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Alpha Condé absent du sommet des pays non-alignés à Téhéran : Les dessous d’une absence





Du 26 au 31 août dernier, Téhéran, la capitale de la République islamique d’Iran, a abrité les travaux du 16e sommet des pays non-alignés. Avec une affluence record, ce sommet a connu la participation de 110 Etats sur les 120 membres que compte l’organisation.


Parmi les 110 pays ayant répondu présent à cette assemblée du Mouvement des pays non-alignés, 29 ont été représentés directement par leur chef d’Etat en personne (27 présidents de la République, 1 sultan et 1 émir) ; 9 par leur vice-président de la République; 7 par leur premier ministre. Les autres pays participants ont été représentés par leur ministre des Affaires étrangères ou leur ambassadeur basé à Téhéran.

La Guinée, qui devait être représentée à ce sommet comme prévu par le président de la République en personne, puis par son ministre des Affaires étrangères, n’aura finalement été représentée que par deux hauts cadres du département des Affaires étrangères et le chargé d’affaires de l’ambassade de Guinée à Téhéran.

Pourquoi cette participation au rabais de la Guinée à ce 16e congrès des non-alignés à Téhéran ? Pourquoi le chef de l’Etat, Alpha Condé, qui devait conduire la délégation guinéenne tout comme Dr. Edouard Niankoye Lamah, son chef de la diplomatie, s’est-il désisté à la dernière minute ? Nous nous sommes intéressés à ce dossier et sommes parvenus aux explications suivantes.

Selon nos informations glanées auprès de plusieurs sources et confirmées par certains cadres de la Présidence guinéenne, le chef de l’Etat Alpha Condé aurait bel et bien reçu ici à Conakry, il y a environ deux mois, le ministre iranien de la Justice. Cet émissaire du président Mahmoud Ahmadinedjad était dépêché à Conakry auprès de son homologue guinéen pour lui annoncer la tenue à Téhéran de ce 16e sommet du Mouvement des pays non-alignés et par la même occasion lui signifier expressément sa lettre d’invitation.

Une sollicitation à laquelle le président Alpha Condé aurait donné son accord de principe avant de se raviser à la dernière minute sans avancer aucune raison officielle. Mais, dans le milieu de certains diplomates à Conakry, ce revirement spectaculaire de la part du numéro un Guinéen, s’explique par le fait qu’il aurait reçu une forte pression de la part des pays occidentaux, notamment des Etats-Unis, pour boycotter ce sommet de Téhéran.

Au demeurant, soulignons-le, Washington et Téhéran développent une inimitié ahurissante sur certains dossiers sensibles sur le plan international comme celui relatif au conflit israélo-palestinien ou celui du nucléaire.

Pour Washington, Téhéran chercherait à se doter de l’arme nucléaire à travers le développement de son programme civil nucléaire. Une hypothèse que nie en bloc le régime de Téhéran.

Donc, à cause de ces divergences à la fois idéologiques, politiques et historiques, certains observateurs de la scène internationale accusent les Etats-Unis d’avoir mené une diplomatie souterraine auprès de nombreux dirigeants et alliés à travers le monde pour pouvoir boycotter ce sommet des non-alignés que Téhéran devait abriter pendant le mois d’août dernier.

Ainsi acculé, et, à son corps défendant, le président Condé se résoudra à refiler la patate chaude à son ministre des Affaires étrangères. Celui-ci aurait de prime abord donné son aval pour participer à ce sommet. Et comme son patron, il finira par jeter l’éponge au motif, a-t-on appris, qu’il a eu un malaise juste à quelques heures de son départ pour Téhéran par le vol Air France via Paris.

Pour ceux qui accréditent la thèse d’une main américaine, le président Alpha Condé aurait sans doute subi cette influence extérieure. Sinon, assènent d’autres, dubitatifs, comment se fait-il que Alpha Condé puisse prendre part au sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), tenu récemment en Arabie Saoudite, qui ne lui a pas apporté grand-chose, et refuser d’effectuer le déplacement de Téhéran ? Un séjour au cours duquel, a-t-on appris, l’attendait la signature avec les autorités iraniennes d’une convention portant sur une aide au développement d’un montant estimé à 4 millions de dollars US.

Autre explication défendue par ces mêmes milieux pour justifier l’absence d’Alpha Condé à Téhéran, c’est la signature, la semaine passée d’une convention avec l’USAID portant sur plusieurs millions de dollars qu’ils considèrent comme une prime à son boycott du sommet.

Joint au téléphone pour avoir la version officielle d’une autorité guinéenne sur cette absence et du président Alpha Condé et de son ministre des AE à ce sommet, le ministre d’Etat, Dr. Niankoye Lamah rétorque que la Guinée y a bel et bien été représentée.

« J’ai dépêché deux hauts cadres de mon département qui sont partis de Conakry ici pour Téhéran où ils ont été renforcés par notre chargé d’affaires de l’ambassade de Guinée à Téhéran », a indiqué le ministre des Affaires étrangères. A la question précise de savoir pourquoi le président de la République ou lui-même n’a pas pu être présent à ce sommet comme il avait été annoncé par certaines informations, le chef de la Diplomatie guinéenne affirme que c’est dû au fait qu’ils ont eu tous les deux des contretemps de dernière minute.

Pour lui, cela n’a rien à voir avec une quelconque pression exercée de la part de qui ce soit sur le président Alpha Condé ou sur lui-même. La Guinée est un Etat souverain. Je ne vois pas qui peut bien nous dire de ne pas prendre part à un sommet comme celui des non-alignés. Ni le président ni moi, n’avons subi aucune pression, a-t-il affirmé, balayant d’un revers de la main cet argument.

A savoir s’il n’a pas invoqué un malaise pour annuler la veille son déplacement de Téhéran, Dr. Niankoye répond par la négative et d’ajouter que c’était simplement à cause d’ « un problème d’accommodation d’agenda survenu à la dernière minute. La preuve, notre pays a été représenté à Téhéran par une délégation qui vient de me déposer à peine un colis que j’ai en face de moi au moment où je parle avec vous », a-t-il précisé en substance.

Par ailleurs, pour tenter de mieux appréhender cet imbroglio politico-diplomatique, nous nous sommes rabattus du côté de l’ambassade de la République islamique d’Iran à Conakry.

Sur cette attitude des autorités guinéennes, notre interlocuteur de l’ambassade iranienne de Conakry, excessivement avare de mots, s’est abstenu de tout commentaire avant de nous jeter laconiquement au visage, qu’ils n’ont pas d’appréciation de valeur à porter sur l’acte souverain d’une autorité souveraine d’un Etat souverain. La Guinée et l’Iran ont toujours entretenu de bons rapports de partenariat dans l’intérêt de nos deux peuples et dans le respect mutuel et réciproque, conclura-t-il furtivement.

Faut-il retenir enfin que cette 16e conférence des chefs d’Etat et de gouvernements du Mouvement des non-alignés, tenue à Téhéran et qui a vu l’Iran, le pays hôte prendre la présidence de l’organisation pour les trois prochaines années, a connu la participation d’une quinzaine de pays africains dont le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Mauritanie, le Zimbabwe, la Tunisie, le Maroc, la Libye, l’Egypte.


Camara Moro Amara
Source:Le Démocrate

  Rubrique: Politique  date: 05-Sep-2012 à 07:38:13  Partager:   :

 

 
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