucher à cela.

AFRICAGUINEE.COM : Dans une certaine mesure est ce qu’on ne doit pas tenir compte du FDP de Baadiko Bah ?

Bon je crois qu’on peut tenir compte de Baadiko, parce que je crois, ce que dis n’engage que moi, et je trouve qu’il a eu des positions qui ont été pour la plupart les mêmes que les positions que l’ADP et le collectif ont défendu. Je me rappelle d’ailleurs qu’avant que le FDP ne se crée, le parti de Mr Bah Baadiko faisait parti du collectif, donc nous nous rappelons également de celle qui ont été leur position lors du dialogue, cela à mon avis c’est possible.

AFRICAGUINEE.COM : Si tel est le cas, comptez-vous l’associez dans la désignation de vos représentant au sein de la CENI ?

Je ne suis pas naturellement le décideur de l’ADP et du collectif, je ne suis même pas affilié à un parti politique, à l’heure-là. Je suis là en tant que consultant.
Propos recueillis par Diallo Boubacar 1
Pour AFRICAGUINEE.COM

  Rubrique: Interview  date: 08-Oct-2012 à 09:13:42  Partager:   :

 

 
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