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Detail de la News

Politique: le représentant du parti NFD quitte le CNT...





CONAKRY-Le représentant du parti Nouvelles Forces Démocratiques(NFD)de Mouctar Diallo vient quitter le Conseil national de transition (CNT).Rapporteur de la commission constitutionnelle du CNT, Boubacar Siddighy Diallo a expliqué pourquoi il quitte le CNT dans une lettre dont voici la teneur...

Boubacar Siddighy DIALLO
Conseiller National
Rapporteur de la Commission
Constitutionnelle du CNT Conakry le, 28 Août 2012


A
Madame la Présidente du CNT



Objet : Lettre de démission

Madame la Présidente,


Je viens par la présente vous déposer ma démission au sein du Conseil National de la Transition (CNT).

En effet, cette démission est consécutive à la déclaration du collectif et de l’ADP en date du 27 août courant appelant tous leurs représentants à se retirer du gouvernement, de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et du Conseil National de la Transition (CNT) et ce, pour des raisons qui ont fait l’objet de larges communications.

Madame la Présidente,

En acceptant de rentrer au CNT, nous étions tous animé :
- d’un seul souci : sauver la Guinée !
- d’une seule volonté : doter notre pays de textes fondamentaux lui permettant de rétablir l’ordre constitutionnel ;
- et d’un seul idéal : vivre dans une Guinée loin des 50 années précédentes. Une Guinée de Droit et de Loi. Une Guinée humaine, émergente et civilisée !!

Pour y arriver nous (CNT), avons doté notre pays de l’une des meilleures constitutions de l’Afrique et d’un code électoral plus affiné et mieux inspiré. Nous avons allumé la flamme de la paix et de la réconciliation nationale. Nous avons pris part à toutes les négociations, les médiations, les facilitations et les concertations sans parler des consultations devenues le quotidien des institutions. Tout cela, pour harmoniser les perceptions des acteurs politiques en vu de les permettre de s’accorder à l’essentiel et finaliser la transition.

Mais hélas ! Si nous avons réussit à sauver le pays de l’emprise d’une armée qui prenait goût du pouvoir par l’organisation d’élections présidentielles libres et opaques, tout de même marquant le début du rétablissement de l’ordre constitutionnel, cependant nous assistons impuissant et quelque fois inerte au recule rythmé et accéléré de notre pays vers ces 50 années noirs qui constituent le cauchemar du guinéen.

Aujourd’hui plus qu’hier, le droit à l’expression libre des opinions est violé. Tous les droits à la libre expression des opinions politiques, fut-ce t-ils constitutionnel, sont interdit. L’insécurité est devenu principe ! La misère est devenu mode de vie ! La barbarie, la brutalité, les intimidations, la violation répétée des droits humains, etc. sont devenus les symboles de l’Etat. Devant ce chao et cette marche vers une monarchie sans nom, les partis politiques de l’opposition réunis au sein du collectif, de l’ADP et alliés ont cru devoir bon et normal d’organiser une marche pacifique de protestation contre ces violations et la volonté du Président de la République d’organiser les élections avec une CENI qui a montré ses limites. Voilà que pour toute réponse, les pouvoirs publics violentent les manifestants, viol les domiciles des leaders et les séquestre toute une journée.


Madame la Présidente,
C’est cette dernière situation, qui a conduit nos partis respectifs réunis autours de leurs alliances à demander le retrait de ses membres des institutions cité plus haut.

Nous partageons cette décision pour autant que nous sommes convaincu que la liberté et la justice ne s’acquière qu’au bout d’une lutte.

Nous constatons bien fort malheureusement que depuis l’indépendance, nous n’assistons qu’à l’alternance des présidents mais le régime est toujours resté le même : celui de la répression, de la violence et de l’oppression ! Mais le pire de notre constat est que cette volonté monarchique ne s’empare qu’aux présidents civils. On ne souhaiterait pas le retour de l’armée au pouvoir, mais il aurait été souhaitable qu’elle forme les civils au respect des droits humains et des libertés fondamentales.

Dans ce contexte de flou et de confusion chacun de nous a le devoir de défendre ses convictions, suivre et obéir à sa base. La nôtre nous rappel et on répond !

Rassurez vous, madame la Présidente, rien de tout ça n’est personnel ! Mais que de confusion ! Que d’incompréhension !

Notre pays mérite mieux c’est pourquoi on a cru, nous avons essayé mais hélas !

En vous remerciant infiniment, je vous prie de transmettre mes meilleures salutations aux honorables conseillers nationaux auxquels j’adresse mes plus grands respects.


L’intéressé

  Rubrique: Politique  date: 01-Sep-2012 à 12:16:57  Partager:   :

 

 
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