
GAO-Un infirmier-chef à l’hôpital de Gao parle d’une vingtaine d’enfants pris en charge actuellement dans le service de pédiatrie, amaigris.
Il y a ceux qui souffrent de « malnutrition sévère », explique-t-il, et ceux qui sont « en observation » après avoir failli mourir et à qui on administre un traitement nutritionnel spécial pour leur redonner un peu de force.
Absence de l’Etat
Il n’y a plus de représentants de l’Etat malien dans le nord du pays. Gao et sa région sont totalement coupés du sud et de la capitale, Bamako. Les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) font la loi. Ils risquent de tirer profit de la distribution des rares denrées qui arrivent.
« Le problème se situe au niveau de la distribution de l’aide. Les islamistes, maîtres de la région, sont incontournables. Le risque est qu’ils fassent de la distribution des vivres une arme redoutable » en la réservant à ceux qui les soutiennent, confie sous couvert de l’anonymat un comptable de la région.
La solidarité est nécessaire
Pour l’instant, les choses semblent encore maîtrisables. Il n’y a eu que trois décès liés à la malnutrition en deux mois. L’épidémie de choléra dans un village proche de Gao n’a fait que deux morts, fort heureusement.
Mais le pire est à craindre. « La situation humanitaire peut devenir encore plus difficile. Il est urgent que toutes les aides soient bien coordonnées », estime Djité Moulaye, président du comité de gestion de l’action humanitaire à Gao.
AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 20-Jul-2012 à 09:49:55  Partager:   :  |