[IMG1]L’Assemblée nationale de Guinée a exprimé mardi dans un communiqué rendu public à Conakry, son indignation suite à l’expulsion le 19 mars dernier du territoire national, de Chantal Cole, une Franco-guinéenne, pour des propos jugés « diffamatoires » à l’endroit du Premier ministre Lansana Kouyaté, et son Gouvernement.
L’Assemblée nationale proteste contre cette expulsion et rappelle que la Guinée est un « État de droit en construction », et qu’en tant que tel, « s’il y a eu diffamation sur la personne du Premier ministre, une plainte en bonne et due forme aurait dû être adressée au procureur laissant ainsi au tribunal le soin de dire le droit ».
Le communiqué signé du président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, souligne aussi qu’il « n’est nullement prévu ni dans le code pénal encore moins dans les textes fondamentaux de notion » d’offense au Premier ministre.
Ce qui fait que le gouvernement ne peut passer que par l’entremise d’une procédure de droit commun en diffamation devant les tribunaux, aucune procédure exceptionnelle n’est possible.
Madame Chantal Cole est « inexpulsable » car bénéficiant de la double nationalité, indique l’Assemblée nationale.
Qui ajoute qu’en l’état actuel des choses, l’expulsion correspondrait au « bannissement (…) Or le bannissement est une procédure de l’inquisition rejetée par tous les systèmes juridiques depuis des siècles ».
Le parlement guinéen déplore que dans un « contexte national aussi sensible, des pratiques d’un autre âge puissent avoir cours au niveau le plus officiel en Guinée ».
En conclusion, le communiqué appelle le gouvernement guinéen à prendre toutes les dispositions nécessaires pour corriger cette situation « de fait préjudiciable à l’image du pays, tout en tenant compte des impératifs de la paix sociale et des exigences de l’Etat de droit ».
Mme Chantal Cole, une proche du cercle présidentiel, avait donné une conférence de presse le 17 mars dernier à Conakry pour dénoncer la cherté de vie, tout en jetant la pierre au Gouvernement de Lansana Kouyaté, qu’elle aurait accusé de mener un train de vie dispendieux, aux frais du contribuable guinéen.
Un collectif d’avocats s’est également constitué pour la défense de Mme Cole.
Africaguinee.com
Source.APA |
  Rubrique: Politique  date: 25-Mar-2008 à 17:28:27  Partager:   :  |