[IMG1]L'affaire Chantal Cole continue de diviser la classe politique guinéenne.Après le désaveu du chef de l'Etat, c'est au tour de l'Assemblée nationale de protester contre l'expulsion la PDG d'"Alo-Guinée le 19 mars dernier accusée de diffamation contre le gouvernement de Lansana Kouyaté.Voici en exclusivité sur Africaguinee.com, une copie de la déclaration du Président de l'Assemblée nationale, El-hadj Aboubacar Somparé...
L'Assemblée nationale a appris l'interpellation le mardi 18 mars de Madame Chantal Cole PDG d'Alo Guinée et son expulsion du territoire national le mercredi 19 mars suite à son point de presse de l'avant veille au motif de diffamation sur la personne du Premier ministre.
L'Assemblée nationale proteste contre cette expulsion.
En effet, la Guinée est un État de droit que nous nous efforçons de consolider, dans cette perspective, s'il y a eu diffamation sur la personne du Premier ministre, une plainte en bonne et due forme aurait dû être adressée au procureur laissant ainsi au tribunal le soin de dire le droit. De plus, il n'est nullement prévu ni dans le code pénal encore moins dans les textes fondamentaux de notion 'd'offense au Premier ministre'. Ce qui fait que le gouvernement ne peut passer que par l'entremise d'une procédure de droit commun en diffamation devant les tribunaux, aucune procédure exceptionnelle n'est possible.
Quoi que l'on puisse reprocher à Madame Chantal Cole en tant que Guinéenne, même si elle bénéficie de la double nationalité, elle est de ce seul fait inexpulsable. En l'état actuel des choses, l'expulsion correspondrait au bannissement. Hors le bannissement est une procédure de l'inquisition rejetée par tous les systèmes juridiques depuis des siècles.
Par ailleurs, il semble inadmissible que dans un contexte national aussi sensible que des pratiques d'un autre âge puissent avoir cours au niveau le plus officiel dans notre pays. Nous sommes dans un pays de droit, ce qui signifie que l'Etat lui même est soumis au droit.
Il serait souhaitable que le gouvernement prenne toutes les dispositions nécessaires pour corriger cette situation de fait préjudiciable à l'image de notre pays, tout en tenant compte des impératifs de la paix sociale et des exigences de l'Etat de droit.
Pour le Bureau de l'Assemblée nationale.
Le président
El hadj Aboubacar Somparé
Amadou Diallo
Conakry-Guinée
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 24-Mar-2008 à 19:00:21  Partager:   :  |