
PARIS-Le vice-président de l'Union des forces démocratiques de guinée(UFDG),Bah Oury a dénoncé la décision du président Alpha Condé d'envoyer un groupe de 150 militaires à Dakar "sans concertation majeure" contre des "belligérants d'un autre type", a appris Africaguinee.com.
Si cette force doit renforcer la force en attente de la CEDEAO, Bah Oury estime que "(...)la Guinée sans avoir participé à aucune concertation majeure pour le règlement de la crise malienne, s'implique avec beaucoup de légèretés dans un des points les plus chauds du continent".
Dans la ligne de mire du vice-président de l'UFDG, le chef de l'Etat qu'il accuse de négligence face aux enjeux du conflit malien.
"La vie des militaires guinéens et les répercussions pour la sécurité nationale d'un tel engagement contre « des belligérants d'un autre type » n'ont pas pesé pour amener M. Alpha CONDE à s'interroger à priori sur les conséquences à court et moyen terme de sa décision", explique Bah Oury.
"il convient bien entendu d'apporter un soutien efficace pour une sortie de crise au Mali ,toutefois au préalable il est indispensable de définir à Bamako une commune identité politique susceptible de fédérer et d'engager le peuple malien pour des négociations et d'explorer s'il y a lieu d'autres pistes de sortie de crise qui n’exclurait pas une intervention militaire . Celle ci doit être acceptée, concertée, avec un mandat précis et une feuille de route claire . Le corps expéditionnaire de la Cédéao doit épauler l'armée nationale malienne et ne pas chercher à se substituer à celle-ci", a-t-il poursuivi.
Actuellement en exil à Paris, le vice-président de l'UFDG a exprimé ses"craintes " pour la vie de soldats guinéens et la sécurité nationale face aux menaces terroristes.Car, ajoute Bah Oury,
"l'attitude désinvolte du Chef de l’État guinéen face à la crise au Sahel est une aventure dangereuse pour la vie de nos soldats et aussi pour notre sécurité nationale".
Cette prise de position du vice-président de l'UFDG intervient après les menaces proférées par le chef d'un groupe islamiste à l'encontre des pays qui vont envoyer des troupes au Nord du Mali.
«Nous informons tout le monde que nous sommes prêts à affronter n'importe quelle armée. Nous prévenons d'avance que tous les Etats qui enverront des troupes auront droit à une riposte impitoyable», a déclaré Oumar Ould Hamaha à l'AFP.
«Nous avons des centaines de fedayin (combattants) pour des opérations martyrs qui n'attendent que l'ordre» de commettre des attentats suicide, a poursuivi le numéro deux d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un des groupes islamistes armés qui occupent totalement le Nord-Mali depuis fin mars.
Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 20-Jul-2012 à 12:54:56  Partager:   :  |