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Situation des routes guinéennes: les précisions de Fodé Kaba Diaby, Directeur du Fonds d'Entretien R

CONAKRY-Les routes guinéennes sont dangereuses et les accidents mortels sont fréquents.Comment nos routes sont elles entretenues?Y-a-t-il suffiamment de ressources pour répondre aux besoins des populations guinéennes en matière de ciculation routière? Pour répondre à ces questions, Fodé Kaba Diaby, Directeur du Fonds d'Entretien Routier, s'est confié à notre rédaction...
AFRICAGUINEE.COM : Peut-on connaître quels sont vos sentiments après la certification des comptes du Fonds d’Entretien Routier que vous avez la charge de gérer ?
Fodé Kaba Diaby : J’avoue que la certification des comptes du Fonds d’Entretien Routier constitue pour moi et pour l’ensemble des travailleurs de notre institution un réel motif de satisfaction. D’autant que la certification des comptes de n’importe quelle structure publique est déjà un indicateur clé de performance dans la gestion de la chose publique. Il va donc s’en dire naturellement que je me réjoui de cet état de fait.
En effet, depuis ma prise de fonction à la tête de cette institution, nous avons mené beaucoup d’actions qui ont conduit à imprimer une nouvelle dynamique à la direction générale du Fonds d’Entretien Routier (FER). Lesquelles nous ont amené à remettre non seulement la comptabilité de l’institution à jour mais aussi à nettoyer les comptes de manière à élaborer tous les bilans des exercices précédents afin de procéder à l’élaboration du bilan de 2009.
Ce qui nous a permis aujourd’hui, trois fois de suite consécutive, de pouvoir certifier les comptes du Fonds d’Entretien Routier par le commissaire aux comptes qui est le cabinet international d’Audit, le KPMG. Ceci dit, il est important de souligner par ailleurs que les ressources mises à disposition au niveau de la direction générale, sont certifiées par les professionnelles en la matière quant à sa gestion. Mais, l’état de dégradation du réseau routier aujourd’hui est un paradoxe. Il est aisé de constater que le réseau routier guinéen se trouve dans un état de dégradation très poussé qui est dû, certes, à plusieurs facteurs qui vont bien au-delà d’un simple entretien routier. Il va falloir que toutes les dispositions soient prises à tous les niveaux pour que ces routes puissent avoir un niveau de service acceptable pour tous les usagers.
AFRICAGUINEE.COM : Dites-nous exactement quel est le rôle de votre institution dans le cadre de l’entretien routier !
Aujourd’hui, l’état du réseau routier guinéen est plus que jamais d’actualité. Vu son état défectueux, il y a effectivement beaucoup d’amalgame en ce qui concerne la mission du Fonds d’Entretien Routier (FER).
Avant de répondre à cette question, je tiens à rappeler que le 28 septembre 2000, il y a eu une loi, la Loi/015 qui a permis d’instituer une redevance d’usage de la route. Ensuite, le 23 novembre de la même année, il y a eu une autre loi instituant le pesage-péage en vue de diversifier les ressources du fonds d’entretien routier ainsi que les recettes d’utilisation de Bac. Ce n’est qu’au soir du 24 novembre 2000 que le FER a été créé par le décret 114 de l’année 2000. Ce qui a ainsi vu la mise en place de tous les organes notamment un organe d’orientation et de contrôle qui est le Conseil d’Administration, et aussi un organe de direction pour la gestion de ces ressources ainsi mises en place.
AFRICAGUINEE.COM : Quels sont les rôles donc du FER ?
Le FER est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il a pour mission de recueillir et d’administrer les fonds destinés au financement de l’ensemble du réseau routier éligible à la charge de l’Etat et des collectivités décentralisées. Il jouit de la personnalité morale, juridique et de l’autonomie financière. Le Conseil d’Administration (CA) est composé de 11 membres. Cinq du public, cinq du privé et une onzième personne choisie pour son intégrité et son expérience. Ce dernier peut-être soit du public ou du privé.
Nous avons, entre autres, un représentant des ministères comme des travaux publics, des finances, des transports, l’administration du territoire et de la décentralisation et d’agriculture. Également, nous avons un représentant de l’Union des Transporteurs routiers guinéens, un représentant des syndicats des chauffeurs, un représentant du patronat, un représentant de la Chambre d’industrie et de Commerce, la onzième personne est soit choisi par le privé ou par l’administration mais suivant son intégrité et son expérience dans la gestion administrative. Alors, c’est cet organe du CA qui, par dérogation, s’appuie sur une direction générale pour la gestion des ressources ainsi allouées en vue de l’entretien du réseau routier.
Le FER est donc une structure autonome qui participe aux processus de budgétisation et passation de marchés. Ce qui veut dire qu’il joue un rôle en amont et en aval. En amont, il participe aux cotés des maîtres d’ouvrage (Entendez par maître d’ouvrage, le responsable de l’ouvrage) pour ces différentes étapes. Ces maitres d’ouvrage sont constitués notamment par le ministère en charge des Travaux Publics et par la force des choses, par le ministère de l’Agriculture concernant les routes communautaires au niveau de ce département. Une fois que ces maîtres d’ouvrage chargés de la conception, de l’élaboration, de la programmation, de la budgétisation, de la recherche des financements, arrivent en collaboration avec le FER qui est l’une des institutions de financement, consolident un budget qui est adopté par le CA lors d’une session.
La phase suivante est la mise en œuvre des travaux. Chaque direction en ce qui l’a concerne, jouera son rôle suivant les textes et procédures en la matière. C’est ainsi que les maîtres d’ouvrage, après le vote du budget par le Conseil d’Administration, procèdent à la préparation des dossiers d’appels d’offre, lancent ces appels d’offre en vue de recruter des entreprises pour exécuter les travaux.
Bien avant cela, la Direction générale du Fonds d’Entretien Routier demande aux maîtres d’ouvrage de lui transmettre un plan de passation de marché. Parce que le programme est annuel. Chaque campagne d’entretien routier correspond à un exercice annuel. C’est le Conseil d’Administration et la direction générale du FER veillent sur les procédures de passation de marchés. Cela est l’un des principes fondamentaux de la gestion de la chose publique. Donc, les marchés sont passés suivant le code de marché public.
Une fois ces procédures respectées, alors les contrats seront matérialisés et signés en premier lieu par les maîtres d’ouvrage, visés par le FER pour garantir le financement pour une question d’organisation. Ensuite lorsque les entreprises demandent une avance de démarrage, c’est contre une caution suivant le code des marchés publics. Cette avance étant payée, les maîtres d’ouvrage sont désormais chargés de suivre l’évolution des travaux, reçoivent les décomptes des entreprises et les transmettent au FER. Celui-ci à son tour vérifie ces décomptes au regard du contrat et d’autres documents avant de procéder au paiement. Une fois que l’avance de démarrage est payée, il va falloir bien attendre que les travaux évoluent pour qu’on nous envoie une facture. Heureusement à la date d’aujourd’hui, malgré l’insuffisance des ressources du FER, ces paiements sont régulièrement tenus. Les entreprises et les maîtres d’ouvrage peuvent en témoigner.
AFRICAGUINEE.COM : Mais concrètement de qui du FER et de la DNER, relève l’entretien du réseau routier ?
Fodé Kaba Diaby : C’est ce que je disais tantôt. Plus précisément, je voulais dire que le FER joue pratiquement un rôle de bailleurs de fonds, du financier. Alors le financier voudrait que les ressources soient mises à disposition suivant des procédures bien indiquées dans les textes. Mais, une fois que les travaux sont engagés, les maîtres d’ouvrage sont chargés de suivre l’évolution desdits travaux et d’en assurer leur exécution correcte.
Le ministère des travaux publics chargé de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière des travaux publics, a en son sein, entre autres directions nationales, la Direction nationale de l’entretien routier qui s’occupe de l’entretien routier. Donc, les maîtres d’ouvrage eux, sont responsables du réseau. Alors nous au FER, on finance, paie les décomptes des entreprises exécutantes au compte du maître d’ouvrage et par son canal. De ce point de vue, on peut dire que le FER n’est qu’une institution de financement, ce qui veut dire que le FER paie les services faits et travaux exécutés certifiés par les maîtres d’ouvrage.
AFRICAGUINEE.COM : Le FER étant par essence une institution de financement, nécessairement il doit disposer des ressources financières. Au moment où vous exprimez une insuffisance de moyens, dites-nous d’où puisez-vous les fonds pour faire face à tous ces besoins de financement ?
Comme mentionné plus haut, il y a des ressources instituées par des lois. Comme la redevance d’usage de la route, autrefois (RUR) ou la Redevance de l’Entretien Routier (RER). Il existe aussi les recettes issues du pesage-péage, les recettes issues de la gestion des bacs. Donc cela nous amène à dire que malgré que ces textes soient antérieurs à la mise en place du FER. Aujourd’hui, force est de constater que seule la Redevance de l’Entretien Routier (RER) constitue la ressource principale pour ne pas dire l’unique ressource du Fonds d’Entretien Routier. D’ailleurs, vous faites bien de toucher du doigt l’insuffisance de ces ressources. Voilà ce qui se passe.
Non seulement il y a un amalgame entre les rôles des différents services qui doivent s’occuper des travaux d’entretien routier mais aussi il y a un amalgame entre l’investissement pour la réhabilitation, la reconstruction et la construction des routes, et l’entretien du réseau routier. Parce que dans les textes du FER et même dans ceux de la direction nationale de l’entretien routier, le FER ne finance pas la réhabilitation, ni la reconstruction des routes. Il est clairement mentionné dans les textes de création du FER que la réhabilitation, la reconstruction des routes ainsi que des ouvrages de franchissement (ndlr : ponts) ne sont pas éligibles au financement du Fonds de l’Entretien Routier.
Il faut remarquer que depuis plus de 20 ans, il n’y a pas eu d’investissements sérieux dans le secteur des routes. Cela est, certes, dû à la situation politique du pays à l’époque et il faut l’avouer que la plupart des ouvrages en République de Guinée sont construits depuis la période coloniale. Aussi, le réseau routier guinéen a un visage largement très dérisoire aujourd’hui. Je rappelle que le réseau routier guinéen est composé d’environ 43 mille Km au total. Sur cette quantité, il n’y a que 13 à 14 pour cent qui constituent les routes nationales c’est-à -dire, les routes inter urbaines.
AFRICAGUINEE.COM : C’est aussi dérisoire ?
Selon les données indicatives de la direction nationale d’entretien routier, il n’y a que 30 % des routes qui sont bitumées. Mieux, seulement 30 % de ces 13 % environ sont des routes bitumées. Alors que nous n’avons qu’environ 50 % de ces routes nationales en bon et moyen états. C’est pour dire que près de 94 % de réseau routier sont constitués de routes en terre. Et ces routes en terre sont des infrastructures qui sont très précaires en raison de la forte pluviométrie qu’enregistre le pays chaque année.
AFRICAGUINEE.COM : Ça veut dire que la situation est difficile …
C’est pourquoi, moi je me dis, qu’avant d’aborder la problématique de l’entretien routier, nous devons parler de la protection du patrimoine routier. Parce que je pense que lorsqu’on possède quelque chose, nous devons d’abord y prendre garde en la protégeant ensuite. Compte tenu de l’usure naturelle, il faut procéder à son entretien régulier et plus tard à son renouvellement total. Ce qui veut dire qu’il arrive à des moments que le niveau de dégradation est telle qu’il dépasse le seuil de l’entretien routier. Parce qu’au niveau du ministère des Travaux Publics, il y a des directions qui s’occupent de la reconstruction, la réhabilitation et la construction de nouvelles routes. Ces différents travaux sont financés soit par les moyens propres de l’État à partir du budget national de développement ou soit par l’intervention des bailleurs de fonds dans le secteur. Il est important de savoir que les causes de la dégradation des routes sont dues tout d’abord à l’usure normale qui est due à l’intensité des trafics.
AFRICAGUINEE.COM : Est-ce qu’il existe d’autres facteurs qui dégradent les routes ?
Il y a aussi l’agression provoquée par des intempéries et le mauvais usage par les usagers du réseau routier. Une étude récemment fiancée par FER dans le cadre de la protection du patrimoine du réseau routier, a montré que près de 80 % des véhicules qui sortent du port de Conakry, sont en surcharge. Ce qui est un facteur dégradant du réseau routier. Parce les routes sont conçues suivant des normes. Mais dès que les transporteurs chargent leurs camions au double ou au triple de leur poids normal, ils deviennent un facteur dégradant. A cela, il faut ajouter le non respect des charges à l’essieu. Sans oublier la mauvaise gestion des eaux usées et des eaux fluviales. Nous constatons qu’à Conakry les caniveaux servent pratiquement de poubelles. Alors que nous ne sommes pas sans savoir que l’ennemi numéro un de la route, c’est bien l’eau. La combinaison de tous ces facteurs sur la chaussée fait qu’après chaque saison de pluie, l’état du réseau est fortement dégradé, notamment à Conakry. Il faut remarquer également que la plupart des routes ont été construites avec une insuffisance de contrôle au détriment des normes requises par des bureaux d’étude.
AFRICAGUINEE.COM : Qu’est-ce qui a été à votre avis le ou les point(s) essentiel(s) de cette 18ème session du CA du FER qui vient de se tenir ?
Cette 18ème session ordinaire du Conseil d’Administration du FER a permis la certification des comptes du fonds d’entretien routier après lecture et examen du rapport général du commissaire aux comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2011, les comptes étant certifiés et adoptés par le CA. Je crois avec assez d’humilité qu’il s’agit d’une performance qui est à saluer. Nous nous engageons à continuer dans cette voie, à imprimer la vision du président de la République, le Pr Alpha Condé qui a mis au cœur de son programme, en priorité les principes fondamentaux de la bonne gouvernance dans la gestion de la chose publique. C’est le lieu pour moi de remercier l’ensemble des autorités politiques qui nous a créés des conditions favorables dans le cadre de l’accomplissement de nos missions.
AFRICAGUINEE.COM : Avec l’insuffisance criarde de moyens financiers, est-ce qu’il ne sera pas judicieux pour votre institution de créer maintenant ou d’achever les centres de pesage-péage afin de booster les recettes et combler le manque à gagner ?
Aujourd’hui, force est de reconnaître que nous sommes confrontés à un manque notoire de ressources financières pour faire face même aux sections ‘’entrétenables’’ du réseau routier. Il faut savoir par-là que l’entretien routier n’augmente pas la valeur patrimoniale de la route. Il freine la baisse de cette valeur. Autrement dit quelles que soient les actions d’entretien que nous allons faire sur une route, elles n’augmentent jamais la valeur de cette route, ne peuvent rendre cette route neuve. Mais elles permettent de proroger la durée de vie de l’infrastructure. Ce qui permet de maximiser la rentabilité économique de ce tronçon de route.
Il y a une étude qui a montré que pour réhabiliter aujourd’hui l’ensemble du réseau routier, il faut près d’un milliard cent millions de dollars US et que les ressources du FER ne représentent qu’un pour cent des ressources qu’il faut pour réhabiliter le réseau routier guinéen. Ce qui démontre en filigrane, l’insuffisance des ressources du FER pour faire face aux travaux routiers. Qu’à cela ne tienne, nous pensons qu’il est plus que vital de continuer à œuvrer pour une bonne planification de manière à ce que le calendrier budgétaire coïncide avec celui du génie civil. Parce que nous avons actuellement plein d’actions en cours même pour la voirie de Conakry. Mais les travaux sont arrêtés pour cause de pluie. C’est pourquoi il est indispensable de non seulement augmenter cette unique ressource qui est la Redevance d’Entretien de la Route mais aussi d’engager des actions de diversification des ressources. Comme dans d’autres pays déjà , le péage et le pesage ont vu le jour depuis très longtemps. Mais, à cause des périodes de troubles et d’instabilités que notre pays a connues, toutes nos initiatives allant dans ce sens ont été mises en veilleuse. Avec la mise en place d’institutions légitimes et démocratiques dans le pays, nous n’allons plus tarder à mener des démarches auprès de ces autorités afin que nous puissions procéder au lancement de ces postes de péage-pesage. Actuellement, nous avons trois postes de pesage-péage en construction à la sortie de Conakry.
Notamment sur les deux axes, Route Nationale 1 (RN1) composés de celui qui va vers Dioumaya et Kagbélén et celui qui va vers Coyah. Mais pour le moment, nous sommes en train de procéder à la mise en œuvre de la phase expérimentale du pesage. Autant il est nécessaire d’augmenter les ressources autant il est nécessaire de diminuer les facteurs de dégradation du réseau routier. Parce que le pesage, si on atteint notre objectif, nous permettra d’économiser nos ressources. Il est à la fois un moyen qui sensibilise et pénalise l’usager qui aura surchargé son camion pour le livrer à la circulation.
AFRICAGUINEE.COM : Les comptes portant sur les opérations de l’année 2011 ont été, certes, certifiés par le Commissaire aux comptes qui a toutefois relevé un trou de 3 milliards de GNF, qu’en dites-vous ?
Je voudrais tout d’abord préciser que ce n’est pas un trou de trois milliards. Parce que dès qu’on parle d’un trou de trois milliards, on a tout de suite l’impression d’en donner une autre connotation. Il s’agit au fait des trois milliards qui ont été empruntés par le Projet coton en 2007. Je crois qu’à l’époque que c’est le Premier ministre Lansana Kouyaté qui était aux affaires. Donc, à la recherche de ressources pour la relance du Projet coton, très malheureusement, certains hauts cadres ont estimé qu’il fallait venir prendre les ressources au niveau du Fonds d’Entretien Routier pour la relance de ce projet. Je tiens à préciser que cet acte est même illégal. En réalité l’argent au FER, c’est la contribution de l’usager. La redevance, c’est quoi. C’est la contribution de l’usager en contrepartie de l’usage d’un service collectif. Cette redevance n’est pas les ressources propres de l’État. Le FER, selon les textes, n’emprunte pas, ne prête pas. Donc, une fois que les ressources tombent dans les comptes du FER, ils ne peuvent sortir que pour aller au financement de l’entretien du réseau routier éligible à la charge de l’État et des collectivités décentralisées.
C’est un acte qui a été fait de manière très abusive par les autorités d’alors. Mais à mon arrivée à la tête de cette institution, nous avons mené assez de démarches. Il n’y avait pas que ce seul cas. On a pu recouvrer certains…
Nous avons écrit à l’époque des lettres à qui de droit pour pouvoir réellement recouvrer ces trois milliards. Il s’agit d’un vieux dossier qui est déjà connu à plusieurs niveaux. Ce compte débiteur n’est rien d’autre que les trois milliards de francs abusivement et illégalement pris au niveau des comptes du FER pour donner au Projet coton. Nous, nous estimons toujours que ces trois milliards doivent être restitués au FER. Il s’agit d’une violation pure et simple des textes régissant le fonctionnement du FER. Donc, l’auditeur chaque année vient et examine les comptes et il trouve que les trois milliards ne sont pas toujours recouvrés. Il est ainsi amené à porter cela comme réserve. Et au niveau du CA, nous avons décidé de porter le problème au niveau du ministre d’État chargé des Travaux Publics qui est l’autorité de tutelle du FER afin que les démarches puissent être menées pour recouvrer ces fonds. Heureusement d’ailleurs que c’est la seule réserve du commissaire aux comptes. Ce qui veut dire que nous nous réjouissons de la certification du compte du FER à l’exception bien sûr de cette réserve. Ce qui est la preuve que la gestion du FER se porte mieux. Nous allons continuer à œuvrer bien entendu dans ce sens de manière inlassable afin que la chose publique soit bien gérée comme l’a toujours voulu le chef de l’État, Pr Alpha Condé.
Interview réalisée par Boubacar Diallo
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Publireportage  date: 21-Sep-2012 à 11:03:06  Partager:   :  |
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