
CONAKRY-Les modalités d’organisation des élections législatives continuent toujours de diviser les acteurs politiques guinéens. La véritable pomme de discorde de cette division, tourne autour de la restructuration de la commission électorale nationale Indépendante(CENI).
Sur ce point, en effet le chef de file de l’opposition guinéenne ne transige pas. Pour Cellou Dalein Diallo, aujourd’hui, personne n’a confiance à la CENI, d’où la nécessité de sa recomposition. « Ni l’opposition, ni le pouvoir, ni les partenaires techniques et financiers n’ont confiance à cette institution».
A en croire les dires de l’opposant, aujourd’hui si on veut laisser en place cette institution, c’est parce qu’elle a une mission du gouvernement. « Nous avons insisté pour qu’on ait une CENI crédible à laquelle tout le monde a confiance. », ajoute le leader de l’Union des forces démocratiques de guinée(UFDG).
Il faut qu’on se débarrasse de tous les complexes et qu’on s’asseye avec humilité pour mettre en place une CENI crédible. Car dit-il : « elle a trop de responsabilité pour qu’on la confie à des gens inconscients, incompétents et de mauvaise foi. Sinon c’est le pays qui va à la dérive » a-t-il averti .
Rappelons que beaucoup de voix se sont levées ces derniers temps pour appeler à la recomposition de cette institution qui n’inspire plus confiance aux yeux de ces détracteurs, ce pour permettre d’aller aux élections dans un climat apaisé. Mais cet appel ne semble pas tomber dans bonnes oreilles.
Récemment, le président Alpha Condé a affirmé que la recomposition de la CENI réclamée par la CENI n’est pas une priorité, assurant qu’il y aura une révision de l’article 162 du code électoral pour limiter les pouvoirs du président de la CENI, dont le départ est réclamé par l’opposition.
Boubacar 1 Diallo
pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 20-Jul-2012 à 19:33:38  Partager:   :  |