
CONAKRY- Le 5 juin dernier, le ministre guinéen délégué à la défense, Me Abdoul Kabèlè Camara, et son homologue de la sécurité, le Général Mamadouba Toto Camara interdisaient les barrages routiers à l’intérieur de la capitale Conakry et dans toutes les villes de l’intérieur, exceptés ceux au niveau des frontières.
Seulement, il se trouve que cette décision est loin d’être appliquée sur le terrain, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.
Mardi soir, notre reporter a fait un tour au niveau de certains grands carrefours. Si par endroit on peut circuler librement, d’autres zones sont plus délicates, car il faut passer plusieurs minutes pour subir la fouille habituelle de ton véhicule.
C’est le cas par exemple des carrefours de Cosa et du centre émetteur dans la banlieue de Conakry, où des hommes en tenue continuent encore à racketter les citoyens.
«Tous les soirs, à partir de 23h30, ils (les hommes en uniforme, Ndlr) érigent des barrages et commencent la fouille des véhicules. Cela avait pourtant été interdit par les autorités. » a confié Ibrahima Diallo, commerçant au rond point de Kipé.
Interrogé par notre reporter, le commandant de l’unité qui était posté au carrefour de Cosa,( qui n’a d’ailleurs pas voulu décliné son identité), a déclaré que c’est pour traquer les bandits qu’ils ont érigé ce barrage.
Les autorités avaient pourtant interdit les barrages routiers à l’intérieur de la capitale, lui a-t-on rappelé. « Vous pensez que nous sommes là pour nous amuser ? On est là pour assurer la sécurité des citoyens » a répliqué le commandant.
Par ailleurs, malgré la multiplication de ces barrages à Conakry et à l’intérieur du pays, le taux de criminalité ne fait que croître avec des attaques à mains armées régulières contre des civils et leurs biens.
A suivre...
Ahmed Tounkara
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Société  date: 02-Aug-2012 à 04:09:55  Partager:   :  |