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Attaque du 19 juillet et santé des détenus: les précisions de Me Ibrahima Béavogui...





CONAKRY-A quand le procès des auteurs présumés de l'attaque du 19 juillet 2011 contre la résidence du président Condé?Que réserve la justice guinéenne à l'encontre de l'opposant Bah Oury?Pour plus de précisions, le porte-parole du ministère de la justice, Me Ibrahima Béavogui s'est confié au micro de notre rédaction à Conakry...

Africaginee.com : Quel est l’état de santé des présumés auteurs de l’attaque du domicile du président Alpha Condé survenue dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011 ?

Me Ibrahima Béavogui :
Moi je ne suis pas personnellement allé sur les lieux. Mais ce que je sais, c’est que certains ne sont pas en bonne santé, d’autres le sont naturellement. Tout le monde connait les conditions de détention dans notre pays. Les établissements pénitenciers ne sont pas dans leur meilleur état. Ça c’est dans tout le pays, à plus forte raison à la maison centrale qui a été construite depuis l’époque coloniale et qui n’a pas été l’objet de réparation depuis tout ce temps. Aujourd’hui la population carcérale est très élevée et c’est clair que ce n’est pas un endroit où il fait bon vivre.

Africaguinee.com : Parlez-nous des circonstances du décès de colonel Issiaga Camara (un ancien détenu de maison centrale de Conakry, Ndlr) ?

Je ne peux pas vous parler des circonstances du décès du colonel Issiaga Camara dans la mesure où je ne le connais pas. Je sais qu’il était un détenu parmi d’autres, et que son état de santé n’était pas bon. Mais je ne peux pas vous dire dans quelle condition il est décédé. Je sais qu’il est malade d’après ce que l’administration pénitencier m’a dit.




Africaguinee.com : D’après plusieurs sources, le colonel Abdoulaye « Aidor » Bah serait évacué sur le Maroc. Est-ce qu’il s’agit d’une liberté provisoire que la justice guinéenne lui aurait accordée ?
Ce n’est pas une liberté conditionnelle. C’est un droit pour tout prisonnier de bénéficier d’un traitement surtout que pour le moment il n’ya pas une décision de justice définitive. Il faut que les gens sachent que les procédures ne vont pas sans humanité. Quand un homme est malade et que le médecin estime que cette personne doit être évacuée, s’il est certain que cette personne mérite cette évacuation, c’est tout à fait normal qu’elle bénéficie de cette mesure. Cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’une liberté conditionnelle ou provisoire, mais il s’agit là d’une prescription du médecin qu’il faut respecter. Une chose est claire, avant que la décision ne soit rendue, toutes les personnes inculpées doivent être des présumées innocentes.

Africaguinee.com : Après que la cour suprême ait cassé l’arrêt rendu récemment par la chambre d’accusation de la cour d’appel de Conakry, peut-on savoir à quand le début du procès de ces présumés auteurs de l’attaque du 19 juillet ?

C’est déjà une bonne chose que la cour suprême ait pris une décision dans cette affaire quand on sait le temps que les dossiers font à ce niveau. Il faut saluer le travail fait par les magistrats de la cour suprême qui ont tenu compte d’une liberté fondamentale qui est la liberté des gens. Ils ont pris une décision pour casser et renvoyer devant la chambre d’accusations autrement composée. Il ne faudrait pas vous dire que ça va être tout de suite la cour d’assises. C’est une décision qui renvoi le dossier devant la chambre d’accusations autrement composée. Donc il faut constituer une nouvelle chambre d’accusations qui va travailler là-dessus et cette décision peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation et ça sera les chambres réunies de la cour suprême qui pourront statuer dans ce cas si on va dans l’optique d’un deuxième pourvoi. Donc je ne peux pas vous dire pour l’instant quand est-ce la cour d’assises pourra se tenir en ce qui concerne cette affaire. Nous sommes dans une procédure et il faudrait que les gens comprennent que c’est cela la procédure. La chaîne pénale commence avec l’enquête préliminaire, cela se fait par les gendarmes, le juge d’instruction fait son travail et les gens ne doivent pas dire que puisque le juge d’instruction a pris une décision de mise en liberté que c’est définitif. Il y a des voies de recours qui peuvent être intentées contre cette décision. Le procureur de la république peut faire appel, tout comme les parties peuvent faire appel. C’est ce qui a eu lieu et on est venu devant la chambre d’accusations. Une fois devant la chambre d’accusations, il faut que les gens sachent que ce n’est pas terminé puisque les voies de recours extraordinaires sont ouvertes. C’est ce qui a été exercé. Il faut que l’on sache que le juge de la cour suprême qui est le juge du droit, a la décision définitive dans toute affaire. Ce n’est pas parce que telle personne a été mise en liberté provisoire et que c’est terminé. Il faut que les gens sachent que s’il y a des gens qui sont morts en prison, il y a eu d’autres qui sont morts pendant les arrestations. Il faut aussi qu’on sache qu’il y a eu aussi des victimes qui ont perdu leurs vies. Il y a aussi des gens qui ont perdu leurs parents dans cette affaire. Deux militaires sont morts avant aujourd’hui. Il ne faut pas l’oublier. Autant il faut tenir compte du droit de ceux qui sont morts en prison, mais il faut aussi tenir compte du droit de ceux qui sont morts pour être simplement des gardiens du chef de l’Etat. Je crois que l’opinion doit savoir que ce ne sont pas les gens qui sont morts en prison qui sont les seuls intéressés, il ya d’autres qui sont morts avant cela et leurs familles ont besoin de savoir ce qui s’est passé.




Africaguinee.com : Parmi les personnes inculpées dans le cadre de cette affaire, figure le vice-président de l’UFDG Bah Oury qui est aujourd’hui en exile du côté de la France. Est-ce qu’il sera jugé par contumace ?

Ça c’est la procédure classique ! Quand une personne est impliquée dans une procédure et qu’elle ne soit pas là et qu’elle ne se présente pas, c’est une décision de contumace qui sera prise contre cette personne. Cette décision de contumace peut être un jour attaquée par cette personne. Elle peut dire je ne suis pas d’accord, j’ai été condamné à mon absence, parce que les moyens de défense n’étaient pas là. Donc c’est sûr que c’est une décision de contumace contre les personnes qui sont en dehors du pays. A moins que le dossier révèle qu’il n’ ya pas de charges contre eux. Mais s’il y a des présomptions graves et concordantes contre eux, les juges vont certainement prendre une décision de contumace pour les permettre un jour de s’opposer à cette décision. Il faut le lui notifier quelque soit le lieu où il est pour qu’un jour il puisse faire opposition devant les juridictions qui l’ont condamné.

Africaguinee.com : Un mot pour les familles des détenus ?

Vous savez, je suis un magistrat, c’est la loi qui m’intéresse le plus. Cela ne veut pas dire que les familles des détenus ne m’intéressent pas. Mais moi ici c’est toutes les familles qui m’intéressent. Non seulement les familles des détenus, mais aussi les familles de toutes ces personnes qui ont perdu leurs vies dans cette affaire. Depuis l’attaque du domicile du président, il y a eu deux militaires qui sont morts, je pense à ceux-ci. Je pense aussi à ceux qui ont perdu leurs parents alors que le jugement n’a pas encore eu lieu. Est-ce qu’ils étaient coupables, est-ce qu’ils ne l’étaient pas. Il faut que la lumière soit faite. Ce que je peux dire aux familles des détenus, c’est que la procédure judiciaire sera suivie et que la justice a toujours démontrée son indépendance malgré ce que l’on croit. Pour toutes ces familles je leurs demanderais de continuer à croire à la justice de notre pays.

Interview réalisée par SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 21-Sep-2012 à 14:23:31  Partager:   :

 

 
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