
CONAKRY-Aboubacar Sylla de l'Union des forces du changement a déploré l'attaque contre l'intégrité physique des leaders de l'opposition et promet de continuer la lutte.Suite à la répression policière contre la marche de l'opposition, M. Sylla raconte...
Nous constatons avec beaucoup de tristesse et de regret le recul incroyable que connait actuellement la Guinée en terme de démocratie. Parce que c’est la première fois qu’on s’attaque à l’intégrité physique des leaders politiques. Je ne parle pas de la parenthèse du 28 Septembre 2009. A l’époque, on pouvait dire que e régime d’alors ne contrôlait pas toute la troupe mais aujourd’hui sous un régime qui se veut civil avec un président démocratiquement élu, nous sommes dépassés par ce qui est arrivé.
Pour parler de la marche d’aujourd’hui, nous nous sommes retrouvés à Dixinn au domicile d’Elhadj Cellou Dalein. C’est de là qu’ils ont commencé à nous lancer des gaz lacrymogènes dans la cour. Ils ont fermé l’accès pour nous empêcher de sortir. Finalement, nous avons pu forcer la situation. A Hamdallaye, des camions nous ont également barré la route pour scinder le cortège en deux ou trois groupes. C’est d’ailleurs à ce niveau qu’ils ont arrêté Mr Oumar Bah, le leader du PUL et membre de l’ADP. Il est aujourd’hui séquestré par les forces de l’ordre, alors que la manifestation n’avait pas commencé.
Moi, ils ont cassé les vitres de ma voiture. Les forces de l’ordre se sont comportées comme des vulgaires loubards envers nous. C’est du jamais vu. Ce sont eux qui jetaient les cailloux.
A notre arrivée au domicile du leader du PEDN, vous avez été témoins des faits. Nous allons voulu faire une sortie pour aller rejoindre nos militants et sympathisants pour prendre la tête de la marche que nous avons projetée mais dès que nous sommes sortis, nous avons été bloqués. On nous a arrosé une pluie de grenades lacrymogènes au point que nous étions obligés de rebrousser chemin. Ils nous ont pourchassé encore jusqu’au portail du leader du PEDN. Ils ont jeté des gaz lacrymogènes dans la cour.
C’est vraiment triste. Aujourd’hui, nous sommes cloitrés ici et séquestrés. Nous sommes assiégés par les forces de l’ordre, qui nous empêchent de sortir et de circuler. Il s’agit d’un grave recul de la démocratie, et c’est vraiment dommage pour la Guinée. Mais ceci ne nous intimidera pas et ne nous découragera pas. Au contraire, cela ne fera que nous réconforter davantage à intensifier le combat en faveur de l’instauration de la démocratie et du respect des droits de l’homme. Nous le continuerons plus fort encore demain qu’aujourd’hui. Personne ne peut nous en empêcher.
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  Rubrique: Politique  date: 28-Aug-2012 à 13:26:11  Partager:   :  |